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Par Akossiwa DOKPODJO le 31/12/2015 à 14:00 Voir l'article

Décembre 2015, a débutée la phase de sélection de nouvelles filles-mères pour bénéficier du programme de parrainage Educ Fille Mère. La lise sera disponible dans quelques semaines.

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Par Akossiwa DOKPODJO le 31/12/2015 à 13:35 Voir l'article

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Nadège, après son témoignage, j’ai plaidé pour lui trouver un parrain qui a payé les frais de sa première année de formation d’infirmière dans une clinique de la place. Elle est la première fille mère rencontrée dans le cadre du projet Educ Fille mère et la première à être parrainer. Son parrainage a débuté en Mars 2015. Dans le cadre de la réalisation d’une vidéo pour la Journée Internationale de la fille 2015, elle nous a fait part de sa vision  pour  2030 et nous avons recueilli l’avis de son père sur le programme de parrainage Educ Fille mère.

 
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Par Akossiwa DOKPODJO le 29/12/2015 à 09:12 Voir l'article

beatrice (1)Au nombre des filles-mères parrainées, j’ai décidé de faire un billet qui raconte le processus de la scolarisation de Béatrice.

Les préalables : rencontrer la famille

 Ne jamais mettre une fille à l’école sans l’autorisation des parents, leurs soutien est primordial.

19ans, maman d’une petite fille de 2ans et enceinte de quatre mois, déscolarisée depuis bientôt deux ans, Béatrice orpheline de mère, vivait avec sa grande mère. Cette dernière étant aussi décédée peu de temps après notre prise de contact, j’ai passé de longues semaines à essayer de rencontrer son oncle  pour son autorisation afin de  l’inscrire. C’est dans cette ambiance familiale  que j’ai rencontré l’oncle qui croulant sous les charges de la famille m’a confié  qu’il avait prévu de l’envoyer au village se trouver un mari cultivateur afin de comprendre la dureté de la vie.  Malgré des propos durs pour dénoncer le comportement naïf de sa nièce vis à vis des  jeunes hommes, j’ai compris sa peine et sa tristesse à travers ses larmes.

Retour sur le chemin de l’école

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En présence de son oncle,  j’ai inscris Béatrice en 3eme vers la fin octobre dans une école privée exempt de gréve et autres perturbations que nous rencontrons souvent dans notre système scolaire au Bénin. La moyenne dans son lycée est de 12 et un carnet de suivi signé par le préfet de l’établissement est acheminé vers les parents  à la fin de chaque semaine pour observation.

C’est une chance pour moi  de reprendre les cours malgré ma situation. Mon objectif c’est d’ avoir le BAC . J’ai pris les cahiers  d’un camarade pour recopier les cours que j’ai raté afin de me mettre à jours. Mais j’avoue ne pas encore tout comprendre.  J’évite aussi de poser des questions aux professeurs pour ne pas me faire remarquer.

Avant d’aller au cours, elle confie sa fille à sa tante ou à une voisine lorsque celle ci n’est pas disponible. Elle la retrouve le soir à la fin des cours.

Nous n’avons plus l’électricité  depuis un bon moment donc à l’aide de lampe torche, je révise mes cours jusqu’à 21h avant de vaquer à d’autres occupations domestiques.

Le suivi scolaire

Les résultats  du premier trimestre ne sont  pas à la hauteur de nos espérances. Elle a un niveau très bas dans toutes les matières. Mais c’est un peu compréhensible vu qu’elle a laissé les études pour deux ans au moins m’explique un de ses professeurs. Elle a besoin d’être encadré dans toutes les matières suggère t’il. Ce qui ne serait pas aisé vu le coût que cela pourrait engendrer.

Moi même je ne suis pas satisfaite de mes résultats, je vais redoubler d’efforts au second trimestre

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Sincère remerciement à Monsieur Sylvain BOKO et  Mylène Flicka pour la prise en charge des frais liés à la scolarisation de Béatrice.

 
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Par Akossiwa DOKPODJO le 28/12/2015 à 15:28 Voir l'article

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L’éducation, la solution !

J’étais déjà majeure lorsque que je suis tombée enceinte. Mais laissez-moi vous dire que ce n’est pas de la blague d’être une maman. Et ça l’est encore moins quand on devient maman sans être préparée ; quand on devient maman sans avoir terminé ses études alors qu’il ne vous reste que quelques mois pour avoir votre licence professionnelle. J’ai eu de la chance car j’avais le soutien de mon père (séparé de ma mère qui n’est pas au pays) lorsque la grossesse est survenue.

 
Avoir le soutien de mon père c’est bien. Mais ce n’est pas lui qui se réveille toutes les nuits pour s’occuper du bébé. S’occuper seule d’un bébé c’est ne plus avoir le temps de faire des sorties entre copines, d’ailleurs ces copines vous éviteront toutes ! S’occuper de son enfant c’est ne plus avoir le temps de faire des lectures de romans, de magazines, etc. Bref s’occuper d’un bébé c’est faire des sacrifices ne serait-ce que pour un moment mais je vous le dis c’est pour toute sa vie. Rien n’est plus comme avant ! Donc il faut relativiser la notion de « majeure ». Vous n’imaginez pas ce qu’une grossesse imprévue peut causer. J’étais majeure mais pas indépendante ; J’étais majeure mais pas sans famille. Mes parents, mes proches, ma famille voulaient me voir finir les études, ils voulaient me voir travailler, ils voulaient me voir réussir !

 
Beaucoup de filles (et même de garçons) comme moi ne se sentent pas concernées lorsqu’elles suivent des campagnes de sensibilisation sur la sexualité. On se croit épargnés mais c’est une grave erreur, la grossesse n’épargne personne ! J’avais plus de 18 ans lorsque j’ai eu mon premier rapport sexuel mais une fois après avoir commencé, je n’ai pas su gérer la suite. Conclusion : Il faut être prête avant de tomber enceinte ou même de faire ce qui y conduit.

 
Je dirai à celles qui vivent dans ma situation de ne jamais baisser les bras. Moi j’ai pus terminer mes études avec l’appui de mon père que je ne cesserai de remercier. Quant à celle qui ne sont pas encore face à cette situation, faite tout pour ne pas la vivre. Votre éducation avant tout. Ayez des ambitions, réalisez vos rêves.

 
Pour résumer tout ce qui est dit, je dirai que l’éducation surtout de la jeune fille a vraiment besoin d’être prise au sérieux. Ce n’est pas seulement aller à l’école qu’est éduqué. La preuve je suis instruite et je n’ai pas pu éviter cette grossesse. L’éducation implique aussi la sexualité. Le monde est en pleine évolution : le sexe et tous ses paramètres (contraception, panification, etc) ne doivent plus être un tabou.

 
Merci Akossiwa de m’avoir permis de partager ce témoignage

 
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Par Akossiwa DOKPODJO le 17/10/2015 à 22:12 Voir l'article

Contact: akossiwadokpodjo@gmail.com pour parrainer une fille mère

 
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Par Akossiwa DOKPODJO le 08/10/2015 à 20:53 Voir l'article

Spéciale Dédicace à toues les filles pour cette rentrée 2015-2016

Toi Jeune fille
Écoute-moi
Jeune fille, écoute-moi
Tu as la chance d’être scolarisée.  Ce n’est pas le cas de toutes les filles de l’Afrique.
Il y a certaines qui vendent du poisson à Ahouangome
Il y en a qui vendent des galettes à Ahoundo
D’autres qui vendent des cannes à sucres à Semé-kpodji
Certaines encore vendent des kolas à Parakou
Il y en a qui sont devant du Tchoukloutou (boisson locale) à Natitingou
Il y en a qui vendent de la moutarde à Houndoloto. Tout le temps. Des problèmes.

Allez a l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple parce que: 

A l’assemblée nationale, vous n’existez pas
Dans les grandes décisions, on ne vous entend jamais
Dans les grands bureaux les femmes n’existent pas. Là où on parle des choses importantes, on ne trouve jamais des femmes
S’il vous plait, s’il vous plait allez à l’école

1er couplet

Écoute moi , ma chanson s’adresse à toi.
Jeune homme  écoute moi.  Ma chanson s’adresse à toi
Qu’est ce que tu fais ?
Inconsciente totale.
Tu vas voler l’argent de ton papa pour venir faire gros dos au collège
Tu vas acheter des montres brillantes (de la toc)
Au lieu de suivre ton professeur
Tu perds ton temps à transiter de petites notes de casier en casier.
Tu vas derrière
Tu ne fous rien
En devoir tu as 5/20 et tu n’es pas content.
Tu vas mentir à papa que c’est professeur qui est contre toi.
Tu te souviens de ton ami que tu as perdu
Il était dans un village de Bangos il faisait pareil que toi

Mais il est revenir avec une maladie qu’on ne comprend pas. Avant d’uriner il fait oh oh oh oh oh. Pour uriner il crie.

2eme couplet
Toi Jeune fille
Écoute-moi
Jeune fille, écoute-moi
Tu as la chance d’être scolarisée.  Ce n’est pas le cas de toutes les filles de l’Afrique.
Il y a certaines qui vendent du poisson à Ahouangome
Il y en a qui vendent des galettes à Ahoundo
D’autres qui vendent des cannes à sucres à Semé-kpodji
Certaines encore vendent des kolas à Parakou
Il y en a qui sont devant du Tchoukloutou (boisson locale) à Natitingou
Il y en a qui vendent de la moutarde à Houndoloto. Tout le temps. Des problèmes.

3eme couplet

En classe de 6eme il y avait 65 élèves dont 23 filles. En 6 eme. Mais en classe de terminale nous avons demandé on nous a dit il ne restait que trois filles.  Et  c’est dommage.
Tu as cours à 10h, tu mens à la maison que tu as cours à 7h. Tu sors de la maison en Kaki. Mais arrivez dans les rues ton kaki se transforme en bleue jean bleu.

 4eme couplet
Ce fléau de portable vous savez comment cela se passe.  Les portables sont mis sur vibreur. Peu de temps après tu entends vruum vruum
Allô! allô! Non je n’ai pas fini mes cours
Comment tu peux suivre?
Les minis jupes sont beaucoup
Les maquillages sont trop
Tu n’arrive plus à suivre ton professeur
L’argent que papa a dépensé comment il va récupérer oooh

5eme couplet
Je veux aussi parler de quelqu’un. Ecoutez moi. je veux parler de ce  professeur qui n’a pas 40ans très virile.  Les professeurs  sont amoureux de leurs élèves.   Les professeurs  sont amoureux de leurs élèves

Allez a l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple parce que:

A l’assemblée nationale, vous n’existez pas
Dans les grandes décisions, on ne vous entend jamais
Dans les grands bureaux les femmes n’existent pas. Là où on parle des choses importantes, on ne trouve jamais des femmes
S’il vous plait, s’il vous plait allez à l’école
Vous êtes nos mamans, nous avons besoins de vous

Aller à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple. Aller à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple

Refrain
Vous allez à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple
Vous allez à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple
Vous allez à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple
Vous allez à l’école pour votre avenir et pour servir votre peuple
ALLEZ A L’ECOLE ET SOYEZ INTELLIGENTES

Artiste: SAGBOHAN Danialou

Akossiwa DOKPODJO

 
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Par Akossiwa DOKPODJO le 18/09/2015 à 17:02 Voir l'article

Pendant que je lisais le billet  » la grossesse chez les adolescentes: Que faire?« , j’ai été ramenée à une situation familière : le temps où je suis devenu une jeune mère. Malgré que je sois tombée enceinte de mon fils à 18 ans et étant dans mes premières années universitaires, je me suis toujours confronté a la même stigmatisation et honte que Brianna. Étant une jeune femme née et grandi dans un pays en développement, bien que vivant aux États-Unis, les conséquences sociales liées au fait de tomber enceinte sont devenues une réalité pour moi.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la grande majorité des naissances qui se produisent dans le monde entier pour les filles âgées de 15-19 ans surviennent dans les pays à revenu faible et moyen. Le taux moyen de natalité mondiale est de 49 pour 1000 chez les filles de 15-19 ans avec des taux de pays allant de 1 à 299 pour 1 000 filles. Souvent, les filles abandonnent ou sont exclus de l’école et sont chassés de leurs maisons en raison de la stigmatisation associée au fait de tomber enceinte. Bien trop souvent, les mères adolescentes sont ignorées et laissés à leur propre sort. Elles élèvent leurs enfants sans soutien. Ne pas pouvoir aller à l’école laisse les jeunes mères vulnérables à la pauvreté, à la faible estime de soi et le manque de croissance économique.

Alors, de quoi les adolescentes mères ont besoin?

De support
J’ai pu terminer l’université et poursuivre mes études parce que j’ai reçu le soutien de ma famille, de mes amis et de mon église. Le soutien peut prendre différentes formes comme garder le bébé pendant que la mère fait ses devoirs ou va à l’école. Elles ont aussi besoin des mentors qui sont prêt à donner de leur temps pour les aider dans leur croissance autant que adolescentes et parents.

Des plaidoiries
Elles ont besoin des plaidoiries de personnes et des organisations qui permettront d’éveiller la conscience publique sur les problèmes auxquelles les adolescentes mères sont confrontées dans les pays en voie de développement. Elles ont besoin de ces personnes qui vont affronter les politiques existantes qui ne favorisent pas les adolescentes mères dans la poursuite de leurs éducations.

L’Amour
Les mères adolescentes ont besoin de savoir qu’elles sont toujours aimées et qu’elles comptent. Les filles en générale sont déjà confrontées à de nombreux défis et quand un bébé est ajouté, les défis deviennent plus grands.

En tant que communauté, nous devons soutenir nos filles en les encourageant à atteindre leur plein potentiel. Je vous invite à sensibiliser davantage en lisant de plus en plus sur ce sujet, trouvé des moyens par lesquels vous pouvez aider et partager cette information sur vos comptes médias sociaux.
Lorsque nous soutenons nos filles, nous soutenons nos communautés

Akossiwa DOKPODJO

Traduit de l’anglais sur le site www.girlsglobe.org

Titre Original: Teenage Mothers in Developing Countries Need Support

 

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Par Akossiwa DOKPODJO le 06/08/2015 à 14:32 Voir l'article

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Par Akossiwa DOKPODJO le 18/06/2015 à 19:02 Voir l'article

Akossiwa DOKPODJO
Akossiwa DOKPODJO

A 26 ans dans certains coins de notre continent l’Afrique, j’aurais été grand-mère à ce jour. Grande mère. Oui à mon âge ! (NB: j’ai eu mes menstrues à 12ans) Donc me voila mariée à 12ans, mon premier enfant une fille, suit le même chemin à 13 ans et la voilà maman d’une petite fille d’un mois et demie.

Grand-mère à 26ans! Vous vous imaginez ? Je n’aurais pas regardé le dessin animé Pocahontas. Je n’aurais pas découvert l’Australie dans le magazine Planète Enfant. Je n’aurais pas été dans le groupe de ballet au collège. Je n’aurais pas eu mon premier Baiser sous une fenêtre au cours de vacance. Je n’aurais pas été pigiste au programme Amour et vie d’ABMS/PSI. Je n’aurais pas lu « Une si longue lettre de Mariama Bâ ». Je n’aurais pas été au BAC et réitérée l’expérience à cause de mon 00 en Maths. Je ne serais jamais rentrée dans le bus universitaire du CENOU/UAC-Benin. Je n’aurais pas eu ma licence en communication. Je n’aurais pas eu de passion pour la communication pour le développement. Je ne lutterais pas contre la déscolarisation des élèves-mères via mon blog. Je ne serais pas devenue récemment la chargée de communication du ROAJELF-BENIN. Je ne rêverais pas d’un mariage de conte de fées.

En fait ma vie serait tout autre. Toute mon enfance et mon adolescence volées en plus de ma vie de jeune femme. Nous devons arrêter cela. NON AU MARIAGE D’ENFANTS. #ENDCHILDMARRIAGE. C’est le lieu de dire que congédier sa fille de moins de 18ans chez un homme juste parce qu’elle a eu une grossesse sur le chemin de l’école. C’est l’enterrer vivante. Elle a fait une erreur, vous l’aidez à en faire une seconde en l’envoyant au mariage précoce. Elle ne finira sûrement jamais ses études et de ce fait trainera beaucoup d’handicap dans sa vie d’adulte. Elle deviendra sûrement la bonne à tout faire dans la maison familiale. Laissons les filles franchir les étapes de la vie une à une.

Enfance = loisirs, adolescence = études/formation, vie de femme =travail, mari, enfants.

Please let girls grown up step by step.

Akossiwa DOKPODJO

 
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Par Akossiwa DOKPODJO le 13/04/2015 à 18:40 Voir l'article

Louise à accouchée d’une jolie petite fille. Elle pourra reprendre les cours l’année scolaire prochaine pour avoir son BEPC. Je partage quelques photos d’elle ici.