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Par Wa sé xo le 11/05/2015 à 13:05 Voir l'article

L’Organisation Non Gouvernementale “L’Autre Vie” fait la promotion du cuiseur solaire en substitution au bois-énergie. Une technologie moderne pour répondre aux besoins des populations surtout celles rurales, qui n’ont pas les moyens de s’acheter du gaz butane pour la cuisson alimentaire.

« Cuiseur Solar Mivo », c’est le nom donné à ce four de cuisson, qui a vu le jour en 2012. « Mivo » en langue locale fon signifie « soyez à l’aise ». Le cuiseur solaire commence à rentrer dans les ménages traditionnels. Il est composé d’un porte- marmite, d’un porte-combustible, d’un tube d’alimentation en air, d’un ventilateur, d’une lampe, d’un panneau photovoltaïque et d’une batterie. Le fonctionnement est simple : ce cuiseur hybride (solaire et bio massique) est basé sur le principe d’entretien du feu par l’envoi de façon constante du comburant air par convection forcée. Ce qui permet de maintenir la température de cuisson constante et ainsi diminuer le temps de cuisson ordinaire avec le même combustible.

La durée de cuisson est nettement inférieure à celle du butane. Il faut à peine 2 minutes pour porter 5 litres d’eau à ébullition. Le cuiseur Solar Mivo utilise des déchets issus de la transformation de noix de palme, qui coutent moins chers, que le charbon et le bois de chauffe. La production du combustible est faite par les femmes. L’ONG travaille avec cinq groupements de femmes, soit une centaine de personnes pour la collecte et le regroupement des coques de noix de palme.

“ Nous avons commencé cette expérience depuis 2005. Plusieurs prototypes de fours à cuisson ont été expérimentés. Finalement, nous sommes parvenus à corriger les insuffisances notées au niveau des anciens modèles et à élaborer le cuiseur solaire. Au total 700 cuiseurs ont été produits et livrés à ce jour”, déclare Romuald Djivessou, Directeur Exécutif de l’ONG.

Philomène Ahouansou est femme au foyer à Porto-Novo. Elle témoigne : “Je trouve le cuiseur très économique et ça préserve la santé. Avant lorsque j’utilisais des fourneaux à charbon, il fallait ventiler pendant un temps avant que le feu ne prenne. Aujourd’hui, je prépare sans difficultés”.

“La demande est très forte, mais nous n’arrivons pas à la satisfaire faute de moyens matériels, nous fabriquons à peine 10 cuiseurs par semaine“, explique M. Djivessou.

La Mairie d’Akpro Missérété a offert un domaine à l’ONG pour la construction d’une unité. Cette unité lui permettra d’augmenter sa capacité de production de cuiseurs solaires.

Publié le 11 mai 2015, PNUD Bénin