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Par Avenue 229 le 27/08/2015 à 14:45 Voir l'article

Chers lecteurs d’Avenue229.net, vous vous êtes probablement demandés si j’avais renvoyé aux calendes grecques les prochains profils de « Béninois qui Font »… ou si mieux j’avais tout simplement passé l’arme à gauche. A moins que vous ayez aussi oublié « de quoi il s’agit » ?? Soit! L’aventure continue …

Je vous présente en premier profil pour ce mois, Fréjus Thoto, jeune leader associatif, 25 ans, co-fondateur de ACED-Bénin, Centre d’Actions pour l’Environnement et le Développement Durable. Et comme je connais souvent de bonnes têtes – oui, permettez :) -, je connais l’homme pour avoir étudié mes premières années en agro-économie avec lui. Nos organisations ont été partenaires sur une action ponctuelle d’éducation à l’environnement en 2011, et depuis « Il Fait ».

 A.D.: Bonsoir Fréjus, nous vous remercions de nous accorder cet intervalle de temps dans votre agenda. Pourriez-vous vous présentez à nos lecteurs d’Avenue229.net, et dire en quelques mots ce que vous faites ?

F.T.: J’ai un Master en Economie Agricole et je suis co-fondateur du Centre d’Actions pour l’Environnement et le Développement Durable (ACED) où j’occupe le poste de Directeur Exécutif depuis 2010. ACED est une organisation à but non lucratif qui œuvre dans le domaine de la sécurité alimentaire à travers trois programmes que sont Agriculture et sécurité alimentaire ; Changements climatiques et TIC pour l’agriculture. Nous menons nos activités dans les pays d’Afrique de l’Ouest avec une certaine concentration sur le Bénin.

A.D.: Qu’est-ce-qui vous a réellement motivé à travailler sur ce secteur et dans ces domaines en particulier ?

F.T.: Ma motivation vient d’abord de ma volonté à développer mes propres idées et à faire quelque chose qui me passionne. J’ai donc décidé très tôt de consacrer une bonne partie de mon temps à monter une organisation dans laquelle je pourrai fédérer mes idées et apporter une contribution claire à la croissance économique et au développement dans mon pays et dans la sous-région. Les questions liées à la sécurité alimentaire m’ont toujours passionné et ont d’ailleurs orienté mon choix de formation professionnelle vers l’agronomie. C’est pour cela que mon organisation intervient à l’intersection des domaines de la sécurité alimentaire et de l’environnement. L’insécurité alimentaire et la dégradation de l’environnement constituent en réalité des problèmes majeurs pour des pays comme le nôtre où 4 enfants sur 10 souffrent de malnutrition chronique, où la plupart des personnes affectées par l’insécurité alimentaire sont des agriculteurs, où les ressources naturelles sont mises à rudes épreuves compromettant ainsi la survie de certaines communautés. Ce tableau préoccupant, je dirai même étonnant pour un pays comme le Bénin qui dispose des ressources nécessaires pour réduire la pauvreté, motive mon engagement et le travail de mon organisation.

A.D.: Et quelles solutions apporte réellement votre organisation aux populations ? Quelles actions concrètes menez-vous pour améliorer leur situation afin qu’on y observe des changements positifs ?

F.T.: La stratégie d’intervention de ACED a évolué depuis que nous avons démarré nos activités. Nous avons commencé par des appuis ponctuels et significatifs à des communautés vulnérables. Par exemple en 2011, avec l’appui du Japan Water Forum Fund, nous avons construit 2 blocs de latrines pour une communauté rurale de la commune d’Abomey-Calavi qui avait été touchée par les inondations de 2010. Ce fut une intervention très appréciée par les communautés, mais notre évaluation a montré que les interventions ponctuelles à caractère purement social ou humanitaire ne résolvent pas toujours de façon durable les problèmes pour lesquelles elles sont mises en œuvre. ACED s’est donc engagé dans une démarche constructive de solutions durables avec les communautés ; et cela nous a amené à intégrer la recherche participative dans notre stratégie d’intervention. Ainsi, nous collaborons avec des universités comme l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université Libre d’Amsterdam ou encore l’Université du Québec à Montréal, afin d’aborder les problèmes avec une vue aussi scientifique que communautaire. Par ailleurs, nous nous efforçons à rechercher un équilibre économique dans nos interventions en associant à la recherche-action des opportunités d’affaires pour les communautés avec qui nous travaillons. Cette approche nous permet d’apporter au-delà des projets, des moyens clairs de mobilisation de revenus à nos cibles. L’une de nos initiatives qui illustre bien cette approche est la valorisation de la jacinthe d’eau, l’une des plantes aquatiques les plus invasives et nocives au monde. Dans cette initiative nous associons la recherche, l’action et le business pour transformer le problème d’invasion de la jacinthe d’eau en opportunité pour les communautés à travers la fabrication de compost et de biogaz. Globalement, en 2014, 432 agriculteurs ont directement bénéficié de nos actions.

A.D.: Le milieu associatif, nous l’imaginons demande beaucoup de ressources pas toujours accessibles. Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre quotidien professionnel, et comment les surmontez-vous ?

F.T.: La mobilisation des ressources aussi bien financières que matérielles et humaines fait la différence entre une organisation qui arrive à réaliser sa mission et une autre qui reste à l’étape de l’idée. En ce qui concerne les ressources humaines nous sommes une petite équipe dont les membres sont répartis sur nos différents projets. Nous avons mis en place une stratégie de collaboration avec des institutions déjà établies afin de travailler avec leurs ressources humaines et mutualiser nos efforts pour l’atteinte de notre mission. Sur le plan des ressources financières, ACED est encore à ses débuts avec de maigres financements. Le double défi que nous avons est d’augmenter nos subventions et de mobiliser des revenus afin d’autofinancer notre fonctionnement et renforcer notre autonomie. A cet effet, nous avons élaboré en 2014 un plan stratégique sur 5 ans qui oriente désormais notre action. Ce plan stratégique nous permet désormais d’engager directement des discussions avec des bailleurs de fonds et des partenaires techniques avec qui nous pouvons collaborer pour augmenter nos subventions. Par ailleurs nous travaillons sur une stratégie de mobilisation de ressources hors-subvention car cela est crucial pour notre survie.

A.D.: A juste titre, nous avons fait un tour sur votre site internet. Entre 2009 à 2015, on se rend quand même compte que vous êtes une jeune structure, mais déjà plusieurs partenaires et projets. Qui sont-ils ?

F.T.: Le partenariat est central dans notre stratégie d’intervention. Nous avons développé des collaborations avec des institutions de financement et des organismes techniques qui interviennent dans nos domaines. Nous collaborons avec des partenaires du Sénégal, du Canada, du Ghana, de la Suisse, des Etats-Unis, de la France, des Pays-Bas, etc. Au nombre de nos partenaires, nous pouvons citer les Nations Unies, l’Organisation Néerlandaise pour la Recherche Scientifique, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et bien d’autres. L’un de nos partenariats nous a récemment permis de mobiliser 233 millions FCFA (environ 355.000 euros) pour exécuter un projet sur la résilience des communautés de pêcheurs continentaux au Sud-Bénin. Il serait aussi utile de mentionner que depuis Juillet 2015, l’ ACED dispose du Statut Consultatif Spécial auprès de la Commission Economique et Sociale de l’ONU.

A.D.: Quel rôle attribuez-vous à la mobilité dans le développement de l’organisation ?

F.T.: Le monde d’aujourd’hui demande d’aller au-delà de son pays pour bénéficier des acquis et opportunités des autres et leur faire bénéficier les siens. Par conséquent, mes collègues et moi voyageons dans le cadre des activités de ACED afin de partager nos résultats et de mobiliser des ressources. Je ne dirai pas que la mobilité est vitale pour notre organisation comme elle l’est pour d’autres types d’organisations mais elle apporte une plus-value évidente.

A.D.: Paris, vous le savez, abritera dans quelques mois la COP21, très décisive dans les négociations climatiques. ACED a – t – elle une position en vue de cette rencontre? Ou Comment y porte t-elle sa voix ?

F.T.: En ce qui concerne la question de la Conférence des Parties (COP21), la position de ACED rejoint officiellement la contribution prévue déterminée au niveau national en vue d’aboutir à un nouvel accord climatique universel. A l’ACED, nous restons fermes sur le fait qu’au-delà de ces efforts d’atténuation, les différents acteurs doivent penser l’adaptation aux changements climatiques sur le plan local afin de permettre aux communautés les plus affectées de disposer des moyens nécessaires pour améliorer leur résilience. Cela est d’autant plus pertinent pour des pays comme le Bénin où les secteurs les plus touchés incluent entre autres l’agriculture et les ressources en eau qui sont déterminantes pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté.

A.D.: Je suis citoyen béninois. Je veux créer une organisation à but non lucratif pour améliorer la vie de mes concitoyens. Quel est votre conseil pour moi ?

F.T.: Créer une organisation à but non lucratif demande les mêmes ingrédients que lancer une nouvelle idée d’affaires que sont l’innovation, la passion, l’endurance, la persévérance, l’expertise et la foi. D’un autre côté, il faudrait que celui qui s’aventure dans ce domaine ait des capacités avérées de mobilisation de ressources car s’il échoue dans ce domaine, il aura une organisation qui existe mais qui n’arrive pas à réaliser sa mission. La maitrise de l’anglais, la communication, et le partenariat sont aussi des clefs qui permettront à ceux qui lancent des organisations à but non lucratif de mener des actions concrètes et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Ariel Djomakon

 
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Par Avenue 229 le 29/05/2015 à 17:50 Voir l'article

L’opérateur de téléphonie mobile MTN Bénin vient de lancer la deuxième édition du MTN Apps Challenge. C’était lors d’une conférence publique le jeudi 18 mai 2015 à Cotonou en présence d’un public enthousiaste composé d’acteurs du secteur des Tics, des représentants de l’autorité de régulation (Arcep), de la communauté tech dans son ensemble et d’autres curieux. Rappelons le tout de suite, le MTN Apps Challenge est un concours de développement d’applications dont la première édition a eu lieu en 2014. Mais pour une deuxième édition, le leader de la téléphonie mobile au Bénin voit déjà les choses en grand et a apporté de nombreuses améliorations suggérées en partie par les observateurs de la dernière édition. Nous vous en proposons la substance ici.

1- Démarrage des inscriptions le 1er juin

Si le concours a été lancé officiellement le 18 mai dernier, les inscriptions ne commencent réellement que ce 1er juin 2015. Elles prendront fin le trois semaines plus tard soit le 21 du même mois. Les candidats sont tenus de soumettre leurs applications en ligne. Pour cette édition, seules les applications finalisées seront autorisées à participer au concours. Si vous désirez faire partie de l’aventure cette année, vous avez encore quelques heures pour finaliser votre appli. Du courage pour les nuits blanches.

2- Nouvelle catégorie ajoutée

C’est l’une des nouveautés qu’apporte l’édition 2015 du MTN Apps Challenge. Contrairement à l’année dernière où seulement cinq catégories étaient en jeu, les participants peuvent désormais jouer dans six catégories. L’agriculture est la nouvelle qui a été ajoutée. A titre personnel, c’est un choix juste opéré par MTN Bénin car vu d’Afrique, les innovations technologiques dans le domaine agricole sont vraiment du succès. En somme voici toutes les catégories :

- Education

- Santé et Bien être

- Divertissement et Mode de vie

- Jeux

- Productivité

- Agriculture

A écouter ici : le Directeur général de MTN Bénin parle du MTN Apps Challenge 2015

3- Application par équipe

C’est également une nouveauté par rapport à l’année dernière. En 2014, le concours était individuel. Mais cette fois, ce sont des équipes qui devront soumettre leurs applis. Chaque équipe doit nécessairement comprendre trois personnes de trois compétences différentes : un développeur (codeur), un graphiste-designer et un spécialiste du marketing.

4- Critères d’évaluation

Ce sont des informations qui sont d’une importance particulière pour les participants au concours. En effet, l’élections des gagnants se fera par un jury constitué par MTN Bénin dont le délibéré sera constaté par exploit d’huissier en charge du concours. Pour augmenter vos chances de faire partie des meilleurs voici les facteurs qui seront déterminants :

* utilité : améliore la vie de tous les jours

* innovation : n’existe pas encore sur le marché

* fonctionnalité : facile à utiliser et à comprendre

* compatibilité avec les systèmes d’exploitation mobiles

* rentabilité financière

* stabilité : pas de bugs ni de crash

5- Les lots

Pour tout concours qui promet des récompenses à la fin, c’est la partie la plus intéressante. Pour ceux qui ont suivi l’édition d l’année dernière, MTN Bénin ramène les mêmes lots. Il s’agit d’un trophée, d’un chèque de 2 millions de francs cfa pour chaque équipe lauréate pour assistance dans la création d’une start-up et enfin d’un macbook accompagné d’une connexion internet gratuite. Les lauréats de l’année dernière avait aussi bénéficié d’une participation au Mobile World Congress à Abu Dhabi où leurs applications avaient été présentées au public. Interrogé sur la question du « voyage », le Directeur général de MTN Bénin a assuré que rien n’est encore moins sûre cette année. A en croire M. Malik Melamu les lauréats de 2015 devraient aussi bénéficier des mêmes opportunités que ceux de l’année dernière.

 

 
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Par Avenue 229 le 25/04/2015 à 13:59 Voir l'article

La première édition des soirées s'est penshé sur le métier de community manager, son rôle et son utilité pour une marque. Photo : Ganiath Bello

La première édition des soirées s’est penshé sur le métier de community manager, son rôle et son utilité pour une marque. Photo : Ganiath Bello

Comme je vous l’avais annoncé dans mon précédent article, la première des soirées #RECBénin a eu lieu ce vendredi 24 avril 2015. Pour une première, les organisateurs ont mis les moyens pour qu’elle soit une réussite. Pour ceux qui n’ont pas pu y assister, je vous propose ici le récapitulatif des trois heures qu’a duré l’événement à travers le meilleur (et le pire ?) de ce qui en a été dit sur les réseaux sociaux.

 

 
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Par Avenue 229 le 22/04/2015 à 20:46 Voir l'article

Faire rencontrer les créatifs (graphistes designers, photographes, blogueurs, community managers, web managers, développeurs web, développeurs d’application, etc.) et les chefs d’entreprises lors d’une soirée aux allures d’after work. Pendant deux heures les deux groupes vont discuter entre eux autour d’un métier créatif mis à l’honneur en se focalisant sur la plus-value que les premiers peuvent apporter aux seconds dans leur croissance et inversement. C’est là l’objectif principal derrière les Rencontres Entreprises Créatifs (REC).

C’est le rêve que Roland Houngbadji, graphiste designer, l’un des organisateurs des soirées REC est hyper excité de réaliser pour la première fois ce vendredi 24 avril. « J’ai pour coutume de dire, ce que vous faites aura beau être le métier le plus fantastique au monde, si vous ne le faites pas savoir, alors pour le reste du monde vous ne faites rien. En effet vous ne faites rien car sur le marché, les principales personnes susceptibles d’avoir besoin de vos services, ne savent pas que vous existez, elles ignorent vos compétences et donc la plus valu que vous pouvez leur apporter. Fort conscient de ce faite, nous avons décidé, au sein du Collectif des Créatifs-Bénin de quitter le rang serré des spectateurs et de devenir des acteurs de notre propre développement, nous avons imaginé les soirées REC qui offrent un cadre de rencontre entre les entreprises et les créatifs, et qui donnent la possibilité aux différents acteurs du domaine créatif de parler de leurs métiers, d’échanger et de nouer des relations d’affaires avec ceux qui ont vraiment besoin d’eux. », explique-t-il enthousiaste

Le community manager

La première éditions des soirées REC met à l’honneur le métier de community manager. « Le Community Manager, rôle et utilité pour une marque » est le thème autour duquel échangeront les différents participants. Deux speakers ont été invités à cet effet. Le premier Retis STEFFY est Stratège du Marketing Numérique. Le second, Kwame Sènou se présente comme un social media manager et un community manager expérimenté.

Le choix de mettre l’accent sur le métier de community manager lors de cette première REC n’est pas un hasard. « Nous avons eu une bonne discussion quand il s’est agit de décider du métier sur lequel, plein feu serait mis lors du REC (sic). Nous nous sommes rendus compte que le Community Management était un métier en pleine expansion, un métier de notre quotidien mais qui malheureusement n’est pas assez connu, un métier dont l’importance est encore marginalisée. Alors que l’idée des REC c’est bien entendu, d’organiser des soirées qui promeuvent les corps de métier mais en donnant la primeur aux métiers les moins connus », s’est justifié Roland Houngbadji.

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Vendredi 24 avril à Jokkolabs Cotonou

Ce vendredi, la REC installe donc ses quartiers à Jokkolabs Cotonou, espace de travail collaboratif (espace de coworking, si vous préférez le franglais ;) ) fraîchement installé à Cotonou au quartier Gbèdjromédé. Pour participer à l’événement, il fallait demander une invitation sur le site consacré  à cet effet. Les demandes d’invitation sont closes désormais mais on a toujours la possibilité de suivre l’événement sur les réseaux sociaux grâce aux hashtags #RECBénin #wasexo et autres #Team229 ou #229tech.

 
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Par Avenue 229 le 22/04/2015 à 18:20 Voir l'article

Deuxième profil du mois, Seliger Alumni 2013 et YALI 2015, Sara Idohou est une jeune leader associatif et entrepreneure, âgée de 24 ans. Directrice générale de Empower Pyramid Sarl, et fondatrice de Young Leaders Corporation, je la côtoie depuis 2007 entre milieux universitaires et professionnels. L’organisation dont je suis membre, YPA Development, et la sienne ont pu mener à bien des initiatives conjointes entre 2012 et 2014. C’est avec plaisir que nous l’accueillons ce mois parmi « Les Béninois qui Font ! ».

Sara Idohou

A.D.: Nous sommes très honorés de rencontrer ici une jeune leader béninoise comme vous. Pourriez-vous nous parler de vous et des domaines professionnels dans lesquels vous travaillez le plus ?
S.I.: Je suis Consultante-Formatrice et Directrice Générale du Cabinet Empower Pyramid SARL, une structure spécialisée dans le coaching et le renforcement des capacités. J’ai aussi fondé l’ONG Young Leaders Corporation. Et il m’importe de dire que je fais également partie des jeunes qui compose le US Ambassador’s Youth Council (Conseil des Jeunes de l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, ndlr) , un Conseil consultatif mandaté pour orienter l’Ambassadeur dans des activités conjointes avec toute la Mission Américaine ici au Bénin.

A.D.: Pourquoi un intérêt particulier et votre engagement pour les domaines de l’entrepreneuriat en général à travers votre cabinet, et du développement des jeunes et femmes à travers votre ONG?
S.I.: Je vous confie que j’ai vécu dans mon jeune-âge une farouche opposition de mon père relative à mon orientation académique, professionnelle et tout ce qui constitue mes plus grands rêves dans la vie, car étant pour la plupart différents des siens pour moi. J’ai donc dû à un moment donné, faire des choix difficiles. Cependant, cela a forgé ma détermination et mon audace. J’y serais encore moins arrivée, si je n’avais compris par moi-même qu’il fallait faire preuve de Leadership et d’entrepreneuriat afin d’être autonome. C’est cela qui a éveillé mon intérêt pour ces deux grands domaines. Aussi, mes formations académiques et professionnelles m’ont finalement servi à m’axer autour de l’entrepreneuriat avec toutes ses composantes (création, développement et performance de l’entreprise) sans négliger ma soif de faire bénéficier à des milliers d’autres personnes les outils que j’ai appris.

A.D.: Et quelles ont été depuis les actions concrètes que vous avez menées pour faire avancer les choses ? Quelles en sont les retombées ?
S.I.:  De 2012 à ce jour, j’ai initié, conduit et/ou appuyé plus de cinquante activités de moyenne et grande envergure dans nos domaines respectifs. En termes de résultats, ces activités ont impacté plus de 10 000 jeunes et femmes chômeurs, étudiants, entrepreneurs et autres et près de 4 000 internautes qui ne manquent de nous faire parvenir des témoignages via les réseaux sociaux. Mes deux plus grandes initiatives à succès sont : le Projet des « Jeunes Volontaires au Service du Développement » qui a permis de former plus de 1 500 étudiants au Volontariat avec 600 qui se sont spontanément inscrits en tant que volontaires dans notre base de données, et le Projet du « Social Entrepreneurship Fair (SEF) » (Foire de l’Entrepreneuriat Social, ndlr) qui permet de former beaucoup de jeunes sur l’Entrepreneuriat social et de promouvoir les meilleurs Entrepreneurs sociaux à travers une grande foire qui a primé par des Trophées les trois plus excellents ayant participé à l’Initiative. Cette année aura bientôt lieu la 2ème Edition du SEF. La plus grande satisfaction reçue à travers ces projets, sont les témoignages émouvant de personnes dont les vies ont changé après qu’ils aient pris part à l’une de ces initiatives. Aujourd’hui des Clubs Young Leaders Corporation (YLC) sont en train d’être créés dans des universités et villes dans le pays afin que beaucoup plus de jeunes et de femmes bénéficient de nos initiatives. Ces Clubs démarreront bientôt avec leur lancement officiel à travers une activité spéciale dénommé le « CHALLENGE ACTIVITY ».

A.D.: Ce sont forcément des témoignages qui vous encouragent encore. J’imagine quand même que tout ceci n’a pas été sans faire face à des obstacles et relever des défis : Quels ont été vos difficultés?

S.I.:

Au-delà des compétences, de l’énergie et de la volonté investies, il existe deux ressources incontournables dans le monde du Business et de la vie Associative : la ressource humaine et la ressource financière.

Du point de vue humain, les obstacles sont le fait de travailler et/ou de collaborer avec des personnes mal choisies soit parce que leur vision n’est pas complètement à la hauteur de celle inspirée, soit parce qu’ils ne sont pas forcément prêts à un véritable sacrifice pour l’atteinte des objectifs. Sur ce point précis, je travaille à davantage motiver les membres de mes équipes, à mieux les comprendre pour les conseiller sur leur performance ou les orienter définitivement vers un autre centre d’intérêt qui leur serait plus utile afin d’accueillir de nouvelles personnes qui s’investiront mieux, mais surtout et avant tout être moi-même un exemple de résultat positif qui leur prouve qu’ils peuvent dépasser leurs limites et donner le meilleur d’eux-mêmes. J’ai également connu plusieurs fois des difficultés ou limites financières en tant qu’entrepreneure mais aussi en tant que leader associatif qui cependant ne m’ont jamais poussé à baisser les bras.

Sara Idohou et la Directrice des CROUS lors de la International Women Day 2015

A.D.: Dites-nous Sara, nous savons que vous êtes l’une des 500 jeunes leaders africains, et certainement la plus jeune parmi les 06 sélectionnés au Bénin, cette année pour l’initiative Mandela Washington Fellowship du Président Américain Barak Obama (YALI)? Que représente cela pour vous ?

S.I.: Le Mandela Washington Fellowship, comme vous dites, est à l’initiative du Président OBAMA ; C’est un programme de Leadership de très haut niveau qu’il a initié dans son objectif d’investir dans la  jeune génération talentueuse susceptible de changer l’Afrique dans les domaines public, privé et de la société civile. J’aurai l’avantage d’être non seulement formée mais de faire un stage complémentaire dans l’une des plus grandes institutions des Etats-Unis. Cette sélection, pour moi, représente à la fois une consécration pour le travail que j’abats au quotidien. Mais c’est aussi une victoire pour mes mentors qui ne cessent d’investir qualitativement dans la construction de ma personnalité, pour mes parents qui ont fini par accepter mes passions et mes rêves, pour mes collaborateurs et amis qui mènent avec moi ce combat et rendent la traversée agréable. Et bien sûr, sans oublier tous ces jeunes et femmes qui sont inspirés par mes actions et mon parcours et qui ont besoin que je les inspire davantage. C’est une expérience de vie unique.

A.D.: Toutes nos félicitations Sara. Alors, sauriez-vous déjà partager avec nous ce que le Bénin ou l’Afrique peut donc espérer de vous au terme de ce Programme ?
S.I.: Au terme du Programme, j’espère vraiment revenir galvanisée au Bénin, plus expérimentée, plus professionnelle, et aussi avec de meilleures initiatives et de meilleures méthodes ou techniques d’exécution. Aussi, les plus grands domaines qui me tiennent à cœur, outre l’entrepreneuriat et le leadership, sont le système éducatif à la base au Bénin et le rôle prépondérant de la Femme dans les instances de prise de décisions en tant qu’acteur du développement. J’envisage aussi élargir YLC au-delà des frontières en l’implantant un peu partout en Afrique pour que sa vision soit portée par plusieurs autres jeunes dans d’autres pays d’Afrique.

A.D.: Avez-vous déjà participé à différents programmes et formations hors du Bénin ? Et pensez-vous que la mobilité est ou non un facteur de réussite pour le développement communautaire et la réussite personnelle ?
S.I.: En 2013, j’ai eu le privilège d’être sélectionnée parmi les 800 jeunes leaders venant de 139 pays du Monde pour participer sur deux semaines au Forum International de la Jeunesse qui a eu lieu en Russie « International Youth Forum, Seliger 2013 ». Le Programme bien meublé a élargi ma perception en matière d’innovation suite aux nombreux échanges que j’ai eus avec mes pairs venant des quatre (04) coins du monde, au travers leurs inspirantes histoires, et leurs expériences personnelles. A mon retour de la Russie, j’étais plus que motivée et déterminée à implanter des programmes encore plus adaptés. Le Programme « Social Entrepreneurship Fair » dont j’ai parlé plus tôt est un produit de cette expérience enrichissante. Outre l’Expérience de la Russie, j’ai eu l’occasion de faire certaines formations et une expérience de Volontaire au Ghana qui m’ont également enrichies, sans compter mes traversées dans des pays tels que le Togo et la Côte d’Ivoire, mon Pays natal. Il est donc clair pour moi, que la mobilité internationale est un facteur indispensable à la réussite des projets et entreprises car elle offre l’opportunité de vivre de plus près l’expérience et les méthodologies des autres pays, et permet de capitaliser leurs facteurs de réussite et de performance. Il faut donc sortir et expérimenter ce qui se passe ailleurs afin d’en faire profiter son propre pays.

A.D.: Un mot de fin ? Pour encourager d’autres jeunes dans les mêmes domaines que vous ? Ou se joindre à vous pour une action commune ?
S.I.: Entreprendre dans le monde des affaires ou même dans le social, demande beaucoup de passion et de sacrifices , mais c’est de loin, l’une des meilleures façons de valoriser vos talents et de véritablement concrétiser vos rêves. Les nombreux obstacles et difficultés que l’on rencontre ne doivent aucunement être une source de désespoir mais un facteur de motivation pour relever les défis et être fier à la fin d’avoir remporté la victoire. J’aimerais encourager chaque jeune à oser ! Au-delà de l’audace, à s’armer de courage, de patience, et de persévérance. Accompagnez vos rêves d’actions et n’arrêtez pas jusqu’à avoir atteint le sommet que vous espérez. Et lorsque vous êtes au sommet, n’oubliez pas de soutenir ceux qui ont envie de vous rejoindre.

Chers lecteurs, nous bouclons ainsi pour ce mois avec nos deux profils ! Nous espérons vous avoir apporté des informations utiles sur ce que font ces jeunes. A bientôt pour les deux nouveaux profils du mois de Mai. Merci à Sara pour cette interview, Merci à vous chers abonnés!

 
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Par Avenue 229 le 20/04/2015 à 15:12 Voir l'article

Sinatou Saka a annoncé il y a quelques jours la création d’une nouvelle catégorie « Les Béninois qui Font » sur le site. J’ai le plaisir d’animer cette catégorie. Comment ça va se passer? Chaque mois, la même semaine je vous présenterai les profils de deux béninois (que j’ai déjà rencontrés ou que vous me suggérez) actifs dans leurs domaines, idéalement un homme et une femme, pour partager avec nous des informations sur ce qu’ils font, sa valeur ajoutée économique ou sociale, et éventuellement si la mobilité y joue un rôle déterminant. 

Vital Sounouvou

Vital Sounouvou, jeune entrepreneur, 24 ans, Fondateur de Exportunity.com, lauréat YALI 2014 et TEEP 2015, est le premier béninois du mois. J’ai rencontré Vital pour la première fois en 2011, lors du Forum national des jeunes béninois sur les Changements climatiques. Depuis nous sommes restés en contact via les réseaux sociaux, et tout le privilège est pour moi de l’avoir eu pour cette interview.

A.D.: Bonjour Vital,
V.S.: Bonjour Ariel,

A.D.: Vital, nous vous savons un jeune entrepreneur très connu au Bénin et à l’international. Pourriez-vous nous parler de vous et des secteurs dans lesquels vous intervenez ?
V.S.: Merci encore Ariel de nous donner l’opportunité d’intervenir sur votre créneau. Je suis « un entrepreneur très connu », je ne sais pas. Mais « entrepreneur qui travaille beaucoup » ça je sais. Je suis le Fondateur de l’entreprise Exportunity, qui est une plateforme assez inédite, la seule en Afrique qui facilite uniquement le commerce B2B (Business-to-Business, ndlr). Nous avons acheté la même plateforme qu’Alibaba, et nous l’avons adapté pour l’Afrique.

A.D.: Alors, pourquoi avoir choisi précisément le chemin de l’entrepreneuriat pour votre projet professionnel, ou est-ce juste un choix à tout hasard ?
V.S.:  Pour répondre à votre question, je me rappelle d’un des premiers cours que j’ai eus à l’université. Le professeur nous a clairement dit : « Jeunes gens, vous ne trouverez pas d’emploi à votre fin de cycle ». C’était clair. La seule option c’était de devenir entrepreneur. L’entrepreneuriat s’est un peu imposé à moi!

A.D.: (sourire) Quelle est la valeur ajoutée réelle, économique ou sociale, apportée par votre entreprise pour le Bénin et l’Afrique ? Ou la valeur ajoutée potentielle qu’elle puisse apporter ?
V.S.: Vous savez, il est pour un producteur africain littéralement impossible d’accéder à un marché qui puisse lui rapporter des revenus supérieurs à 20 000 Dollars. Les producteurs africains ont de grosses difficultés ; et ayant organisé des foires depuis l’université, j’ai eu la chance d’être en contact avec beaucoup d’entre eux. Et leur besoin était simple. Ils ont besoin d’une personne qui puisse les aider à écouler leurs produits. Ce ne sont pas des gens qui sont bons dans le marketing, ils sont juste de bons producteurs. Exportunity vient effectivement pour résoudre ce problème, et être la plateforme qui leur permet de recevoir des commandes, des crédits de la part des acheteurs. Et du côté des acheteurs aussi. Il y a  aussi beaucoup d’acheteurs en Afrique,le marché est énorme. Donc le problème c’est que les traders africains, les importateurs africains importent de l’extérieur ; alors que la majorité des produits qu’ils importent de l’extérieur sont en général disponibles localement. Et le combat d’Exportunity en réalité, c’est de pouvoir non seulement permettre aux producteurs d’écouler leurs produits, mais aussi aux acheteurs locaux, de comprendre la qualité des produits locaux. Une autre chose importante, c’est que Exportunity a trois systèmes de filtrage pour quiconque va intervenir sur la plateforme en partant des produits jusqu’à la commande. Quand un acheteur passe une commande, nous vérifions d’abord la disponibilité des fonds avant de contacter le producteur. Autre chose toute aussi importante est que nous ne faisons rien en dessous de 40 000 Dollars. Et une dernière chose, c’est que Exportunity est vraiment une initiative qui va permettre à beaucoup de jeunes entrepreneurs de se faire de l’argent par notre système de Traders, parce qu’en réalité, ils pourront être dans notre système, se faire de l’argent sur des transactions qu’ils auront facilitées.

A.D.: Je connais bien ces problèmes de nos producteurs et je vois que votre plateforme vient renforcer les interactions commerciales et la confiance entre producteurs africains et traders. J’imagine aussi, Vital, que créer et développer Exportunity a connu ses difficultés. Comment les avez-vous surmontées ?
V.S.: Il y a un mot que j’ai appris, que je répète tous les jours: Persévérance . Il n’y a que ça en fait. Exportunity c’était mon sujet de soutenance. Cela fait plus de cinq ans que je travaille sur le concept ; ça a d’abord été sous différents noms, j’en suis à la troisième entreprise et c’est cette troisième qui a pris le nom d’Exportunity. C’était un vrai parcours de combattant, et ça l’est toujours. Nous avons beaucoup de chance aujourd’hui, nous avons la chance d’intervenir un peu partout dans le monde mais nous avons investi surtout. Pour le logiciel par exemple, nous avons investi 25 000 Dollars ; et il fallait faire tester le logiciel, ce qui nous a coûté 2 000 Dollars ; ensuite, d’Août à Décembre 2014, nous avons fait du Beta-testing (le Bêta Test est une étape avancée de tests d’un produit IT pour valider son bon fonctionnement, ndlr) qui nous a coûté 20 000 Dollars.

Et actuellement, il faut le dire, les lois au Bénin ne sont pas adaptées à une entreprise qui veut grandir, l’environnement d’investissement au Bénin n’est pas sécurisé. Et nous avons été obligés de changer la localisation de notre entreprise en Ile-Maurice. Donc aujourd’hui, Exportunity est une entreprise de droit Mauricien.

Pour surmonter les obstacles, nous avons d’abord créé une première branche de l’entreprise qui est une entreprise d’organisations d’événementiels, et de connections B2B. Nous avons organisé beaucoup de rencontres B2B pour les autorités de différents pays africains. Nous l’avons fait pour le Gabon, au Bénin, au  Cameroun, au Congo, en Ethiopie, au Kenya et surtout à Dubaï. Nous avons dû nous adapter et choisir d’autres sources de revenus provisoires qui puissent nous permettre de financer le projet. Donc il y a une chose aussi importante à comprendre : ce n’est pas parce qu’on a une idée précise, qu’on ne peut pas faire autre chose pour trouver les fonds pour la financer ; il faut absolument s’adapter et rester compétitif dans la course.

A.D.: Et on le voit bien que les fruits ont porté ! Par exemple, en l’espace d’un an vous avez été lauréat pour deux grandes initiatives favorables au développement de l’Afrique. Je veux citer les initiatives du Président Américain Barak Obama pour les jeunes leaders africains, et de l’Entrepreneur-Philanthrope Tony Elumelu pour l’Entrepreneuriat des Jeunes africains. Que représentent pour vous ces nominations ?
V.S.: Etre sélectionné pour le programme YALI du président OBAMA a été, pour moi principalement, je ne dirai pas un couronnement, ce n’est pas le mot. Il y a Rockefeller qui dit que « Chaque nouvelle opportunité est une nouvelle responsabilité ». Cette sélection m’a donc offerte de nombreuses opportunités qui supposent des responsabilités. Parce que quand des gens vous font confiance et vous félicitent, vous n’avez pas droit à l’erreur. Durant le dernier mois, nous avons fait un toilettage incroyable de nos comptes et de toutes nos procédures. Aujourd’hui, nous sommes une entreprise qui fonctionne et qui se calque sur des procédés des entreprises internationales. Le Programme de Monsieur Tony Elumelu, que j’ai eu la chance de rencontrer à Washington à Septembre, est aussi pour nous une preuve que nous sommes dans la bonne direction. Beaucoup de travail, voilà ce que ça représente.

A.D.: En tout cas le Bénin peut être fier de vous. A vous écouter, on remarque également que vous êtes très mobile sur les continents. Pensez-vous que la mobilité internationale est essentielle aux jeunes pour développer leurs entreprises et projets ?
V.S.: Il y a deux options, soit d’être une entreprise locale ou une entreprise internationale. Pour le type de travail que nous voulons faire et que nous faisons, nous sommes obligés de bouger. Et nous avons la chance de mobiliser les ressources pour. La mobilité est donc essentielle, nous bougeons pour ces jeunes entrepreneurs africains qui n’ont pas la possibilité de bouger. Et nous sommes à l’affût des opportunités pour nos clients. Près de 80 % de notre budget est dédié à la mobilité. Et nous ne regrettons pas ce choix, parce que c’est là que nous construisons notre réputation, c’est là que nous faisons les bons contacts.

A.D.: Un mot de fin ? Pour encourager d’autres jeunes entrepreneurs ?
V.S.: Persévérance. Rêvez grand et Persévérez. Ayez un rêve qui vous effraie et allez tout droit vers ce rêve sans vous arrêtez. Le plus important ce n’est pas la destination, c’est le chemin… C’est le chemin qui vous rend fort et qui fait de la destination ce qu’elle est. Et la destination en réalité n’est pas une destination, parce que c’est juste un répit avant le prochain défi.

J’espère que vous avez eu du plaisir à lire notre échange avec Vital Sounouvou. Personnellement, je retiens essentiellement une chose: ce n’est pas parce qu’on a une idée précise, qu’on ne peut pas faire autre chose pour trouver les fonds pour la financer ; il faut absolument s’adapter et rester compétitif dans la course. Merci Vital, merci à vous lecteurs et abonnés d’Avenue229! Si vous connaissez un béninois actif dans son domaine et qui pourrait partager des informations avec nous sur ce qu’il fait, n’hésitez pas à nous contacter. A mercredi prochain pour le second profil du mois !

 
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Par Avenue 229 le 11/04/2015 à 20:55 Voir l'article

Angelique Kidjo et Djimou Hounssou. Deux étoiles béninoises Photo: Facebook - Angelique Kidjo

Angelique Kidjo et Djimou Hounssou. Deux étoiles béninoises Photo: Facebook – Angelique Kidjo

Avenue229.net lance en Avril 2015 une toute nouvelle catégorie « Les Béninois qui Font ». L’idée derrière c’est justement d’offrir un espace d’informations sur « Les Béninois qui Font ! » dans tous les domaines. Ces Béninois qui à travers leurs entreprises, leurs associations, leur passion, vocation ou avec leurs talents font bouger les choses.

Ariel Djomakon animera cette catégorie, notamment sur les jeunes béninois qui sont des plus mobiles vers l’international pour leurs activités et/ou qui participent à des programmes d’échanges internationaux.
Ayant  voyagé entre l’Europe et l’Afrique ces deux dernières années pour raison d’études et d’ activités professionnelles, il affirme avoir développer ses activités et renforcer son engagement communautaire grâce à des profils de jeunes inspirants.
Si à travers les différentes interviews que je partagerais, cet avis est partagé, j’espère ainsi stimuler mes pairs ou mes jeunes frères à se ressourcer par la mobilité internationale pour « Faire » dans notre pays.
J’annonce d’entrée que les personnes dont je partagerai ici les profils sont des personnes que je connais personnellement pour avoir eu à échanger plusieurs fois avec elles, collaborer avec certaines soit sur des activités réunissant nos organisations ou des initiatives qui leurs sont personnelles. Ariel Djomakon
N’hésitez pas vous aussi à nous suggérer des profils que vous connaissez aussi pour des raisons similaires voire nous dire dans quel contexte les avez vous connus. Il se fera un plaisir par votre intermédiaire d’entrer en contact avec eux pour des échanges constructifs. Merci!
 
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Par Avenue 229 le 09/04/2015 à 15:59 Voir l'article

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Il y a un mois environ, le hashtag #wasexo a été introduit sur les réseaux sociaux au Bénin. Très vite, il est adopté par de nombreux utilisateurs aussi bien sur le plan national que de l’extérieur. Peu à peu, ce mot-dièse s’impose comme le hashtag identitaire du Bénin à l’image du #kebetu sénégalais ou du #Iwili burkinabé. J’ai posé quelques questions à Patrice Tossavi*, celui qui a eu la géniale idée de lancer ce hashtag au sujet de son initiative.

1- Bonjour Patrice, comment est venue l’idée du hashtag #wasexo ?

L’idée du hashtag #wasexo est venue par ma soif de l’actualité, surtout béninoise. Par le passé, j’avais mis en place des outils de veille informationnelle sur mon PC notamment des Google Alertes par mail sur toute actualité contenant le mot Bénin de même qu’un logiciel d’agrégation des flux d’information RSS publiée par la presse béninoise en ligne.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, je me suis abonné à plusieurs pages Facebook et comptes Twitter, toujours pour rester informé  en temps réel. Mais si parcourir toutes ces plateformes web semble fastidieux pour un professionnel du web comme moi, pour un béninois lambda qui a difficilement accès à internet et qui ne sait, peut-être, rien des flux RSS et Google Alerte, je me dis que la meilleure solution est encore bien loin.

Dans mes recherches, j’ai découvert un portail web sénégalais www.kebetweets.com sur lequel sont synchronisées via des hashtags (mots-clés précédé du symbole #), toutes les informations relatives au Sénégal et publiées soit sur un site web ou à travers les réseaux sociaux. En regardant de près, je me suis rendu compte qu’ils ont adopté le hashtag #kebetu (kebetu en Wolof, langue majoritairement parlée au Sénégal signifie gazouiller (tweeter)).

C’est ainsi que j’ai commencé par chercher un terme typiquement béninois pour faire un hashtag identitaire à côté de #benin et #team229 déjà utilisés par beaucoup de béninois.

2- Dans plusieurs langues locales (dont deux des plus parlées, le goun et le fon), wasexo veut dire littéralement « venez entendre parler ». C’est aussi le titre d’une émission très populaire sur une radio privée locale. Une sorte de revue de presse des faits divers. C’est ce qui vous a inspiré?

Ce n’est pas le titre de cette émission qui m’a inspiré. J’ai essayé plusieurs combinaisons avant d’y arriver. J’ai tenté des termes en langues Fon, Goun, Sahouè, Adja et Mina. Mais ceux ci me paraissait désagréable à l’écoute.

En fait, je tenais à avoir un terme facile à écrire sans le « franciser ». Quand dans mes pensées, est passé l’expression « Wa sé xo », j’avais même perdu de vue qu’il y avait une telle émission. Et mon premier réflexe a été de voir sa disponibilité sur Internet aussi bien comme hashtag que nom d’utilisateur Facebook, Twitter, Google+ … et surtout comme nom de domaine pour l’adresse du site web.

3- Les Béninois ont déjà expérimenté plusieurs hashtags par le passé (sans grand succès). Qu’attendez-vous réellement de celui-ci ?

Ce hashtag est comme un challenge personnel ! Celui de pouvoir offrir aux béninois d’ici et d’ailleurs, une plateforme web unique sur laquelle ils peuvent accéder à toute l’actualité sur leur patrie, que ce soit sur les réseaux sociaux comme sur les sites web de la presse. Au-delà du hashtag #wasexo, il faut voir le portail www.wasexo.com sur lequel on synchronise à la seconde près toute information publiée sur le Bénin et comportant les hashtags #wasexo, #benin et #team229. Je cite ces deux derniers parce qu’ils se sont déjà imposés de fait et on n’a aucun intérêt à les abandonner.

La preuve, si vous faites des recherches sur le hashtag #benin, vous verrez des publications en Anglais ou en Chinois qui n’ont pas forcément un lien avec le Bénin mais simplement parce qu’ils comportent le mot benin.

Pour que #wasexo connaisse un succès contrairement aux autres, ce sera de notre engagement à nous tous. De même, les outils technologiques nous donnent assez de moyens de communication.

Si vous visitez les pages Facebook (https://www.facebook.com/wasseho) et Twitter (https://twitter.com/wasexo) dédiée à #wasexo, vous verrez que plusieurs publications de la pression béninoise y sont synchronisées avec insertion du hashtag. Ce qui drainera davantage d’audience pour ces sites car nos plateformes récupèrent juste les titres, introductifs et lien d’accès pour permettre au visiteur qui clique d’aller lire le contenu intégral sur le site de l’auteur.

4- Quelles initiatives avez-vous prises pour rendre le hashtag populaire afin que les Béninois l’adoptent dans leurs publications ?

J’ai commencé par utiliser la technique du bouche-à-oreille. J’ai contacté des amis par message privé pour leur présenter l’initiative. Chaque fois qu’un ami y adhère, je lui recommande de commencer par adopter les hashtags #wasexo et #benin cumulativement dans ses publications aussi bien sur Facebook que sur Twitter. J’ai aussi partagé l’information dans plusieurs groupes Facebook et WhatsApp.

Pour un début, je peux dire que la machine n’a pas tardé à démarrer et cela donne de l’espoir.

Cette expérience m’a permis de réaliser l’énorme travail à faire  car il y a plusieurs blogueurs et journalistes très actifs sur les réseaux sociaux qui ne s’y connaissent pas en usage des hashtags. Or ceci devrait leur permettre de pousser plus loin leurs publications. Cela donne sans doute des idées.

5- Vous avez lancé le hashtag il y a moins d’un mois, comment les Béninois l’ont-ils pris sur les réseaux sociaux ?

J’avoue que c’est très encourageant la réaction des béninois. Il faut d’ailleurs dire que c’est l’un des cinq premiers messages de félicitations sur la page Facebook qui m’a rappelé à l’esprit l’émission de la radio privée. L’auteur disait « Félicitations, j’aime trop cette émission ! ». Après ça quelqu’un d’autre m’a dit que c’est le nom d’une émission qui passe sur une télévision privée … et je me suis dit si pour la bonne cause, on se retrouve nombreux à porter le même nom, il faut foncer.

Pour finir, je dirai :

Chers frères et sœurs béninois d’ici et de la diaspora et producteurs de contenu, tout ce que nous pouvons partager comme information publique sur internet, tout béninois a le droit d’y avoir accès et pour ça, un seul geste : insérer le hashtag #wasexo !

A tous les consommateurs de l’information béninoise, adopter www.wasexo.com !

*Patrice Tossavi est informaticien et web master. Il est actuellement en poste à l’Ecole Régionale supérieur de la magistrature (Ersuma) à Porto-Novo. 

 
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Par Avenue 229 le 05/03/2015 à 19:15 Voir l'article

malnutitLe pays est loin d’atteindre les objectifs fixés par l’Association mondiale de la santé en nutrition d’ici 2015. Présenté ce jeudi au Bénin Royal hôtel à Cotonou, le rapport 2014 sur la nutrition mondiale ne révèle pas des indices encourageants.

Les statistiques et données en matière de nutrition dans le monde ne sont pas reluisantes. Sur la question, la position du Bénin est loin d’être enviable. Le pays fait partie des mauvais élèves dans le classement mondial sur le plan nutritionnel. Avec 4 enfants sur 10 souffrant du retard de croissance, pour un taux d’allaitement maternel exclusif évalué à 33%, le Bénin pointe au 8ème rang des pays africains en matière de retard de croissance. De même, 32% des femmes en âge de procréer sont exposées aux problèmes de surpoids, le taux de prévalence de la malnutrition chronique est estimé à 32% en 2011 et de façon générale, les problèmes de malnutrition chronique débutent lors des 1000 premiers jours chez l’enfant. Ce bilan découlant des statistiques contenues dans le Rapport 2014 sur la nutrition mondiale, est assez alarmant pour le Bénin. Le ministre du développement, Marcel de Souza dit être conscient de ce que la « malnutrition entraine une perte de 11% du Pib, résultant des pertes humaines, de mauvais apprentissage à l’école, d’une diminution des revenus au travail et d’absentéisme pour cause de maladies. Ledit rapport est conçu par le conseil national de l’alimentation et de la nutrition avec l’appui des partenaires comme l’Unicef, la Fao ect. Il présente la situation mondiale des pays membres du système des Nations-Unies et le profil nutritionnel par pays. La première édition qui est lancée hier au Bénin Royal hôtel a porté sur 193 pays autour du thème « Mesures et redevabilité en vue d’accélérer les progrès mondiaux en matière de nutrition ».

 

nutrition-food-saftey-picLes grandes lignes des travaux ont eu pour socle les six critères retenus en 2012 par l’Assemblée mondiale pour la santé (Ams) que sont : retard de croissance, l’émaciation, surcharge pondérale et surpoids chez les enfants de moins de 05 ans, l’anémie chez la femme en âge de procréer le taux d’allaitement exclusif et l’insuffisance pondérale à la naissance. « Le constat est accablant (…) Le Bénin fait partie des pays les moins bien placés dans la réalisation des progrès en matière de nutrition. (…) un enfant sur trois souffre de la malnutrition chronique », a relevé Anne Vincent, représentante de l’Unicef au Bénin chef de file des partenaires lors de la cérémonie officielle de lancement dudit rapport.

 

 
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Par Avenue 229 le 04/02/2015 à 14:50 Voir l'article

Livres et CD "Dansons Maintenant"

Livres et CD « Dansons Maintenant »

Sous le feu de la rampe, la 3ème édition de la manifestation culturelle « Dansons Maintenant » se révèle, riche en émotion, et pertinent en innovation au fort de l’économie de la culture.
L’aventure a commencé en 2011. La Fondation Zinsou proposait alors au public béninois, le jouissif émotionnel suscité par la magie des rythmes et des pas de danses. La culture béninoise et celle du monde étaient la source distillatrice de cette émotivité. Une délectation rehaussée par la présence de plusieurs compagnies de danses qui associent merveilleusement leur génie artistique à la subtilité accrocheuse des images de films et de photographies.
En 2012, ce programme s’est poursuivi. Il évolue cette année et se laisse marquer de façon indélébile par l’entrepreneuriat culturel.
Tout passionné de la danse en général et de l’événement « Dansons maintenant » en particulier se rend compte, et ce, sans effort notable, que la rencontre artistique placée sous la direction de madame Marie Cécile ZINSOU va au-delà de l’événementiel béat, statique et ripailleur des ressources matérielles et financières. Au cœur des activités de cette manifestation culturelle, (spectacles de danses, conférences débats, animation et formation, projections de films…) se développe toute une industrie culturelle et créative. N’est-ce pas là une innovation qui s’inscrit dans la nouvelle tendance du management des manifestations culturelles au Bénin ?

stand de vente d'objets de souvenir

stand de vente d’objets de souvenir

La pratique est innovatrice et apparaît comme une révélation, voire une revendication des promoteurs culturels, nouvelle génération au Bénin. Ces acteurs culturels, au nombre très réduits, conçoivent la culture comme un gisement économique. Ils la positionnent en qualité de terreau pour le développement de l’économie créative. Pour eux, l’événementiel est et doit être fondé sur une dynamique entrepreneuriale, offrant et commercialisant des produits et services culturels.

 

CD et Livres "Dansons Maintenant"

CD et Livres « Dansons Maintenant »

Le Concours « Plumes Dorées » donne l’exemple depuis quelques années en proposant au terme de son événementiel, des livres et parfois des spectacles aux publics lecteurs et/ou spectateurs des représentations théâtrales. L’édition 2014 du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) confirme cette tendance de professionnalisation. Les spectacles payant, les espaces de diffusion des produits culinaires… justifient la souscription de FITHEB à la dynamique managériale de l’économie de la culture. « Dansons Maintenant » raffermit la tendance. Ces organisateurs approuvent la philosophie active de cette école de l’économie culturelle. De surcroît, ils innovent en proposant aux festivaliers, visiteurs et spectateurs de «Dansons Maintenant», des livres (sur la danse et le patrimoine musical béninois), des objets de souvenirs (sacs, tee-shirts, CD…) Autant de produits estampillés « Dansons Maintenant ».

 

Objtes de souvenir de "Dansons Maintenant"

Objtes de souvenir de « Dansons Maintenant »

 

C’est réel et manifeste que la conduite des manifestations culturelles au Bénin opère de plus en plus par une logique d’économie créative. La culture devient une offre et l’événementiel se met désormais au service de l’économie. Que la tendance fasse école et permet à l’artiste et aux acteurs culturels de vivre effectivement de leur métier.