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Par Cpag le 30/09/2013 à 22:20 Voir l'article

J’ai récemment lu un article traduit qui prête à WordPress cinq faiblesses imaginaires.

J’ai pratiqué Joomla! en 2009 et 2010, à l’époque en version 1.5, avant de passer à WordPress. Les deux CMS suivent un chemin différent et il me semble que le lecteur qui n’aurait pas pratiqué les deux gagnerait à se faire une idée des différences bien réelles.

Joomla est un CMS généraliste centré sur son panneau d’administration. WordPress est un moteur de blog doté d’une API ouverte. Et cela change tout.

Prenons une opération simple. Nous souhaitons ordonner la liste d’articles d’une rubrique par ordre alphabétique. Sous Joomla, cela consiste à se connecter au panneau d’administration et à cliquer au bon endroit dans l’IHM. Joomla en effet stocke en base l’ordonnancement des rubriques au même titre qu’une ribambelle d’options servant à paramétrer le site.

Voyons l’opération équivalente dans WordPress. Aucun bouton n’existe pour cela dans le panneau d’administration. La procédure habituelle demande des connaissances en PHP. Voici comment faire. Dans le thème du site, dupliquer le fichier de template category.php et renommer la copie en suffixant par l’identifiant de la catégorie, par exemple : category-123.php. Puis éditer la copie. Afin d’ordonner sur le titre en alphabétique, insérer la ligne suivante juste après l’appel à get_header() dans le code PHP :

query_posts("$query_string&orderby=title&order=asc");

On comprend que Joomla et WordPress ne s’adressent tout simplement pas au même public. Joomla est préféré par les experts cliqueurs ou les utilisateurs finaux qui souhaitent, sans investir trop de temps dans la technique, construire eux-même leur site. WordPress en dehors du blog n’est utilisable que par des développeurs.

Je suis intégrateur et développeur Web. Je préfère WordPress car :

  1. En tant que développeur, programmer vaut mieux que cliquer. Je travaille plus finement et plus rapidement avec WordPress ;
  2. Le panneau d’administration de WordPress est apprécié de mes utilisateurs finaux. Celui de Joomla leur faisait peur.

Et voilà deux bonnes raisons de choisir WordPress plutôt que Joomla Ce sont de vraies raisons. Je ne résiste pas à reprendre les cinq mauvaises raisons de l’article cité plus haut. L’article prétend que :

  1. Joomla aurait plus d’extensions et plus de fonctionnalités, citons Joomla contre ce mensonge : 11 713 extensions WordPress, 6 745 pour Joomla. WordPress fait du commerce en ligne ni plus ni moins que Joomla. Le point est pour WordPress.
  2. Le panneau d’administration de Joomla fait plus de choses que celui de WordPress. Cet argument a déjà eu sa réponse ici et en ce qui concerne l’ergonomie pour un utilisateur final qui ne ferait pas lui-même son site Web, le point est pour WordPress.
  3. Sur la rapidité de l’entraide j’aimerais juste que l’auteur essaie pour voir, quant à moi je n’ai jamais eu besoin d’autre chose que l’aide en ligne. Ce point n’existe pas.
  4. Ici l’auteur cite une véritable différence entre Joomla et WordPress. WordPress n’a pas de version majeure alors que Joomla les collectionne. Les plugins et les thèmes de Joomla sont alors régulièrement bons pour la poubelle tandis que les évolutions de WordPress se passent en douceur. Le point est pour WordPress.
  5. Sur le temps qu’il faut pour concevoir un site Web avec Joomla, mais de qui parle-t-on ? Un intégrateur est aussi un développeur Web, il ira donc plus vite avec WordPress. Un utilisateur final souhaitant se débrouiller seul ne pourra tout simplement pas faire autre chose que du blog avec WordPress. S’il s’agit de rapidité de travail pour le professionnel, le point est pour WordPress.

Cela nous fait quatre à zéro pour WordPress.

L’objet de cet article était de réagir alors je m’arrête là. Mais des faiblesses de WordPress, il en existe pourtant : un code PHP procédural à l’ancienne, des performances douteuses, une configuration des URLs limitée, un mécanisme d’upload trop orienté blog… Et surtout l’impossibilité de configurer les groupes d’utilisateurs et les droits d’accès, ce qui est à mon avis le défaut le plus bloquant pour les projets de grandes tailles.