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Par Chaque jour est une vie le 20/11/2014 à 23:43 Voir l'article

Comme annoncé quelques semaines plus tôt, la deuxième édition de la fête du logiciel libre, en anglais, Software Freedom Day (#SFD), s’est effectivement tenue le samedi 20 septembre 2014 à la salle VIP de la CCIB à Cotonou. J’y étais aussi! Et la première remarque décevante que je fis est que ce sont les mêmes visages que l’on retrouve toujours à ce genre de rencontres. La faute incomberait-elle aux organisateurs qui ne communiquent pas assez, bien au delà du cercle des personnes prêtes à sacrifier de leur week-end pour une activité associative dans le secteur des TIC à Cotonou? Ou alors serait-ce la faute à la communauté qui ne s’implique pas davantage dans ce type d’événements? Ou peut-être même que cette communauté ne mesure pas l’importance de son implication dans le fonctionnement des TIC au Bénin? J’essayerai une tentative de réponse dans un futur billet.

Prévue pour commencer à 08h 00, le Software Freedom Day version Bénin  a effectivement été mis sur orbite à 10 heures par l’allocution de Pierre DANDJINOU qui, d’entrée de jeu, posa à l’ensemble de la quarantaine de participants deux questions essentielles :

  1. qu’est-ce qui nous pousse à aller vers le libre?
  2. pourquoi sacrifier son samedi pour venir parler de libre?

Ces deux questions sont assez profondes et visent en réalité à mesurer le degré de motivation des participants à cette journée de célébration du logiciel libre.

En effet, le SFD est une fête célébrée à l’échelle mondiale pour rendre hommage aux Logiciels Libres et Ouverts (Open Source) et éduquer le public sur les avantages de leur utilisation dans l’éducation, l’administration publique, en entreprise, à la maison ou dans le business. Elle se tient le troisième samedi du mois de septembre de chaque année. L’organisation à but non lucratif Digital Freedom International  (aka SFI) coordonne la préparation de cette fête au plan mondial. Pour en savoir davantage sur le SFD, vous pouvez cliquer ici. Pour ceux qui n’éprouvent pas un certain désamour pour la langue de Shakespear et qui désirent connaitre la genèse de cette fête comémorative du libre, vous serez servis ici.

Au cours de cette matinée de célébration, les participants ont eu droit à cinq communications à savoir:

  1. « Le libre, définition, avantages et usages » présenté par THON GBENOU Nicholas ;
  2. « La sécurité avec les logiciels libres » présenté par Jacques HOUNGBO ;
  3. « Business model des Sociétés de Services de logiciels Libres et Open source »  par Kossi AMESSINOU ;
  4. « Raisons du retard dans le déploiement d’IPv6 en Afrique », Alfred AROUNA ;
  5. « Modèle de fonctionnement d’ICANN » présenté par Yaovi ATOHOUN.

Ces présentations ont par la suite suscité beaucoup de questions pertinentes qui ont, dans la plupart des cas, débouché sur des débats de fond, preuve que la thématique du « libre » est d’une importance élevée, surtout dans un pays comme le nôtre. Des remarques pertinentes, il y en a également eu de la part de quelques intervenants. C’est le cas par exemple de Franck KOUYAMI  dont le parcours dans l’univers du libre est tout aussi impressionnant que le physique et le style oratoire de cet homme.

L’après-midi, j’ai été essentiellement marqué par la présentation de nos amis du fablab Lomé qui ont conçu la première imprimante 3D africaine baptisée Wafat; preuve, s’il en fallait une, qu’avec le libre, on peut réaliser des choses inimaginables. Les présentations sont disponibles ici et quelques photos sont déposées .

« Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées ». George Bernard Shaw

« Une technologie propriétaire est un gaspillage financier. Beaucoup d’institutions se sont retrouvées enfermées des dizaines d’années dans des technologies propriétaires par inattention. Dépassé un certain stade, ce choix originel devient tellement enraciné que les alternatives sont systématiquement ignorées, quels que soient leurs bénéfices potentiels. C’est un gaspillage de l’argent public que beaucoup d’organismes publics ne peuvent plus se permettre ». Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la société numérique, discours à l’Openforum Europe, 10 juin 2010.