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Par Bonjour Cotonou le 27/10/2014 à 09:00 Voir l'article

RÉPUBLIQUE DU DAHOMEY

 GOUVERNEMENT MILITAIRE RÉVOLUTIONNAIRE

  DISCOURS PROGRAMME

Cotonou, le 30 Novembre 1972

La caractéristique fondamentale et la source première de l’arriération de notre pays est la domination étrangère. L’histoire de cette domination est celle de l’oppression politique, de l’exploitation économique, de l’aliénation culturelle, de l’épanouissement de contradictions inter-régionales et inter-tribales. Mais c’est aussi l’histoire de la longue lutte du peuple militant de notre pays qui, le 26 octobre 1972, marque une rupture radicale avec le passé et amorce une politique nouvelle d’indépendance nationale dont la base et la finalité restent ses intérêts et sa personnalité.

En effet, le peuple dahoméen est un peuple fier, épris de justice, riche des ressources de son pays et de son esprit, capable de sacrifice et d’héroïsme, impatient de prendre en mais et d’assumer son destin.

C’est  pourquoi, la seule voie qui s’offre à nous aujourd’hui est celle d’une politique nouvelle d’indépendance nationale. Mon propos, aujourd’hui, est donc de vous faire part du programme d’action que mon gouvernement entend suivre pour le redressement économique, social et culturel de la Nation. Il faut préciser que, quelle que soit l’ampleur de mon exposé, il ne saurait entrer  dans le détail des choses. Il s’agira essentiellement des grandes orientations de l’action que le Gouvernement Militaire Révolutionnaire envisage de mener dans les domaines économique, politique, social et culturel. Vous avez eu et vous aurez l’occasion de discuter et de donner votre avis sur les tâches concrètes qui résulteront de ce programme.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Il s’agira de liquider définitivement l’ancienne politique à travers les hommes, les structures et l’idéologie qui la portent.

  • Comptons d’abord sur nos propres forces, sur nos propres ressources, sur l’initiative créatrices des larges masses dans notre lutte pour nous libérer de la domination étrangère, pour développer notre économie et pour donner à notre peuple la dignité et la personnalité d’un peuple libre ;
  • Réorganiser toute la structure économique, culturelle et sociale de notre pays dans le sens d’une libération de la domination étrangère, d’une éradication de la corruption, de la concussion et du népotisme, et d’une plus grande efficacité ;
  • Développer nos relations extérieures avec tous les pays sans discrimination sur la base du respect de la souveraineté nationale, de l’égalité et de l’avantage réciproque ;
  • Affermir l’autorité de l’Etat.

Ce simple énoncé montre l’immensité et la complexité de la tâche qui incombe au Gouvernement Militaire Révolutionnaire. Il indique aussi que, pour y faire face, il faudra agir simultanément dans tous les domaines.

  1. Le monde rural

Le monde rural regroupe la plus grande proportion de la population dahoméenne. Il contribue pour la plus large part à la création de richesses nationales. Par contre il participe très modestement à la redistribution de ces richesses. Le principe directeur, qui guidera le gouvernement dans son action, sera d’exploiter au mieux les vocations naturelles du pays, tant du point de vue des cultures industrielles que de celui des cultures vivrières, de l’élevage et de la pêche.

          a –  Agriculture

Une politique de garantie et d’amélioration du prix au producteur constitue la première condition et le moyen d’incitation le plus efficace dans l’immédiat à l’augmentation de la production agricole.

Dans ces conditions le Gouvernement Militaire Révolutionnaire préconise :

  • La transformation en un organisme autonome doté de moyens puissants de l’actuel fonds de soutien des produits agricoles.
  • Le rejet de la politique actuelle de détournement des ressources de ce Fonds au profit aussi bien des sociétés privées que de l’Etat.
  • L’extension progressive des activités de ce Fonds au bénéfice des produits de notre agriculture, qu’il s’agisse des produits industriels d’exportation ou des produits vivriers destinés à l’alimentation de nos populations.
  • La prise en charge par l’Etat du conditionnement et de la commercialisation de nos produits d’exportation, notamment le coton et le tabac.
  • A moyen et à long terme, l’augmentation de notre production agricole et la consolidation de notre indépendance supposent  un changement qualitatif de nos moyens de production, une reforme de nos structures agraires, l’abolition de la monoculture, la valorisation sur place des produits de notre agriculture.

b –   Elevage

Faute d’une option claire, la politique dans le domaine de l’élevage, des divers gouvernements qui se sont succédés jusqu’à ce jour, s’est caractérisée par des actions dispersées, aussi vaines que paralysantes. C’est ce qui explique la croissance lente du cheptel dahoméen.

Aussi, l’action du Gouvernement Militaire Révolutionnaire dans ce secteur sera-t-elle guidée par le principe d’utilisation optimum des vocations naturelles des diverses régions du pays. Des études sur des zones de création de ranch ont été réalisées depuis longtemps et dorment dans des tiroirs. Il faudra les en retirer et les mettre en œuvre.

Une action particulière devra être menée au profit des petits éleveurs. Elle consistera en :

  • La réfection et l’amélioration de l’infrastructure hydraulique pastorale existante et éventuellement la création de nouveaux puits sur les parcours des troupeaux ;
  • L’organisation et la réglementation des marchés de bétail et de la viande ;
  • La mise en œuvre d’une médecine vétérinaire préventive dotée de moyens suffisants ;
  • La vulgarisation systématique au niveau des paysans et des éleveurs des résultats obtenus dans les fermes expérimentales ;
  • La modernisation des abattoirs et la transformation des produits de notre élevage.

c –  Pêche

Une politique conséquente de la pêche devra comporter :

  • L’interdiction des techniques de pêche qui dépeuplent nos fleuves et nos lagunes ;
  • La création d’une société nationale d’armement à la pêche, la réglementation et la contrôle rigoureux de la pêche le long de nos côtes ;
  • La réorganisation de notre brigade fluviale et maritime dotée de moyens puissants, de cadres qualifiés en vue de faire respecter la souveraineté de notre pays sur nos eaux territoriales ;
  • La mise en place d’un système de crédits publics à long terme permettant le renouvellement de la flottille, et le développement des produits de la pêche.

2-    Industrie, commerce et finances

En ce qui concerne les entreprises industrielles et commerciales et les institutions financières, l’objectif doit être la prise en charge progressive par l’Etat du contrôle des secteurs vitaux de notre économique qui conditionnent le développement et l’indépendance de notre pays et la mise en valeur rapide de nos ressources. Cela implique :

          a -  Domaine industriel

  • L’obligation, pour toutes les sociétés étrangères qui opèrent dans notre pays, de domicilier leur siège social au Dahomey et d’y tenir leur comptabilité ;
  • La révision de notre Code des Investissements dans un sens plus favorable aux intérêts du peuple dahoméen ;
  • La création d’une société nationale de construction de bâtiments ;
  •  La dotation et l’équipement en moyens suffisants de l’actuel service des études du département des Travaux publics ;
  • La mise en valeur et l’exploitation de nos ressources minières telles que le pétrole, le calcaire, le marbre, etc… et des ressources de notre sous-sol ;
  • La mise  en valeur de nos ressources hydro-électriques au profit de notre industrie et nos populations ;
  • La création d’un véritable complexe textile ;
  • La création d’une industrie de produits pharmaceutiques ;
  • La création d’une manufacture de tabac et d’arachide ;
  • La création d’une régie nationale des alcools.

b –   Domaine commercial, touristique et artisanal

Le secteur commercial est aujourd’hui caractérisé par une certaine inorganisation et un manque de réglementation. Il résulte de cette situation une spéculation effrénée au dépend du consommateur. Il importe alors d’y remédier grâce à une série d’actions dont les objectifs viseront à :

  • L’attribution à l’Etat du monopole de l’exportation de tous nos produits et de l’importation de certains produits de grande consommation ;
  • La création d’une société nationale de transit :
  • La création d’une société nationale d’assurances et de réassurances ;
  • La règlementation stricte du commerce local tendant à une division claire des tâches entre les grandes entreprises d’import-export et les groupements de commerçants nationaux ainsi qu’à une meilleure protection de ces derniers ;
  • La réorganisation des circuits commerciaux intérieurs dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs ;
  • La diversification de nos sources extérieures d’approvisionnement et de nos partenaires commerciaux ;
  • Le développement du réseau ferroviaire national, son prolongement jusqu’à nos frontières ;
  • Le développement et la modernisation de notre réseau routier ;
  • La prise en considération de l’examen, en fonction des seuls intérêts du peuple dahoméen, des demandes de toutes les compagnies aériennes qui souhaiteraient s’installer sur notre sol ;
  • Le désarmement douanier sélectif qui tienne compte de notre situation économique ;
  • Le développement de l’artisanat su service du tourisme constitue l’une des préoccupations du Gouvernement Militaire Révolutionnaire.

3-    Assainissement financier

L’assainissement des finances publiques poursuit trois objectifs :

  • Imposer le respect du bien public et restaurer le prestige moral qui devrait être attaché à l’exercice de fonctions dirigeantes au sein de la société ;
  • Permettre à l’Etat d’augmenter ses revenus ;
  • Permettre à l’Etat de réaliser des économies substantielles grâce à une organisation plus rationnelle de ses services et à l’adoption d’un train de vie compatible avec notre situation  de petit pays aux ressources limitées.

Ces objectifs ne peuvent être atteints qu’aux conditions suivantes :

  • Le contrôle systématique de la gestion des affaires de l’Etat dans les domaines financiers, économiques, fiscaux, administratifs, grâce à l’épuration et au renforcement en personnel et en matériel de l’inspection générale des Finances, de l’Inspection générale des Affaires administratives, du Service du contrôle des Prix, de la Direction des Impôts et grâce à l’institution  d’une police économique ;
  • La récupération des manques à gagner de l’Etat. Par conséquent, contraindre les sociétés qui ne l’ont pas encore fait, à verser à l’Etat les 25% prélevés sur les salaires des travailleurs au titre de l’impôt de solidarité nationale ; contraindre les sociétés privées à payer dans les meilleurs délais tous les arrières d’impôts qu’elles doivent à l’Etat.
  • L’élaboration d’un nouveau Code des Impôts ;
  • La suppression des mesures arbitraires de dégrèvements des impôts ;
  • La réduction de toutes les indemnités attachées aux fonctions de l’Etat ;
  • La résiliations de tous les baux administratifs, l’harmonisation des indemnités de logement aux ayant droit et le construction de bâtiments administratifs et d’immeubles d’habitation à loyer modéré (HLM) ;
  • La mise en place au niveau de chaque département d’un système rigoureux de contrôle de gestion ;
  • Le contrôle plus sévère et plus fréquent de la gestion des sociétés d’Etat.

4-    Education et formation des cadres

Jusqu’ici l’enseignement, l’éducation et la culture ont été au service de la domination et de l’exploitation étrangère. Ici également s’impose une politique nouvelle d’indépendance nationale qui rompt avec le carcan d’étouffement de nos valeurs nationales que constitue l’école traditionnelle. Dans cette optique, il est impérieux d’installer un système d’éducation démocratique et patriotique qui permette l’enseignement d’une science et d’une technique moderne au service des intérêts du peuple. Pour cela, il faudra :

  • Élaborer une réforme authentique de l’enseignement conforme aux exigences de la nouvelle politique. Cette réforme aura à mettre en place des structures, un enseignement d’orientation et de contenu conformes aux nécessités d’un développement économique et national indépendant ;
  • Revaloriser nos langues nationales ;
  • Réhabiliter notre culture en l’adaptant aux besoins de nos masses laborieuses ;
  • Ouvrir notre université à toutes les formes du savoir et tous à tous les courants contemporains de la pensée scientifique. Elle doit avoir une vocation africaine en même temps qu’universelle et réserver une place privilégiée au brassage des expériences accumulées  par les universités sœurs.

L’Etat doit exercer un contrôle rigoureux sur les écoles privées aussi bien confessionnelles que laïques. Pour l’enseignement catholique en particulier, l’Etat doit permettre une solution satisfaisante des problèmes ardus posés aux enseignants.

Il faudra assurer le développement de la culture populaire en organisant dans les langues nationales, l’alphabétisation des masses, facteur essentiel de notre développement.

Il est nécessaire de créer un Institut de linguistique, chargé de mettre au point les moyens de lever les obstacles à l’utilisation des langues nationales comme véhicule du savoir.

Un autre groupe qui doit bénéficier de l’attention du Gouvernement Militaire Révolutionnaire est celui constitué par les jeunes.

Notre conviction est que les jeunes peuvent jouer un rôle capital dans la transformation de la société de par leur nombre, leur disponibilité pour faire face aux mutations, leur impatience pour exiger des changements nécessaires.

C’est pourquoi, par une série d’actions, mon gouvernement :

  • Favorisera l’exercice réel des responsabilités par les jeunes en recourant au dialogue, à la confrontation et à la        consultation ;
  • Cherchera à compenser dans tous les secteurs de la vie sociale les handicaps qui pèsent plus particulièrement sur les jeunes ;
  • Luttera par l’éducation contre la délinquance juvénile.

Une politique adéquate des spectacles, sports et loisirs favorise la santé mentale et physique du peuple travailleur.

Il faut en conséquence :

  • Créer un Conseil national des loisirs et spectacles qui fasse une plus grande place aux initiatives populaires en matière de spectacles ;
  • Revaloriser le sport en encourageant les sportifs, en leur assurant les moyens d’existence ;
  • Installer l’infrastructure et l’équipement sportif appropriés et offrir un encadrement qualifié.

5-    Santé et affaire sociales

La nouvelle politique du Gouvernement dans le domaine de la santé doit porter essentiellement sur les masses populaires. C’est pourquoi, il est urgent de :

  • Doter notre pays d’une infrastructure sanitaire adéquate : équipements et locaux ; centres médicaux notamment dans les zones rurales ;
  • Accorder la primauté à la médecine préventive sur la médecine curative ;
  • Associer médecine moderne et médecine traditionnelle pour le bien-être de nos masses et pour le progrès de la pratique médicale au Dahomey en reconnaissant l’importance de notre pharmacopée ;
  • Instituer un conseil national de la santé, regroupant essentiellement les véritables praticiens en contact avec les masses de nos villes et de nos campagnes, chargé d’inspirer et de guider la politique de l’Etat en matière de santé publique ;
  • Exploiter nos sources thermales et minérales, véritables richesses industrielles et thérapeutiques.

6-    Administration

Crises politiques successives, favoritisme dans le recrutement, incompétences et manque de conscience professionnelle des agents publics ont eu pour conséquences de l’administration nationale. Il s’en est suivi un manque d’autorité et d’une inefficacité de l’appareil de l’Etat.

Sur le plan organisationnel, le système reste de type napoléonien, vestige de la période coloniale. La centralisation des structures qu’implique un tel système étouffe les initiatives et l’esprit de responsabilité. Elle éloigne le pouvoir des citoyens.

Les fréquences interventions de l’exécutif au niveau des juges ont fini par faire de la Justice un simple service public à la dévotion du Gouvernement. L’indépendance des juges maintes fois affirmées relevées plutôt du domaine des idées.

Dans ces  conditions, l’ancien du Gouvernement Militaire Révolutionnaire doit viser à :

  • Restaurer et affermir l’autorité de l’Etat ;
  • Améliorer l’efficacité de l’administration en la débarrassant des procédures tracassières et stérilisantes ;
  • Rapprocher, par la décentralisation le pouvoir du citoyen ;
  • Garantir l’indépendance de la Justice.

Dans la nouvelle optique de l’administration du territoire, le Gouvernement Militaire Révolutionnaire entend donner à chaque ministre, à chaque  chef responsable de cellule administrative, les plus larges pouvoirs sur les moyens qu’il lui faut. Il va de soi que l’usage qu’il fera des moyens ainsi mis à sa disposition. La mission désormais confiée aux différents responsables étant surtout économique, il sera aisé d’apprécier le bien –fondé de l’utilisation des moyens en fonction des résultats obtenus.

Le contexte révolutionnaire implique la célérité dans l’action. Il sera donc entrepris une réforme générale des procédures qui, tout en permettant de s’entourer des garanties nécessaires, permette de prendre les décisions qui s’imposent dans des délais les plus courts.

Sur le plan de la politique intérieure notre objectif fondamental est de développer les libertés individuelles et collectives et de garantir leur exercice effectif. Il faut reconnaître et garantir l’exercice du doit d’expression, d’information, de réunion. Toutefois, ces libertés devront s’exercer dans le cadre d’une réglementation fixée par les autorités.

Notre souci majeur est donc de restaurer le jeu normal de la démocratie jusqu’ici bloqué par le gouvernement défunt. Mais démocratie ne signifie pas anarchie. Aussi, la mise en cause de l’autorité de l’Etat ne sera-t-elle jamais tolérée. Il faut que l’on se le tienne pou dit une fois pour toutes.

7-    Politique extérieure

Les rapports de Dahomey avec les pays étrangers doivent reposer sur les principes de non – alignement, d’égalité, de respect mutuel de la souveraineté, des avantages réciproques et de la dignité nationale.

Ainsi les accords de coopération économique, culturelle et de la défense qui nous lient avec certains pays amis doivent être révisés ; une commission nationale de la révision de ces accords sera créée.

Le Dahomey entreprendra des rapports de coopération économique et culturelle avec tous les pays africains dans le respect de la souveraineté nationale. Cette politique d’indépendance se traduira par la réévaluation des avantages et inconvénients de notre participation aux ensembles tels que le Conseil de l’Entente, l’OCAM, AIR AFRIQUE, B.C.E.A.O etc et la prise  des décisions qui se révéleraient nécessaires compte tenu de l’intérêt bien compris de la nation.

Par ailleurs, le Dahomey apportera son soutien actif dans l’OUA et dans l’ONU aux peuples en lutte pour leur libération notamment les peuples de la Guinée – Bissao, de l’Angola, du Mozambique, de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe, de la Namibie, du Vietnam etc.

Voilà Excellence, mesdames, Messieurs, les grandes lignes de l’action de mon gouvernement à court, moyen et long termes. Comme vous avez pu le constater tout au long de mon exposé, la tâche qui nous incombe est immense et complexe ; mais elle est exaltante aussi.

L’enjeu c’est le Dahomey. Il s’agit de réaliser dans notre pays une société où il fait bon vivre parce que chacun y pourra disposer du minimum nécessaire pour une vie décente. Une société où seraient atténuées les inégalités de revenus en attendant de pouvoir s’attaquer aux inégalités de fortune.

Pour mener à bonne fin cette noble tâche nul ne sera de trop. Le Gouvernement Militaire Révolutionnaire quant à lui est décidé à ne pas ménager ses efforts pour la réalisation des objectifs qu’il s’est fixés. Il ne faillira pas à sa Mission historique.

La révolution ne doit pas échouer. Et elle n’échouera pas.

Alors,

Vive la révolution !