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Par Chaque jour est une vie le 02/07/2014 à 16:48 Voir l'article

De gauche à droite: Majka Rafal (maillot blanc à pois de « meilleur grimpeur »), Thibaut Pinot (maillot blanc de « meilleur jeune »), Vincenzo Nibali (maillot jaune de « leader du classement général ») et Peter Sagan (maillot vert de « meilleur sprinteur ») de ce Tour de France 2014
Source: http://media.rtl.fr

Et voilà, le Tour de France 2014 a connu son épilogue dimanche dernier avec la suprématie incontestable de Vincenzo Nibali.

La 101ème édition de ce mythique tour cycliste, troisième évènement sportif le plus regardé dans le monde après le mondial de football et les JO d’été, en a encore mis plein la vue à tous ces millions de téléspectateurs qui ont suivi les 21 étapes de la compétition. S’il est clair que les records d’audience enregistrés durant une coupe du monde de football dépassent de très loin ceux que peuvent engendrer la Grande Boucle (second nom du Tour de France), il n’en demeure pas moins que cette dernière attire bien plus de spectateurs. Tenez! D’après les chiffres officiels de la FIFA, les 64 matchs du mondial 2010 ont été suivis en direct dans les stades par 3 170 856 personnes, soit une moyenne de 49 670 spectateurs par rencontre alors que le nombre de passionnés et curieux présents sur le bord des routes du tour 2010 avoisinaient les 15 000 000 de spectateurs pour les 21 étapes. En 2013, ils étaient près de 12 millions. Évidemment, le spectacle ici est entièrement gratuit: pas de stade, pas de billet d’entrée pour admirer les champions du vélo.

Lorsque je découvris le Tour de France en 2003, j’en fus aussitôt séduit. La raison en est simple: le vélo et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis mon enfance. Je devais avoir à peu près deux ans lorsque j’obtins mon premier vélo, un tricycle naturellement. Au fil des années, des vélos j’en aurai eu de plusieurs modèles et de couleurs variées: du noir au vert, en passant par du bleu, du rouge et même du multicolore. Un calcul rapide basé sur de mémorables souvenirs que je garde de mes nombreuses escapades et aventures à bicyclette m’affiche au compteur une dizaine de joujoux toutes catégories confondues: BMX, hybrides, VTT, … Comprenez donc qu’il est tout simplement impossible pour moi de ne pas ressentir des sensations particulières lorsqu’on me parle de vélo. Et lorsqu’il s’agit du Tour de France, le mythique Tour de France, je vous garantis que là c’est carrément une forte montée d’adrénaline et une métamorphose complète qui s’opèrent en moi.

Le Tour de France, c’est d’abord et avant tout une course à vélo longue de quelques milliers de kilomètres à laquelle participent plusieurs dizaines de coureurs professionnels répartis en une dizaine d’équipes. Le parcours est désormais réparti en 21 étapes faites de pleines, pavés, montagnes, de routes sinueuses et accidentées, à raison d’une étape par jour, soit trois belles semaines de régal et de suspens: 21 jours de courses et deux jours de repos (le 1er en début de deuxième semaine et le second au début de la troisième semaine). La compétition a lieu tous les ans au cours du mois de juillet. Cette année, ils étaient 198 coureurs (répartis en 22 équipes de 9 coureurs chacune) à prendre départ de Leeds en Angleterre le 05 juillet et seulement 164 d’entre eux ont pu franchir la ligne d’arrivée à Paris le 27 juillet, sur la splendide Avenue des Champs Elysées, après avoir parcouru les 3664 Kilomètres prévus pour cette édition. Mais le Tour, c’est bien plus qu’une affaire de vélo; c’est une véritable salade russe, tout un mélange savamment orchestré par Christian Prudhomme, l’actuel Directeur du Tour de France.

Si cette épreuve est à n’en point douter la plus prestigieuse compétition cycliste au monde, c’est qu’au delà des coureurs, il y a incontestablement bien d’autres choses qui fascinent et qui suscitent beaucoup de plaisir, d’émotion, de compassion, d’admiration et de respect. Les cris des spectateurs dressés par centaines au bord des routes tout au long du parcours de chaque étape, les paysages splendides que l’on découvre au fil des heures, la verdure qui s’étend à perte de vue, les champs rendant hommage aux coureurs et au tour à travers des sculptures et décorations conçues et réalisées par des agriculteurs plus que passionnés, des bâtiments et joyaux architecturaux vieux de plusieurs centaines d’années, certains datant même de l’époque du moyen âge … Et pour admirer tout ceci en direct et dans une ambiance super excitante et sans égal, des commentateurs chevronnés et rompus à la tâche: Thierry Adam dans le rôle de journaliste principal, accompagné de  Laurent Jalabert, prestigieux consultant émérite, Jean-Paul Ollivier (surnommé « Paulo la science », il a couvert son 40ème Tour de France, le dernier pour lui étant donné qu’il prend sa retraite à la fin de l’année 2014) le grand historien du Tour qui nous enseigne l’histoire des villes parcourues, celle des monuments, sites historiques et autres lieux restés gravés dans les annales de l’histoire. Et pour recueillir en live les impressions, points de vue et autres analyses des directeurs sportifs et des accompagnateurs (en voiture), mais aussi pour mieux informer les téléspectateurs sur le déroulement de la course et l’ambiance dans le peloton, il y a Nicolas Geay et Cédric Vasseur qui couvrent l’évènement depuis des motos sur lesquelles ils sont assis à l’arrière. Enfin, deux hélicoptères permettent de découvrir le Tour autrement en offrant un visuel sur le paysage et le patrimoine architectural des régions traversées; c’est en quelque sorte le Tour « vu d’en haut ».

Des moments forts, il y en a eu tout au long de ces trois semaines de course.  Et c’est Mark Cavendish qui ouvrit le bal par sa fracassante chute lors du sprint final de la 1ère étape. Obsédé à l’idée de décrocher une victoire à domicile, il prit d’énormes risques qui se soldèrent malheureusement par un abandon pur et simple. Il ne se présenta pas sur la ligne de départ le lendemain matin. La 5ème étape fut très certainement la plus spectaculaire, puisque marquée par des conditions climatiques particulièrement difficiles avec 13 Km de secteurs pavés au programme; sacrée galère oui :-P ! C’est au cours de cette rude étape que le principal favori de cette édition, vainqueur de l’édition 2013, le Britannique Chris Froome, fut contraint à l’abandon au Km 83 après deux chûtes et une blessure au bras droit. C’est également durant cette étape que Nibali creusa davantage, si ce n’est définitivement, l’écart entre lui et tous ses principaux rivaux dont Alberto Contador. Justement, Contador, deuxième grand favori de ce Tour, fut à son tour contraint à l’abandon après sa terrible chute qui se solda par une fracture du tibia, c’était lors de la 10ème étape, entre Mulhouse et La Planche des Belles Filles. Cette belle victoire en solitaire de Blel Kadri lors de la 8ème étape fut également un moment fantastique.

Assez écrit! Je m’en arrête là. Pour ceux qui veulent en savoir davantage, Google est mon ami dit-on; il vous dira tout.