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Par Site officiel du gouvernement du Bénin le 06/05/2015 à 11:17 Voir l'article

Le Président Boni Yayi s'est rendu ce 1er mai sur le site des turbines à gaz de Maria Gléta. Il s'agissait pour lui de toucher du doigt les travaux en cours en vue de l'opérationnalisation effective des 80 Mégawatts disponibles sur ce site.

Ouf! Enfin le bout du tunnel à la centrale électrique de Maria Gléta! Ce chantier, lancé depuis 2008, a connu une évolution en dents de scie. Face au délestage chronique que connaît le Bénin depuis peu, le gouvernement a dû sommer l'entrepreneur afin qu'il mette les bouchées doubles pour une exploitation optimale de l'infrastructure. La visite du Chef de l'Etat ce 1er mai vise à s'assurer que les essais nécessaires sont effectivement menés  pour faire fonctionner la centrale au gaz naturel. Le constat sur le terrain plaide à l'optimisme. "Nous avons déjà testé six unités avec des résultats satisfaisants. Nous sommes en train de tester la 7è. La dernière unité sera aussi testée avant la fin de la journée", rassure Victor Gbénou, coordonnateur de Cai au Bénin qui souligne que la centrale peut désormais tourner à plein temps, tant au gaz naturel qu'au Jet A1. L'exploitation au gaz naturel, faut-il le souligner, est moins coûteuse avec 160F le kilowatt contre 260 pour le Jet A1. Mais dans la hiérarchie des prix, ce sont les livraisons en provenance du Nigeria et du Ghana qui sont les moins coûteuses, avec respectivement 34F et 50F le kilowatt.

Selon Barthélémy Kassa, ministre en charge de l'énergie, le gouvernement a déjà signé deux contrats avec deux sociétés différentes pour l'approvisionnement suffisant de la centrale au gaz naturel. La mise en exploitation de cette centrale, explique-t-il, devrait permettre au Bénin de disposer d'une capacité totale de 370 Mw, qui intègre les 200 Mw fournis par le Nigeria, les 70 à 90 Mw en provenance du Ghana, les 20 Mw de la Banque ouest africaine de développement (Boad) gérés par la Communauté électrique du Bénin (Ceb) et les 80 Mw acquis en location auprès des sociétés privées Mri et Agrekko. Il n'a pas manqué de souligner le caractère instable des livraisons en provenance des pays voisins, avec ses conséquences sur la fourniture nationale.

Cap sur 1000 Megawatts à l'horizon 2016

Le Chef de l'Etat s'est félicité de l'épilogue de ce projet qui a énormément souffert tant de la lourdeur administrative que d'autres contingences exogènes. Faisant le point des projets en instance de démarrage, Boni Yayi parie que d'ici l'année prochaine, le Bénin pourrait disposer d'une puissance installée de 1000 Mw, nécessaire pour assurer son autonomie énergétique. Il s'agit en l'occurrence des projets de construction des centrales de 400 Mw sous financement de la Banque islamique de développement (Bid), de 200 Mw de l'investisseur franco-sénégalais Latfallah Layousse, et d'une unité de production de 50 Mw sur financement iranien. A cela s'ajoutent le barrage hydroélectrique d'Adjarrala pour le Bénin et le Togo dont les travaux démarreront incessamment et le vaste programme de développement des énergies renouvelables récemment mis en chantier par le Bénin. Mais le Chef de l'Etat n'entend pas dormir sur ses lauriers. Le nouveau compact du Millenium challenge account (Mca) acquis par le Bénin, d'un montant de 400 millions de dollars Us sera entièrement investi dans le secteur énergétique, avec en point de mire, d'importants investissements privés américains. S'agissant de la centrale de Dogo bis, Boni Yayi a tenu à lever l'équivoque. A en croire le Chef de l'Etat, ce projet n'achoppe que sur la question de la garantie souveraine de l'Etat béninois exigée par le promoteur turc du projet. Il dit envisager effectuer une visite sous peu en Turquie, afin d'aplanir les divergences et faire revenir cet important projet dans le vaste chantier  de révolution énergétique de notre pays. Le Président de la République se dit convaincu qu'avec cette dynamique, le Bénin sera à même de couvrir bientôt ses besoins en énergie. "Sans énergie, pas de développement, pas de prospérité. J'ai toujours soutenu que l'énergie doit être présente dans tous les secteurs de la vie socio-économique. Elle doit pouvoir disponible dans nos ménages, dans les activités de nos mamans, dans les ateliers pour nos artisans, dans le commerce, dans l'industrie, etc. Si nous voulons régler la question de l'emploi pour nos jeunes et nos femmes, l'énergie est primordiale", soutient- t-il, avec la ferme détermination d'inverser la tendance.

Bruno OTEGBEYE (Cell.Com/PR)