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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 24/03/2015 à 16:47 Voir l'article

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Le footbal, un rêve, une passion pour les jeunes béninois

Ils sont sont nombreux ces jeunes au Bénin, sur l’ensemble du territoire national qui, chaque week end, se pointent devant leurs postes teléviseurs ou se rendent dans les salles de football pour regarder les championnats européens ( France, Italie, Espagne, Angleterre et Allemagne). Ils sont très heureux de voir les dribles de Messie et les talents de Christiano pour les commenter avec passion dans un débat parfois très houleux. Ils sont prêts à commenter les choix tactiques d’un entraîneur ou contester les décisions des arbitres surtout lorsqu’il s’agit des classico (Réal et Barça). Dans ces débats, vous n’entendrez jamais prononcer le nom de l’équipe nationale. Ils ont oublié qu’il y a chez eux, une fédération de football, une équipe nationale car c’est de la désolation, de l’humiliation et de la honte chaque fois que les écureuils sortent pour jouer.

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Equipe de football sénior du Bénin

Ils sont ces milliers de jeunes béninois qui rêvent de devenir le Drogba ou l’Etoo béninois. Chaque week end, ils sont très heureux de se retrouver autour du foot dans chaque ruelle. Ils s’éfforcent pour rester dans les clubs qui n’ont souvent pas les moyens pour subvenir à leurs besoins. Mais ils y restent en espérant un jour décrocher un contrat qui pouvait leur permettre d’atteindre leur rêve. Mais hélàs !!!!!. La tête du football béninois constitue un handicap pour le rêve de ces jeunes là.

Le football béninois, source de conflit autour des interêts

En effet, depuis de plus de cinq ans, le football béninois est en agonie. Des guerres de personnes n’ont pas permis de définir notre politique en matière de football. Nous n’avons pas une direction technique nationale. Ce qui interesse les dirigeants du football béninois, ce sont leurs interêts. Croyant que les différentes sanctions infligées au bénin par la confédération africaine de football pour faute de trichérie et consorts pourraient permettre aux acteurs du football beninois de s’asseoir pour réfrichir sur le devenir du football mais hélas c’est encore de la division qui règne dans cette famille du football.

Aujourd’hui, nous sommes en présence de plusieurs camps qui s’affrontent pour contrôler la marmite. Le camp des démissionnaires du 20 décembre 2010 à sa tête ATTOLOU. Pour devoir de mémoire, il faut rappeler que le 20 décembre 2010, douze (12) des quinze (15) membres de la fédération béninoise de football ont demisionné. Les trois membres non démissionnaires ont coopté douze autres memebres pour remplacer les démissionnaires sans une nouvelle élection. La légitimité de cette nouvelle équipe est remise en cause par les démissionnaires. C’est partir pour des mois de procès et d’arbitrage de la part de la CAF, de la FIFA et du Tribunal arbitral du Sport (TAS). Ce camp n’ a pu gagné cette bataille. Il est toujours à la touche jusqu’aujourd’hui.

Il y a aussi le camp de ceux qui ont perdu les élections passées c’est à dire le camp des Didavi. Pire encore au sein de l’équipe dirigeante actuelle du football, il y a une division qui ne dit pas son nom. Le ministre du sport s’invite dans la danse. Au cours de la cérémonie de clôture du tournoi d’évaluation des classes-écoles de volleyball à Parakou, il a déclaré qu’ « aujourd’hui notre football est gangrené par la corruption, l’affairisme, les passes droits  et les  trafics d’influence». Les points de presse des uns et des autres s’enchaînent avec de la passion. Pendant ce temps les jeunes sont laissés à leur triste sort.

Le football béninois, un championnat de la rue

Pour finir, on me dira que la fédération organise actuellement un championat de première division mais ce que j’ai vu à la  télévision nationale le dimanche dernier est tout sauf une première division. C’est ce qui fait que les clubs béninois n’arrivent pas affronter les homologues africains. Le résultat est là, triste et amer. La preuve, les clubs AS Police et les Buffles de Borgou sont éliminés au retour des préliminaires des compétitions de la Caf. Je crois que c’est le temps de remettre les pendules à zéro et de repenser au développement de notre football.

Credit photo: http://www.febefoot.net/