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Par Commentaires pour Agriculture et Agroalimentaire au Bénin le 28/10/2014 à 18:00 Voir l'article

http://www.agrobenin.com Les défis de l'agriculture face à l'agroalimentaire au Bénin Mon, 04 Nov 2013 11:25:24 +0000 hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.5 http://www.agrobenin.com/la-culture-de-tomate-contre-saison-le-fetiche-des-paysans-beninois/#comment-13602 Mon, 04 Nov 2013 11:25:24 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=643#comment-13602 A partir du moment où vous avez des températures supérieures à 20-25°C, il n’y a plus de saison de culture ! Il ne faut pas se fier aux calendriers ! La tomate comme bien d’autres cultures peut produire presque toute l’année; il faut organiser des tableaux de semis, repiquages, plantations, en fonction des sols pour récolter toute l’année ! Connaître le temps d’occupation du terrain entre la plantation et l’arrachage des dernières plantes est indispensable pour établir ces tableaux !
Nous manquons de photos ou vidéos sur les méthodes de cultures en divers pays pour comparer et étudier le meilleur… Internet est gratuit et là pour ça !! Merci !

]]> http://www.agrobenin.com/le-maraichage-a-parakou-cas-du-site-de-madjaton/#comment-13601 Mon, 04 Nov 2013 10:44:26 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=709#comment-13601 Bonjour ! En France il existe des revues spécialisées sur le jardinage qui donnent très souvent des idées pour améliorer les sols par les rotations de cultures, les cohabitations fleurs/légumes, etc… Ces revues sont aujourd’hui disponibles gratuitement sur internet. Bien que destinées au départ à un public de France, les fruits, légumes ou fleurs sont internationaux et peuvent être tentés partout ! J’aide depuis de nombreuses annes des jardiniers guinéens qui découvrent 1000 astuces ! S’abonner à « Rustica » est facile gratuit et utile toute l’année ! Le site guinéen est « Kindiavenir » sur Facebook qui peut rediriger vers d’autres destinations ! J’aime bien correspondre avec des francophones centr’africains ! ]]> http://www.agrobenin.com/campagne-agricole-2011-2012-sabai-kate-gratifiera-les-acteurs-les-plus-performants/#comment-13600 Fri, 04 Jan 2013 09:30:20 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=189#comment-13600 Comme c’est votre premier commentaire, l’administrateur doit d’abord l’approuver. Maintenant je pense que c’est OK. ]]> http://www.agrobenin.com/campagne-agricole-2011-2012-sabai-kate-gratifiera-les-acteurs-les-plus-performants/#comment-13599 Wed, 02 Jan 2013 16:35:12 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=189#comment-13599 Comment lire les commentaires? ]]> http://www.agrobenin.com/operation-solidarite-nationale-de-securite-alimentaire-sauver-ou-tuer-les-beninois/#comment-13598 Mon, 24 Sep 2012 07:56:52 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=492#comment-13598 Merci cher associé.
deja deux semaines après le lancement de cette opération, les autorités ont constaté qu’ils n’avaient pas un stock conséquent afin d’atteindre leur objectif. par ailleurs, le processus d’obtention de cette aide est tellement périlleux au point où c’est devenu un cafouillage bien organisé. chose paradoxale, on a pas tiré des leçons de cela telles l’incitation à l’augmentation de la production locale puisque le dossier coton est le plus urgent. ]]> http://www.agrobenin.com/operation-solidarite-nationale-de-securite-alimentaire-sauver-ou-tuer-les-beninois/#comment-13597 Wed, 06 Jun 2012 21:29:56 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=492#comment-13597 Est-ce vrai que les populations mangent à leur faim ou tout au moins décemment avec cette mesure ? Si oui, cela voudrait dire qu’elle aura permis de pallier un problème urgent. Le plus important à savoir, c’est quelle est la mesure mise en place pour le long terme (consommer local ? produit-on suffisamment et à moindre coût ? Quelles mesures fiscales incitatives pour les producteurs locaux et contraignantes pour les importateurs ?) … ]]> http://www.agrobenin.com/operation-solidarite-nationale-de-securite-alimentaire-sauver-ou-tuer-les-beninois/#comment-13596 Wed, 06 Jun 2012 21:26:03 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=492#comment-13596 Alors, cher associé, un mois après cette mesure qu’en est-il de l’évolution ? ]]> http://www.agrobenin.com/benin-hausse-de-la-production-agricole-pour-la-campagne-2011-2012/#comment-13595 Tue, 21 Feb 2012 17:47:38 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=436#comment-13595 c’est interessant mais il se pose toujours le problème de sécurisation des frontières. car seulement pour le coton, d’importants dispositifs tel que les militaires aux frontières sont pris. mais les produits vivriers sont délaissés. ce qui profite à une spéculation active. ]]> http://www.agrobenin.com/insecurite-alimentaire-le-benin-a-labri/#comment-13594 Thu, 09 Feb 2012 16:59:09 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=424#comment-13594 tu as tout dit et tout compris ma chère. et c’est la raison pour laquelle il y a un article qui porte sur la spéculation alimentaire surtout sur le maïs. ]]> http://www.agrobenin.com/insecurite-alimentaire-le-benin-a-labri/#comment-13593 Thu, 09 Feb 2012 11:20:04 +0000 http://www.agrobenin.com/?p=424#comment-13593 Si je comprends bien le ministre a parlé sous condition. « si les dispositions adéquates sont prises pour éviter les sorties frauduleuses des denrées vers les pays limitrophes. » Ce qui veut dire que la sécurité alimentaire n’est pas encore totalement assurée. Et moi je ne serai même pas surprise d’apprendre les mois à venir que le prix des produits céréaliers a connu une augmentation et le pire que le l’ONASA manque de stock pour approvisionner, à côut réduit, ceux qui n’ont pas assez de moyens pour s’approvisionner au marché. Je crains bien que cette augmentation ne nous profite en rien. ]]>
 
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Par Commentaires pour Agriculture et Agroalimentaire au Bénin le 04/11/2013 à 12:25 Voir l'article

La production maraîchère constitue une composante importante de l’agriculture urbaine et péri-urbaine dans les villes du Sud Bénin (Agossou et al, 2001). Elle contribue à la sécurité alimentaire des villes (Adéoti, 2003). La production des villes de Cotonou, Porto Novo, Sèmé Kpodji et Grand Popo représente en moyenne pour certains légumes (chou, gboma, laitue, tomate, poivron, carotte et concombre) 64% de la consommation annuelle de ces villes (Adorgloh-Hessou, 2006). Sans cette activité de nombreux citadins seraient dans l’incapacité de se procurer certains légumes dont la consommation régulière permet de limiter les carences nutritionnelles graves (Gandonou et al, 2007). Le développement des cultures maraichères au Bénin afin d’assurer la révolution verte reste encore un mythe pour les Béninois bien que cela figure dans le Programme Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA). C’est le cas de la culture de tomate.

En effet, en saison pluvieuse, ce fruit coule abondamment sur le marché au point où les paysans ne réalisent pas de bénéfice consistant mais connaissent aussi des pertes post récoltes. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé le gouvernement à travers la création d’une usine de fabrication de purée de tomate à kpomassè ; même si cette usine peine à ouvrir ses portes. Mais en contre saison, c’est-à-dire en saison sèche (février-mars-avril-mai), le panier de 20kg-25kg de ce fruit passe de 2.000fcfa à 25.000fcfa.

Qu’est ce qui justifie cette cherté ? En fait, la tomate présente en saison sèche sur le marché béninois nous vient tout droit du Burkina-Faso (un pays fortement menacé par l’avancée du désert qui fournit de la tomate à un pays côtier).

Par conséquent, devons-nous dire que nos entrepreneurs agricoles (paysans) sont incapables de cultiver ce fruit ? J’ai bien peur que la réponse soit OUI. Puisque aux dires de Abdoul Kader AGUEH : spécialiste en cultures maraichères contre saison, le secteur est très inorganisé. Les acteurs (les paysans et les universitaires) ont du mal à travailler en réseau afin de se partager les expériences. Par exemple le bouquin du chercheur Joël Azagba : « Comment réussir la culture de la tomate en toute saison de l’année » a montré ses limites a martelé Abdoul Kader AGUEH. Pour ceux qui tentent de réussir, cela devient automatiquement un secret à garder. Par ailleurs, la tomate nécessite beaucoup d’eau or très peu d’entrepreneurs agricoles disposent de forage sur leur ferme car notre agriculture reste fortement tributaire de dame nature.

Également, en contre saison, les cultures sont victimes par exemple de l’attaque des mouches blanches. Ce qui nécessiterait donc l’utilisation de serre. Autre problème, les acariens aussi créent d’énormes pertes (http://www.agrobenin.com/les-acariens-mettent-a-mal-la-revolution-verte-au-benin/).  Or selon Mme Françoise Komlan Assogba : Chef sous-programme culture maraichères à l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB), aucun produit n’arrive à lutter de façon efficace contre ces acariens. Aussi aux dires de Abdoul Kader AGUEH, les cultures maraichères nécessitent une irrigation par goutte à goutte et non une irrigation par aspersion d’eau surtout lors de la floraison. Aussi beaucoup de paysans continuent de cultiver la variété dont le nom commercial est toounvi ou akikan alors que cette dernière n’est pas rentable et est plus périssable que celle par exemple mongal.

Au vue de tout cela, pour le paysan landa, la tomate demeure un fétiche puisque sa culture en contre saison n’est toujours pas maitrisée afin d’en faire des bénéfices très importantes.

 
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Par Commentaires pour Agriculture et Agroalimentaire au Bénin le 04/11/2013 à 11:44 Voir l'article

Madjaton est le nom donné au site de production de cultures maraichères situé dans le quartier de Banikani. Ce site existe depuis plus de 15ans et s’étend sur plus de 06hectares. Nous avons pu nous entretenir avec Yacoub, jeune de la trentaine d’année qui a fait de son activité principale les cultures maraichères.

AGROBENIN : Jeune que vous soyez, pourquoi avoir choisi ce travail aussi pénible soit-il ?

J’ai choisi ce travail parce que j’aime le faire et cela me permet de me nourrir tout en nourrissant les gens.  C’est mon père qui le faisait donc je ne suis qu’un héritier. Aussi, je le trouve mille fois mieux que la vente de l’essence frelatée.

AGROBENIN : Recevez-vous des appuis de l’Etat et/ou de la municipalité ?

Nous ne recevons aucun appui de l’Etat ni moins de notre municipalité. D’ailleurs si vous leur demandez si à Parakou il y a des maraichers, ils vous répondront sans hésiter par la négation. Ils ne connaissent que Djougou et souvent nous sommes envahis par leur production. Actuellement, nous bénéficions du soutien de la coopération suisse. La coopération suisse nous aide à obtenir l’irrigation par aspersion et par goutte à goutte. Et rassurez-vous, si ce financement passait par la mairie, les fonds seront purement et simplement dilapidés. Comme pour dire « Nul n’est prophète chez soi ».

AGROBENIN : Rencontrez-vous des difficultés dans l’acquisition des semences et des intrants ?

Les semences sont disponibles. Le vrai problème réside en l’acquisition des intrants surtout l’engrais. Figurez-vous qu’il n’y a pas d’intrants spécifiques pour les cultures maraichères au Bénin. Nous utilisons par conséquent ceux destinés à la culture du coton. Et si tu ne t’en procures pas lors de la culture du coton, tu es tout simplement foutu. Encore qu’il faut passer par des acrobaties afin d’avoir le sac de 100kg d’engrais à près de 18.000cfa quand l’Etat dit officiellement c’est à 11.000fcfa.

AGROBENIN : Que mettez-vous dans acrobaties ?

Acrobatie parce que primo pour avoir ces intrants, il faut déclarer avoir fait du coton. Secondo, puisqu’il y a de la surenchère, il faut chercher le bon tuyau afin d’avoir le sac de 100kg à un prix raisonnable quoique officiellement le gouvernement fixe un prix.

AGROBENIN : Le marché est-il disponible pour vos produits ?

Le marché est bel et bien disponible dans la mesure où nous sommes envahis par les produits de Djougou. Le problème est que nous avons tellement d’intermédiaire au point où finalement le prix de revient finit par être élevé. Aussi la qualité de nos produits n’est pas souvent stable.

AGROBENIN : Votre cri de cœur !

Franchement, nous avons besoin de formation et d’information afin de développer nos activités car la terre et la volonté y sont et le secteur est très rentable. Nous avons envie de faire du bio mais nous ne savons pas exactement comment cela se fait. Maintes fois nous avons mené des démarches envers la municipalité mais aucun résultat. Aussi nous invitons des entreprises à s’installer afin de nous fournir des intrants de qualité et vous mangerez qualité.

 
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Par Commentaires pour Agriculture et Agroalimentaire au Bénin le 04/01/2013 à 10:30 Voir l'article

En tournée du 02 au 07 Août dernier dans le septentrion, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Sabaï Katè, est allé s’imprégner de l’état d’avancement de la campagne agricole en cours. Entre visites de terrain et séances de travail avec les responsables à divers niveaux, le ministre a décerné des satisfecits et rappelé à l’ordre sans concessions, balisant la voie vers une moisson probante.

Dans l’Atacora, la Donga, l’Alibori et le Borgou, M. Sabaï Katè est allé constater le niveau de mise en oeuvre des différentes activités entrant dans le cadre de la campagne agricole 2011-2012, la disponibilité des divers intrants, un accent particulier étant mis sur le Tihan, insecticide servant aux deux premiers traitements du cotonnier.
Tour à tour à Matéri, Tanguiéta, Natitingou, Kouandé, Copargo, Ouaké, Djougou, Tchaourou, Parakou, Pèrèrè, Ndali, Nikki, Kalalé, Ségbana, Kandi, Banikoara et Kérou, la délégation a ainsi visité des exploitations de coton, de maïs, de manioc ou encore agropastorales puis effectué une escale à l’usine de transformation de noix de cajou de Tchaourou, tenant à chaque étape des séances de travail avec les agents d’encadrements en présence des différents maires.

Députés à l’Assemblée nationale, élus locaux et populations fortement mobilisées se sont joints aux visites successives. A chaque escale, la délégation a insisté sur le renforcement de l’encadrement et la nécessité pour les agents de montrer plus de dynamisme et de responsabilité sur le terrain. Les élus (députés, maires) ont été invités à s’impliquer davantage dans la promotion de l’agriculture avant qu’un plaidoyer ne soit fait pour la disponibilité des intrants au profit des producteurs.

Au ministre, les producteurs ont fait part d’un certain nombre de préoccupations. On retiendra entre autres

  • l’insuffisance de la pluviométrie, à la source de poches de sécheresse qui se sont traduites par des retards de semis et des resemis
  • l’insuffisance du Tihan qui fait peser sur les cultures des menaces d’infection.

Prenant note de toutes les interventions, Sabaï Katè n’a pas manqué, à chaque étape, de féliciter les grands producteurs et d’encourager les agents d’encadrement les plus méritants qui se verront promus s’ils maintiennent le cap. Le ministre a, dans la même veine, évoqué l’institutionnalisation de prix pour les directeurs généraux des Centres régionaux pour la promotion agricole (Cerpa), les Responsables communaux de promotion agricole (Rcpa), les conseillers en production agricole, les agents d’encadrement, les maires, etc. les plus performants.

Source: AllAfrica

 
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Par Commentaires pour Agriculture et Agroalimentaire au Bénin le 02/01/2013 à 17:35 Voir l'article

En tournée du 02 au 07 Août dernier dans le septentrion, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Sabaï Katè, est allé s’imprégner de l’état d’avancement de la campagne agricole en cours. Entre visites de terrain et séances de travail avec les responsables à divers niveaux, le ministre a décerné des satisfecits et rappelé à l’ordre sans concessions, balisant la voie vers une moisson probante.

Dans l’Atacora, la Donga, l’Alibori et le Borgou, M. Sabaï Katè est allé constater le niveau de mise en oeuvre des différentes activités entrant dans le cadre de la campagne agricole 2011-2012, la disponibilité des divers intrants, un accent particulier étant mis sur le Tihan, insecticide servant aux deux premiers traitements du cotonnier.
Tour à tour à Matéri, Tanguiéta, Natitingou, Kouandé, Copargo, Ouaké, Djougou, Tchaourou, Parakou, Pèrèrè, Ndali, Nikki, Kalalé, Ségbana, Kandi, Banikoara et Kérou, la délégation a ainsi visité des exploitations de coton, de maïs, de manioc ou encore agropastorales puis effectué une escale à l’usine de transformation de noix de cajou de Tchaourou, tenant à chaque étape des séances de travail avec les agents d’encadrements en présence des différents maires.

Députés à l’Assemblée nationale, élus locaux et populations fortement mobilisées se sont joints aux visites successives. A chaque escale, la délégation a insisté sur le renforcement de l’encadrement et la nécessité pour les agents de montrer plus de dynamisme et de responsabilité sur le terrain. Les élus (députés, maires) ont été invités à s’impliquer davantage dans la promotion de l’agriculture avant qu’un plaidoyer ne soit fait pour la disponibilité des intrants au profit des producteurs.

Au ministre, les producteurs ont fait part d’un certain nombre de préoccupations. On retiendra entre autres

  • l’insuffisance de la pluviométrie, à la source de poches de sécheresse qui se sont traduites par des retards de semis et des resemis
  • l’insuffisance du Tihan qui fait peser sur les cultures des menaces d’infection.

Prenant note de toutes les interventions, Sabaï Katè n’a pas manqué, à chaque étape, de féliciter les grands producteurs et d’encourager les agents d’encadrement les plus méritants qui se verront promus s’ils maintiennent le cap. Le ministre a, dans la même veine, évoqué l’institutionnalisation de prix pour les directeurs généraux des Centres régionaux pour la promotion agricole (Cerpa), les Responsables communaux de promotion agricole (Rcpa), les conseillers en production agricole, les agents d’encadrement, les maires, etc. les plus performants.

Source: AllAfrica

 
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Par Commentaires pour Agriculture et Agroalimentaire au Bénin le 24/09/2012 à 09:56 Voir l'article

Comme d’habitude, l’Etat béninois met chaque année à la disposition de la population béninoise des tonnes de riz à prix subventionnée afin de soulager la souffrance des Béninois les plus pauvres.
En effet, cette opération vise à aider les béninois les plus pauvres à pouvoir traverser le temps de crise (temps allant de la saison sèche à la premières récolte) ; bien que cette année les statistiques du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) montrent que le Bénin est à l’abri d’une crise alimentaire. Pour cela, un comité présidé par M. Gratien HOUNGBEDJI a été mis sur pied afin de réaliser en collaboration avec l’Office National d’Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA), la distribution de 2950 tonnes de riz au prix subventionné de 200fcfa/kG.

Cette opération d’un montant de 1.272.680.000fcfa durera 03 mois. Il convient de rappeler ici que l’ONASA joue le rôle de « grenier national » en garantissant un stock de sécurité pour le Bénin en cas de crise alimentaire.
Mais de cette opération, deux schémas se dessinent :
1-    Aux dires du président du comité en charge de cette opération et du message signé de la présidence de la République, le riz qui sera mis à la disposition de la population béninoise est produit sur le territoire béninois grâce aux paysans valeureux. Ce qui amènera les Béninois à apprendre à consommer « Made in Benin ». Chose normale et très intéressante car non seulement c’est la première fois que cela se fait au Bénin mais ça permettra de sauver le Bénin (en incitant les paysans à produire plus).
2-    Pour certains Béninois, le riz qui sera mis à la disposition des Béninois les plus pauvres proviendrait du don japonais ou du moins la plus grande partie de ce riz proviendrait du don japonais car l’Etat a l’habitude de le faire chaque année et d’ailleurs cette année, le Japon nous en a fait malgré le tsunami dont il a été victime. Par ailleurs, l’ONASA n’aurait pas jusqu’à 2950 tonnes de riz  dans ses stocks. Ce qui alors nous amène à dire que cette opération servirait à tuer les Béninois au lieu de les sauver.
Si le schéma 2 s’avérait réel et vrai, peut-on vouloir sauver des Béninois en tuant d’autres (les paysans par conséquent l’économie du pays) qui s’échinent sous le soleil à produire du riz ? Quand finirons-nous par ne plus recevoir du don du riz du japon qui met à mal l’écoulement du riz « Made in Benin » réputé pour ses caractéristiques organoleptiques ?