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Par BeninWeb le 22/01/2015 à 10:13 Voir l'article

Le lundi 12 janvier dernier, le poste de péage de Savè a été le théâtre d’une scène digne d’un film de Jackie Chan, où le ministre tamtameur, l’auteur des inepties ‘’ Yayi Boni a changé, nous sommes dedans, s’il change encore nous serons dedans ‘’ a incité son garde du corps à tabasser copieusement les agents exerçant à ce poste.

Le ministre ne voulait pas payer les frais de péage…

Conformément au cahier de charge sur la base duquel les agents fonctionnent, les véhicules exonérés des frais de péage sont ceux des cortèges présidentiel et ministériel, les véhicules des ministres de l’intérieur et de la défense, ceux de la police et de la gendarmerie, des présidents d’institutions. Sont également exonérés, les véhicules officiels dont les usagers détiennent des ordres de mission. Le bon sens voudrait donc que, le percepteur des lieux, vérifie l’ordre de mission avant de laisser passer un véhicule officiel qui n’est pas dans un cortège ou qui est sans éclaireur.
Il sonnait 11 heures ce lundi, quand un véhicule officiel fit son irruption au péage. L’agent percepteur, loin d’imaginer que c’est le ministre buveur de ‘’ tchoukoutou ‘’ qui s’y trouve, s’approcha et salua très respectueusement le chauffeur et lui demanda s’il peut lui présenter son ordre de mission.

A peine, a-t-il achevé sa phrase, que le garde du corps, tel un fauve en furie, bondit du véhicule et alla briser la barrière d’un coup. Fier de son acte, le cœur content, la poitrine bombée, il fit un mouvement rotatif avec son bras, pour faire comprendre au chauffeur qu’il peut passer. Il a regagna ensuite le véhicule.

La scène digne des longs métrages hollywoodiens à grand spectacle..

Geoffroy OGOU, le responsable du poste de péage, a suivi la scène sans piper mot. La première idée qui lui vint fut d’informer sa hiérarchie. Il saisit son téléphone, entama la procédure de déverrouillage quand il sentit une présence humaine dans son dos. Le temps de tourner sa tête, son cou se retrouva dans les paumes du garde du corps zélé.

– Remets-moi le téléphone ! ordonna-t-il.

– Monsieur, je ne vous remets pas mon portable, quel problème ai-je avec vous ? répliqua le sieur Geoffroy.

Le bodyguard sorti alors son pistolet.

– Si tu ne me remets pas tout de suite le portable, je vais t’arroser.
– Arrosez-moi alors, car je ne sais pas pourquoi je dois vous remettre mon portable.
Gbouan !!! L’homme en uniforme, tel Jackie Chan en colère, lui servit un coup de point en pleine figure, un autre sur les lèvres, le botta, lui arrangea la physionomie en une fraction de secondes. Geoffroy n’a eu la vie sauve qu’en prenant ses jambes à son cou. Il se réfugia dans son bureau qu’il prit le soin de fermer à clé. Ceci ne ralentit pas les ardeurs du garde du corps qui exécutait les ordres du ministre. Il défonça la porte du bureau, fit sortir tout ceux qui y étaient, les cogna sérieusement. Ensuite, il passa de cabine en cabine pour bastonner les agents qui s’y trouvaient.
Il fonça sur l’argent percepteur, le plaça contre un titan garé dans les parages, et lui offrit des coups de tête. A un moment donné, sa victime esquiva et il cogna sévèrement sa tête contre le gros porteur. Il eut mal, très mal. Il hurla de douleur.
Ayant aperçu son protecteur en difficulté, le ministre ordonna au chauffeur d’aller à sa rescousse en prenant sur lui l’AKM de l’agent. Les deux allèrent briser les portes du bâtiment administratif, puis pointèrent les armes sur le chef poste qui n’a pas voulu remettre son téléphone.

Il fut copieusement bastonné. Le ministre ordonna qu’on l’embarque. Fort heureusement, le ministre de la défense, de retour d’une mission, a pu calmer les uns et les autres.

C’est malheureux, que dans un petit pays comme le nôtre, des ministres se comportent comme des badauds.

Regardez les photos pour avoir une idée du bilan..
Source: Internet et faits recueillis après appel téléphonique