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Par Fraternité Info le 21/05/2015 à 06:42 Voir l'article

Président de l’Assemblée nationale : Mots de gratitude et d’engagement de Me Adrien Houngbédji au perchoir

Le président de l’Assemblée nationale, 7ème législature, Me Adrien Houngbédji, a tenu au petit matin du mercredi 20 mai 2015, son tout premier message au perchoir pour le compte de ladite législature. C’était juste après l’élection du bureau de l’institution ; un bureau composé de 7 membres à savoir le président, Me Adrien Houngbédji, le 1er Vice-président, Eric Houndété, le 2ème Vice-président, Robert Gbian, le Premier Questeur, Valentin Aditi Houdé, le Deuxième Questeur, Georges Bada, la Première Secrétaire parlementaire, Sofiath Schanou et le Deuxième Secrétaire parlementaire, Alexis Agbéléssessi. Sur invitation de la doyenne d’âge qui venait de finir sa mission conformément aux dispositions de l’article 6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le président Adrien Houngbédji est allé s’asseoir dans son fauteuil de premier responsable du Parlement du Bénin. Il était accompagné des autres membres du bureau. Dans son intervention au perchoir, le président Adrien Houngbédji, a remercié tous ceux qui ont œuvré pour son élection et pour la tenue sans heurts des opérations de renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale du Bénin. Il a ensuite annoncé que le bureau élu devra se réunir les prochains jours pour décider des premières activités législatives à mener. La cérémonie d’investiture du nouveau président n’a pas été occultée dans le message qu’il a livré.

(Lire ci-dessous un extrait du tout premier message du président Adrien Houngbédji)

Premier message de Me Adrien Houngbédji au perchoir
« …Madame la doyenne d’âge, messieurs les membres du bureau d’âge ; je voudrais d’abord au nom de tous les collègues, vous remercier pour la détermination et le doigté avec lesquels vous avez conduit les travaux qui ont permis la mise en place du bureau actuel. Mes chers collègues, l’heure est tardive. Je ne voudrais pas abuser du peu de temps qu’il vous reste pour aller prendre du repos. Mais je voudrais quand même vous dire merci, au nom du personnel et au nom de mes collègues du bureau, pour la confiance que vous venez de nous accorder au prix de plus de 20 heures de travaux. Nous aurons l’occasion de vous dire les ambitions que nous portons au sein du bureau pour notre Assemblée nationale et pour toute la législature dans le discours d’investiture qui sera délivré au cours de la cérémonie d’usage. Je voudrais tout simplement remercier les uns et les autres pour dire qu’avec mes collègues, nous nous efforcerons d’être le président et le bureau de toute l’Assemblée nationale. Nous n’avons d’ailleurs pas d’autres choix. C’est notre représentativité elle-même qui nous oblige à ne pas faire de distinguo lorsqu’il s’agit de l’intérêt de notre pays. Nous aurons l’occasion de nous étendre sur tout ceci au moment du discours d’investiture. Monsieur le Secrétaire général administratif m’a dit tout à l’heure que le bureau devra se réunir assez rapidement pour faire le calendrier des prochaines séances plénières en attendant la cérémonie d’investiture dont nous fixerons la date… »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN

 
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Par Fraternité Info le 21/05/2015 à 01:43 Voir l'article

Election du bureau de l’Assemblée nationale, 7ème législature : Choix sur le fil du rasoir de Me Houngbédji devant Koutché

L’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 7ème législature dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai 2015 aura été un parcours de combattant pour l’opposition au régime du président Boni Yayi devant la mouvance présidentielle. Ceci, d’abord au vu des tractations pour le contrôle dudit bureau et ensuite eu égard au temps qu’ont pris les tractations en question. Ouverte aux environs de 15 heures 30 le mardi dernier par la doyenne d’âge Rosine Vieyra Soglo, la séance plénière devant consacrer l’élection des 7 membres du bureau de l’institution n’a repris qu’aux environs de 23 heures. A l’ouverture de la séance, la doyenne d’âge qui était accompagnée des deux plus jeunes membres du Parlement à savoir les députés Atao Mohamed Hinnouho et Komi Koutché, a faire lire par ceux-ci le compte rendu sommaire de la séance du 16 mai qui a consacré l’installation de la 7ème législature ainsi que les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale relatives à l’élection des membres du bureau. Par la suite, elle a suspendu la séance en donnant rendez-vous à ses collègues pour 18 heures ; une suspension qui n’avait pour objectif que d’enregistrer les candidatures et les procurations. Mais c’était sans compter avec les tractations qui battaient leur plein au domicile du président Adrien Houngbédji au quartier Adjina à Porto-Novo pour la coalition des partis de l’opposition et au Palais des gouverneurs pour la coalition des partis de la mouvance présidentielle.
Pendant le temps des tractations, la tension était vive dans le rang des usagers du Palais des gouverneurs quelle que soit leur obédience politique. En effet, certaines personnes proches des députés élus étaient présentes dans les locaux du Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Des échanges se déroulaient entre des gens qui ne se connaissaient même pas pour apprécier la situation qui prévaut dans chacun des deux camps. Aux environs de 17 heures, certains députés Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) visiblement fatigués de la longue attente déambulaient même dans l’enceinte du Palais des gouverneurs. A la reprise de la séance plénière aux environs de 23 heures, la tension étaient devenue plus vive dans les deux camps. Dans l’hémicycle, aucun député ne voulait afficher une quelconque inquiétude. Apparemment, chacun croyait à la victoire de son camp. Entre-temps, la doyenne d’âge a faire lire les lettres de candidatures et les différentes procurations enregistrées. Au décompte, pour ce qui concerne les procurations, l’opposition parlementaire avait fait enregistrer 14 procurations pendant que la mouvance présidentielle en totalisait 16. Au départ, la mouvance avait fait enregistrer 17 procurations dont celle du député Marcel de Souza des Fcbe donnée à la députée Fcbe Rosine Dagniho. Mais un peu avant le démarrage des opérations de vote, le député Marcel de Souza a fait son entrée dans l’hémicycle. Aussitôt, le député Augustin Ahouanvoèbla du Prd a fait remarquer sa présence dans l’hémicycle à la doyenne d’âge. Il a été appuyé dans sa remarque par l’intervention du député Joseph Djogbénou. C’est ainsi que la procuration du député Marcel de Souza a été retirée du lot des procurations de la mouvance présidentielle. Il faut noter que certains députés Fcbe ont essayé de persuader le député Marcel de Souza de sortir de l’hémicycle ; mais en vain. Il a catégoriquement refusé.

Un score très serré entre Me Adrien Houngbédji et Komi Koutché
Après les tractations et des dispositions pratiques prises par le Secrétariat général administratif pour faciliter la tâche au bureau d’âge, c’est par l’élection du président de l’Assemblée nationale, 7ème législature, que les opérations de vote ont démarré dans la nuit du mardi dernier dans l’hémicycle. Chaque député a pu voter avec un bulletin unique portant les photos des deux candidats au poste de président à savoir Me Adrien Houngbédji et Komi Koutché, comme ce fut d’ailleurs le cas pour chacun des autres postes à pourvoir au sein du bureau. Pour chaque poste, il y avait deux candidats, donc deux photos sur chaque bulletin ; une photo pour le candidat de la mouvance présidentielle et la deuxième photo pour le candidat de l’opposition. Au moment du décompte des bulletins de vote pour le poste du président, nul ne pouvait dire lequel des candidats allait l’emporter. Les deux candidats étaient même arrivés à égalité alors qu’il restait un bulletin à ouvrir. Le dernier bulletin ouvert donne le résultat de 42 voix pour Me Adrien Houngbedji et 41 voix pour Komi Koutché. Le camp de l’opposition entonne alors l’hymne nationale du Bénin dans l’hémicycle pour savourer sa victoire. Il s’en est suivi des scènes de joie autour d’un homme, Me Adrien Houngbédji qui devenait ce petit matin du 20 mai 2015, président de l’Assemblée nationale du Bénin, 7ème législature après avoir été président de l’Assemblée nationale du Bénin, 1ère législature de 1991 à 1995 et président de l’Assemblée nationale du Bénin, 3ème législature de 1999 à 2003.
Houndété, Gbian, Houdé, Bada, Schanou et Agbéléssessi élus membres du bureau
Contrairement à Me Adrien Houngébdji élu président de l’Assemblée nationale, 7ème législature avec un score étriqué face à son challenge, les autres membres du bureau de l’institution incarnant le pouvoir législatif ont été élus avec un score plus ou moins confortable. Le Premier vice-président Eric Houndété a été élu avec un score de 44 voix contre 39 pour son challenger, le député Aké Natondé de la mouvance présidentielle. Le Deuxième Vice-président, Robert Gbian, a été élu avec un score de 44 voix contre 39 pour son challenger le député de la mouvance présidentielle, Gilbert Bagana. Le Premier Questeur Valentin Aditi Houdé, a été élu avec un score de 47 voix pour et 36 contre avec comme challenger le député Lucien Houngnibo de la mouvance présidentielle. Le Deuxième Questeur, Georges Bada, a été élu avec 43 voix pour et 40 contre avec comme challenger le député de la mouvance présidentielle, Edmond Agoua. La Première Secrétaire parlementaire, Sofiath Schanou, qui a créé la surprise parce qu’étant de la mouvance présidentielle a été élu avec un score de 44 voix pour, 38 contre et un bulletin nul avec comme challenger la députée de l’opposition Claudine Prudencio. Enfin, le Deuxième Secrétaire Parlementaire, Alexis Agbélessessi, a été élu avec un score de 44 voix pour et 39 contre avec comme challenger le député Théophile Robert Yarou.

(Lire ci-dessous les impressions de quelques députés après l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 7ème législature)
IMPRESSIONS DE QUELQUES DEPUTES APRES L’ELECTION DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, 7ème LEGISLATURE

Sacca Lafia
« …Yayi Boni, c’est fini et c’est définitivement fini maintenant. Ensuite, il faut remercier les mânes de nos ancêtres parce que ce pays allait à la dérive. Nos prières et les mânes de nos ancêtres ont su nous arrêter au bon moment. Celui qui s’est levé aujourd’hui est différent de celui qui s’est levé hier. Il y a plus d’espoir. On a eu des dirigeants qui ont eu des comportements désastreux ; des modèles qu’on ne peut pas suivre. Vous, jeunes, ne prenez jamais comme références, ces dirigeants qu’on a eus et qui se permettent de ramasser des ressources du pays pour s’éterniser au pouvoir alors que ces ressources devraient être utilisées pour le développement (…) J’ai des ambitions pour le pays. Je veux que le Bénin soit envié par d’autres pays, que le Bénin soit cité comme modèle du point de vue de sa gouvernance économique, de sa gouvernance politique, de sa gouvernance sur tous les plans. Nous allons d’abord remettre les choses en ordre et qu’on oublie rapidement tout ce qui s’est passé jusque là. Que tout ce qui s’est passé jusque-là aide notre pays à avoir un bon dirigeant en avril prochain… »

Louis Vlavonou
« …Mes impressions sont celles d’un homme comblé. Tout ce qui a été décidé ensemble a été fait en dehors de la fausse note en ce qui concerne l’échec de la candidate Claudine Prudencio au poste de première Secrétaire parlementaire. Ça fait la troisième fois que Me Adrien Houngbédji est élu Président de l’Assemblée nationale. Donc, c’est un homme d’expérience et je pense qu’il puisera dans sa riche expérience du passé pour mieux faire… »

Joseph Djogbénou
« …J’ai senti la crainte. J’ai senti l’attente. Maintenant, je sens la joie. Je voudrais que chaque citoyen ressente cette victoire comme sa propre victoire. Nous autres, on n’a rien fait. On n’a fait que recevoir cette volonté de changement au niveau de l’Assemblée nationale et je voudrais vraiment remercier les citoyens. Nous sommes en train d’apprendre au Bénin que lorsque l’on a voté, il faut assurer la suite de son vote. Je souhaite que cela continue. Je voudrais remercier tous les internautes, toutes celles et ceux qui sont sur facebook. Quelle que soit l’orientation de leurs messages, ils ont contribué à nous accompagner, à nous mettre en alerte, à considérer et à comprendre que si on ne gagnait pas, on ne devrait pas rentrer chez soi. Je vais rentrer chez moi avec la fierté de la mission accomplie. J’ai l’impression que nous venons de semer la joie… »

Valentin Aditi Houdé
« …Comme je le disais tantôt, lorsqu’on va à une compétition, on gagne ou on perd. Donc, bonne chance à Me Adrien Houngbédji. Nous venons de faire le premier pas. Mais le combat continue. Nous aurons plus de temps pour apprécier la situation. Ce que je note, c’est qu’il y a un plus jeune et un ancien. Me Adrien Houngbédji fait partie des icônes de la classe politique béninoise… »

Moukaram Adjibadé Koussonda
« …Pour moi, c’est une délivrance. L’accouchement a été difficile. Mais nous avons quand même gagné. Les recommandations de nos chefs de partis ont été scrupuleusement suivies. A travers cette élection, c’est la volonté du peuple béninois qui a été respectée. Compte tenu des résultats qui sont sortis des urnes le 26 avril dernier, vous devriez comprendre qu’il doit avoir un changement… »

Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN

 
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Par Fraternité Info le 21/05/2015 à 01:29 Voir l'article

Election du Premier Secrétaire parlementaire : Sacca Lafia justifie l’échec de Claudine Prudencio

L’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale, 7ème législature, aurait été ‘’un sans faute’’ pour les députés de l’opposition au régime du président Boni Yayi dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai dernier si leur candidate au poste de Premier Secrétaire parlementaire, la députée Claudine Prudencio, avait été élue. Contre toute attente, alors qu’elle a laissé sa procuration au député Augustin Ahouanvoèbla du Parti du renouveau démocratique (Prd) pour voter à sa place, c’est son challenger à ce poste, la députée Sofiath Schanou Arouna de la mouvance présidentielle qui l’a emporté avec 44 voix pour, 38 contre et un bulletin nul. Dès l’affichage des résultats du vote, c’était le grand étonnement dans le rang de certains ténors de l’opposition au nombre desquels Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Candide Azannaï, Mathurin Coffi Nago, Antoine Kolawolé Idji, Eric Houndété, pour ne citer que ceux-là. Ces derniers se sont même retirés de l’hémicycle pour une petite concertation dans la salle Sacca Kina. A leur retour, ils n’ont fait aucune déclaration. Ils ont laissé se poursuivre l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Mais il fallait attendre la fin de l’élection et la levée de la séance par le tout nouveau président, Me Adrien Houngbédji pour comprendre qu’il y a anguille sous roche au sein de l’opposition. La déclaration la plus surprenante par rapport à cet échec de la députée Claudine Prudencio au poste de Premier Secrétaire Parlementaire est venue du député Sacca Lafia, élu sur la liste Alliance Soleil dans la 8ème circonscription électorale. Sans ambages, il a laissé entendre qu’il ne regrette pas la non élection de la députée Claudine Prudencio qui pourtant, partage la même conviction politique que lui ; c’est-à-dire l’opposition au régime Boni Yayi. « …Son échec est son histoire et moi je vais être franc. Elle avait été première Secrétaire parlementaire. Si elle insiste à nouveau pour être encore Secrétaire parlementaire, les bons esprits ne peuvent jamais accepter qu’elle revienne et je dois dire que je ne regrette pas une minute qu’elle ne soit pas revenue… », a déclaré le député Sacca Lafia.

 
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Par Fraternité Info le 21/05/2015 à 01:23 Voir l'article

C’est peu de le dire. Les routes béninoises sont dans un piteux état. Plus encore les ponts et ouvrages d’art érigés depuis des lustres au niveau des cours d’eau pour faciliter le passage aux usagers de la route. Ces derniers temps, des cas graves d’accidents de circulation mettant aux prises les gros porteurs et les véhicules légers au niveau de certains ponts nécessitent que l’on tire la sonnette d’alarme. En l’espace de quelques semaines, nos cours d’eaux ont accueilli à deux reprises, en lieu et place des barques et pirogues, des camions lourdement chargés qui y ont achevé leurs courses. Les corps sans vie repêchés après de longues heures de recherche attestent de l’étendue de ce drame.
Les ponts de Kpoto dans le Zou et de Gadomey dans le Mono qui ont connu ces cas d’accidents ne sont plus adaptés à la densité du trafic. En effet, les gros porteurs en partance pour le septentrion d’une part et en provenance de la frontière de Hilla-condji d’autre part de même que les bus et les véhicules à quatre roues qui transportent des passagers vers diverses destinations sont obligés de se frayer leur chemin au niveau de ces ponts dont l’étroitesse n’est plus à démontrer. La moindre manœuvre indélicate d’un conducteur surexcité à ces endroits peut le conduire dans le décor avec tout son chargement. Si au moins, la chaussée était beaucoup plus élargie, les risques d’accrochages seraient nettement réduits.
Justement, les multiples travaux de réhabilitation et de construction de routes engagés depuis l’avènement du régime en place en avril 2006 n’ont pas encore pris en compte l’aspect relatif à la consolidation et à l’érection des ponts. C’est à toute une gymnastique que se livrent les conducteurs pour arriver sains et saufs à destination. L’Etat à travers le ministère des travaux publics a du pain sur la planche en matière d’entretien et de rénovation des ponts et ouvrages d’art qui constituent de véritables pièges à hommes en de multiples endroits, un peu partout sur toute l’étendue du territoire national.
Mise à part cette défaillance en termes d’infrastructures routières adéquates, il faut aussi reconnaître que les usagers de la route ne font pas souvent montre de prudence dans leur conduite. Des excès préjudiciables à leur intégrité physique sont souvent notés dans leurs rangs. Les responsabilités ainsi situées ne dédouanent pas pour autant les pouvoirs publics qui ne mettent pas suffisamment de garde-fous, surtout pour ce qui est de l’entretien des voies afin de prévenir les cas d’accidents graves qui sèment la psychose au sein des populations. Les moyens limités de l’Etat ne permettant pas aux diverses structures sous la coupole du ministère des travaux publics de veiller suffisamment au grain, il est de la responsabilité des conducteurs de se ménager, malgré le piteux état des voies, pour limiter les cas d’accident. C’est là qu’apparaît le rôle ô combien précieux que le Centre national de la sécurité routière est appelé à jouer sans défaillir.

 
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Par Fraternité Info le 21/05/2015 à 01:18 Voir l'article

Bureau de l’Assemblée nationale, 7ème législature : Les observations de l’He Jocelyn Dégbey

« Le consensus nous a permis de contrôler le bureau de l’Assemblée nationale. Je félicite Me Adrien Houngbédji pour son élection. Mais, j’aurais souhaité qu’à part la présidence, que l’Union fait la nation (Un) qui est la plus grande force de l’opposition avec 13 députés ait un poste plus stratégique au sein du bureau à l’instar de la questure ». Ce sont là les propos de l’Honorable Jocelyn Dégbey qui s’est confié à votre quotidien. Pour l’élu de la 12ème circonscription électorale regroupant les communes de Lalo, Toviklin et Dogbo, qui d’ailleurs pour le vote du mardi dernier et la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale, a donné procuration à Gérard Gbénonchi, place doit être désormais faite au travail.
Dans un contexte où certains observateurs craignent une tension entre opposition et mouvance au parlement à cause du mince écart entre les deux camps politiques, le député Jocelyn Dégbey souhaite que le bureau nouvellement élu œuvre à l’unité des différentes tendances à l’hémicycle, à la paix et à un exercice parlementaire tourné vers non seulement le contrôle de l’action gouvernementale mais aussi des votes de lois en faveur du peuple. Mais avant que le nouveau bureau ne fasse ses preuves, l’He Jocelyn Dégbey est heureux de savourer la victoire de l’opposition avec Me Adrien Houngbédji à la tête du parlement béninois.

 
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Par Fraternité Info le 21/05/2015 à 01:02 Voir l'article

La classe politique n’aura décidément pas de répit. Et Les électeurs ne seront pas en vacances. A peine sortie des législatives que la nation s’apprête à retourner aux urnes le 28 juin prochain. Dans le fracas de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, la décision de la Cour Constitutionnelle est presque passée inaperçue. Le sacre du chef arc-en-ciel, porté au perchoir par l’échelle anti cauri de l’opposition, a éclipsé la fixation de la date du grand rendez-vous local. Mais, l’évidence a surgi dans les consciences après le virage historique négocié à l’hémicycle.
Ce sera donc le 28 juin. La politique stagne au cœur de la République avec le cyclone des locales, communales et municipales. L’épilogue du feuilleton des législatives cède à l’heureux rebondissement dans le cinoche des élections à la base et le renouvellement programmé des conseils communaux et municipaux. Absorbée par les gros enjeux au Palais des Gouverneurs et la course à la succession de Mathurin Nago, la 7ème législature trop bipolaire avait jusqu’ici taillé ses urgences depuis l’implacable vérité du 26 avril. Les prolongations fleuves déroulées depuis deux ans sous la grande complicité politique et les cartes obscures ne pouvaient s’éterniser. Enfin, il faut passer à l’acte.
La bataille pour le contrôle des communes s’annonce rude. Les législatives ont révélé les nouvelles forces en présence et dévoilé la régression, les avancées et la poussée politique des partis et alliances de partis en compétition. Mais, le combat pour le perchoir a fait émerger des solidarités préfabriquées ou opportunistes, de rapprochements instinctives, dont la longévité peut être mise à rude épreuve pendant la campagne des locales , communales et municipales.
Le 28 juin fera retomber la sphère politique dans les rivalités des camps, des clans et la grosse agitation sur l’obsession des ambitions. Certaines villes, Cotonou, Parakou, Abomey Calavi, Abomey … sont de potentielles grosses attractions et elles devront offrir de joutes indécises et passionnantes. La mise sur piédestal du héros de la coalition anti Fcbe, Adrien Houngbédji, et l’hystérie déversée sur le bureau sorti de la maison anti Yayi, n’ont peut-être pas encore livré tous leurs secrets. Seule certitude : les communales et municipales vont délivrer de grands matchs politiques.
Le report validé par les 7 sages de la Haute Juridiction porte des exigences et risque de contraindre les candidats à un pédalage politique et financier. Surtout que la longue campagne électorale sera physiquement et financièrement éprouvante. Avec la boulimie de l’électorat et la contagion de la corruption électorale, l’affaire paraît déjà pesante et compliquée pour les candidats à la bourse modeste et au périmètre d’action très grand.
Il n’y aura pas de repos pour les acteurs politiques des législatives. Juin ne sera pas tranquille dans l’espace politique et le discours de campagne reviendra attiser les passions populaires. En route pour 2016, les élections de juin sont un test d’apparence anodine mais dont l’issue devrait avoir un impact psychologique sur la foule électrice. Encore sous l’émotion du spectaculaire duel Houngbédji-Komi et la victoire du cador politique et ancien président du Parlement, l’opposition hétéroclite est condamnée à vite descendre sur terre. Et la mouvance cauri, frappée par l’illusion, a un impératif vital : Quitter les bas-fonds d’un terrible échec que le score 42-41 rend plutôt cruel.
Le 28 juin prononcera sa sentence. Le marathon politico-électoral durera encore un mois. Et avec Yayi à la Marina et Houngbédji de retour au perchoir, on dansera au rythme de la mélodie de 2016. Très excitant.

 
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Par Fraternité Info le 20/05/2015 à 07:01 Voir l'article

Location à Cotonou : « Démarcheurs », interface entre locataires et propriétaires

Face à la forte demande et aux difficultés rencontrées par les locataires pour trouver des maisons à Cotonou, ces derniers sont obligés de faire recours aux agents immobiliers communément appelés « démarcheurs ».

Maisons à louer et/ou à vendre, business, ils sont sur tous les fronts. Mandatés par un propriétaire désireux de vendre ou de louer son bien, ils se chargent de trouver un acquéreur ou locataire. À partir des données recueillies (situation géographique des maisons, coût des charges et impôts, travaux budgétés ou à prévoir), ils établissent un accord avec le client sous la forme d’un mandat de vente ou de location dans lequel est précisé le prix souhaité. Il s’agit des agents immobiliers communément appelés « démarcheurs ». Zogbadjè, un quartier de la commune d’Abomey-Calavi, situé derrière l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) est réputé pour ses logements estudiantins. Alao dit le « chercheur », un des agents immobiliers les plus connus du coin n’a pas de bureau, son lieu de travail se résume à une masure construite en contre-plaqué. Habillé d’un long boubou, il nous gratifie d’un large sourire, laissant voir une denture ébréchée et jaunie par le cola. Il n’aime pas être appelé agent immobilier, ne l’étant d’ailleurs pas. Il préfère le terme ‘’démarcheur’’, intermédiaire très actif entre les propriétaires de maisons et les clients.

Des offres selon vos bourses
Informé de l’objet de notre visite par téléphone à partir de la pancarte de fortune qu’il a installée à l’entrée du quartier, Alao, une fois les civilités échangées, avoue ne pouvoir nous aider à trouver une maison de trois chambres sur étage coûtant entre 70.000 f et 120.000 F Cfa. « Moi, je suis spécialisé dans la location des chambres-salons dont le prix varie entre 10000 et 60000 Fcfa », prévient-il, visiblement embarrassé par notre exigence. Cependant, il nous oriente vers un autre démarcheur du coin avec qui nous avons effectué un périple d’une journée à la recherche d’un appartement. Après des heures de recherches, nous avons pu trouver ce que nous voulions, et il fut récompensé de ses efforts. Pour Kenneth Zannou, locataire rencontré au quartier Bidossessi dans la commune d’Abomey-Calavi, l’aide apportée par les démarcheurs dans la location des chambres à Cotonou est importante. « Les contrats sont rigides car, les propriétaires sont cupides. J’ai eu mon appartement grâce au flair d’un démarcheur qui a contraint le propriétaire à me le concéder à 20.000 Fcfa. J’ai dû payer dix mois de loyer comme garantie, soit une avance de 200.000 F Cfa », affirme-t-il. C’est la preuve que certains démarcheurs sont disposés à alléger la tâche à leurs clients. Outre ces aspects, André, un locataire qui a gardé une bonne image d’un démarcheur qui l’a particulièrement marqué : « Quand j’ai eu mon Bac et je suis arrivé à Cotonou, je ne savais pas comment me trouver une maison qui correspond à mes moyens financiers. Après quelques jours de recherches infructueuses, ayant perdu totalement espoir, j’ai vu sur le chemin du retour une pancarte qui renseignait sur les possibilités de trouver en un laps de temps une chambre qui réponde à mes désirs. Malgré mes appréhensions, j’ai quand même décidé de me fier à l’annonce », indique-t-il. Ainsi, le démarcheur aida André sans rien prendre, outre le montant d’un mois de loyer qui lui est revenu après lui avoir trouvé le type de maison qu’il recherchait. Nonobstant ce cas qui semble être l’exception à la règle chez les démarcheurs, il y en a parmi eux qui dictent leur loi aux locataires, a confié Serge, très remonté suite à la mauvaise expérience qu’il a vécue avec eux. « Les démarcheurs sont réputés pour vous saigner, ils ne se soucient que de leurs intérêts. En plus des frais de visite qui tournent autour de 2.000 F Cfa, le déplacement est à la charge du client et une commission qui varie entre 30 et 50% du prix du loyer est exigée par les démarcheurs quand le logement est pris ou tout simplement, c’est un mois de loyer qui leur est versé. Ceci est de l’escroquerie et personne ne dit rien pour changer la donne », déplore-t-il.

Les agences immobilières à la barre
En ce qui concerne les agences immobilières, seuls les privilégiés peuvent satisfaire leurs conditions. Généralement, ce sont les expatriés qui sont prêts à arracher à prix d’or, des appartements de haut standing qui y ont recours. Gontran, propriétaire depuis une quarantaine d’années déclare : « Dans cette surenchère, agents immobiliers et courtiers sont les plus courtisés. Intermédiaires entre ceux qui sont à la recherche de logements et ceux qui en sont les propriétaires, ils tirent les ficelles du jeu. A l’occasion, ils font monter les enchères. La commission pour les agences immobilières s’élève à 100% du prix du loyer et les propriétaires qui leur confient leurs logements leur payent 6 à 8% de frais de gérance. Les autres charges qui incombent au locataire sont la caution qui est égale au montant du loyer et une avance de six à dix mois (ou plus) de loyer à payer avant l’occupation des lieux », dit-il. Sosthène, un gérant d’une agence de location de maisons à Abomey-Calavi avoue qu’il faut être vraiment dynamique sur le terrain. De plus, confie-t-il, les agences de location sont plus sûres car, d’après sa petite expérience, les particuliers sont souvent déçus par les agents immobiliers à qui ils font aveuglément confiance. Or, conclut-il, « les agents immobiliers sont là juste pour escroquer les clients et ne s’occupent aucunement du bien-être du locataire ».
Dios CHACHA (Coll)

 
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Par Fraternité Info le 20/05/2015 à 07:01 Voir l'article

Elections communales, municipales et locales : La Cour fixe la date du scrutin au 28 juin

La Cour constitutionnelle vient de valider le report des élections communales, municipales et locales. Par décision Dcc 15-106 du 19 mai 2015, la Haute juridiction a demandé au Chef de l’Etat de convoquer en conseil des ministres le corps électoral pour le 28 juin 2015. A l’instar de la classe politique qui est parvenue à un consensus avec la Cena sur la nécessité de proroger le délai desdites élections, le professeur Holo et ses pairs ont aussi répondu favorablement au plaidoyer de la Commission électorale. Car pour justifier ce report, Emmanuel Tiando et son équipe avaient mis en avant des raisons d’ordre matériel et technique, mais aussi des contraintes liées à l’organisation des examens du mois de juin notamment celui du 2 juin, le Certificat d’étude primaire (Cep). En ce qui concerne les raisons d’ordre matériel, il s’est agi, entre autres, de la formation des agents électoraux et de la mise à dispositions des matériels de vote.

 
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Par Fraternité Info le 20/05/2015 à 06:59 Voir l'article

Assemblée nationale, 7ème législature : Me Adrien Houngbédji élu président par 42 députés sur 83

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Le président de l’Assemblée nationale du Bénin, 7ème législature s’appelle Me Adrien Houngbédji. Il a été élu par 42 voix sur les 83 votants. Il avait comme challenger, le député Komi Koutché, actuelle Ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation. Après toute une journée de tractation aussi bien dans le camp de la mouvance présidentielle que de l’opposition au régime en place, la doyenne d’âge a lancé les opérations de vote aux environs de 23 heures pour le poste du président de l’Assemblée nationale. Mais, ce vote n’a pas été possible sans les procurations au niveau des deux tendances au Parlement. C’est ainsi que pour la mouvance présidentielle le député Nassirou Arifari Bako a donné procuration à son collègue Komi Koutché, François Abiola à Aké Natondé, Cyprien Togni à Octave Houdégbé, André Okounlola à Sinatoko Kiaré, Jean-Michel Abimbola à Dafia Abiba, David Gbahoungba à Marcel Tchobo, Benoît Dègla à Théophile Yarou, Marcellin Ahonoukoun à Houngnibo Lucien, Eric N’Dah à Gilbert Bagana, Alassane Soumanou à Jean-Eudes Okoundé, Barthélémy Kassa à Adam Bagoudou, Idrissou Bako à Sabaï Katé, Rachidi Gbadamassi à Valentin Djènontin, Gustave Sonon à Pascal Essou, Simplice Codjo Dossou à Mohamed Gibigayé et Sanni Gounou à Nourénou Atchadé soit au total 16 procurations. Du côté de l’opposition, il y a eu 14 procurations. Le député René Bagoudou a donné procuration à Sacca Lafia, Issa Salifou à Robert Gbian, Djiman Adolphe à Georges Bada, Boniface Yèhouétomè à Janvier Yahouédéou, Blaise Ahahanzo-Glèlè à Luc Atropko, Patrice Nobimè à Candide Azannaï, Jocelyn Dégbey à Gérard Agbénonci, Parfait Houangni à Eric Houndété, Claudine Prudencio à Augustin Ahouanvoèbla, Léon Basile Ahossi à Joseph Djogbénou, Affo Obo Ahmed Tidjani à Wally Zoumarou, Justin Agbodjèté à Valentin Houdé, Jérémie Adomahou à Mathurin Coffi Nago et Sossou Dakpè à Agbénonci Alexis. A l’issu de son élection, le président de l’Assemblée nationale, 7ème législature, n’a pas caché ses impressions. De même que son challenger Komi Koutché qui s’est exprimé.

Composition du bureau
Président : Adrien Houngbédji
Premier Vice-président : Eric Houndété
Deuxième vice-président : Robert Gbian
Premier questeur : Valentin Aditi Houdé
Deuxième questeur : Georges Bada
Première secrétaire : Claudine Prudencio
Deuxième secrétaire : Alexis Agbélissessi

(Lire ci-dessous les impressions de Me Adrien Houngbédji
Impressions du Me Adrien Houngbédji, nouveau président de l’Assemblée nationale, 7ème législature

« …D’abord, je ressens une très vive émotion de me retrouver au perchoir douze ans après avoir laissé le maillet. Je ressens aussi beaucoup d’émotions d’avoir à servir mon pays à ce niveau là. Mes premiers mots seront pour remercier le peuple béninois qui nous a soutenu durant toute du combat électoral, remercier la presse béninoise pour tout ce qu’elle a fait pour nous soutenir, remercier la doyenne d’âge pour son endurance, pour sa perspicacité et l’autorité avec laquelle elle a dirigé le débat, remercier mon adversaire l’honorable Komi Koutché, remercier les députés de la mouvance qui n’ont pas voté pour moi et féliciter tous les députés de l’opposition qui ont porté leur suffrage sur ma personne pour que puissent triompher les idéaux pour lesquels nous-nous sommes battus. Je crois que ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que le verdict des urnes des élections législatives a été concrétisé aujourd’hui par le verdict du vote des députés. Pour la première fois, il y a conformité entre le suffrage des électeurs béninois et le suffrage des députés. Enfin, je voudrais dire que nous sommes là pour servir le peuple béninois. Je m’efforcerai d’être le président de l’Assemblée nationale du Bénin et le président de tous les députés. Le travail législatif, c’est le travail du contrôle de l’action gouvernementale. L’opposition a déjà son union depuis. Si nous n’avions pas retrouvé cette union, nous ne serions pas allés à ce combat et nous n’aurions pas eu cette victoire. Ça s’est joué à une voix près. Ça veut dire que l’opposition a joué son rôle. La mouvance a certainement joué la sienne et on verra que la volonté du peuple sera respectée jusqu’au bout… »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN

 
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Par Fraternité Info le 19/05/2015 à 04:57 Voir l'article

La nation attend impatiemment l’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale et l’identité du successeur de Mathurin Coffi Nago au perchoir. Une partie de l’avenir du pays se joue ce mardi 19 mai 2015 au Palais des Gouverneurs. Sur le ressort parlementaire, un vote crucial fait déjà mouvoir les champions de l’opinion. La bataille inaugurale de la 7ème législature met en transe les écuries du landerneau. Le peuple retient son souffle devant le fleuve politique en crue.
L’élection du bureau du Parlement est un grand moment de démocratie. Et le choix du Président de l’institution reste un événement que l’histoire se charge d’inscrire dans ses annales. Clin d’œil de l’histoire, les anciens présidents de l’Assemblée nationale seront acteurs et témoins du nouveau chapitre politique d’une législature annoncée comme l’une des plus fournies de l’ère démocratique. Avec un ordre du jour alléchant et un maître de cérémonie haut de gamme, une dame de fer, l’exceptionnelle maman Rosine Vieyra Soglo, cette législature semble promettre une entame agitée.
Cette 7ème législature va vivre des heures d’une rare importance politique. Et chaque seconde risque de peser dans la navigation électorale au Palais des gouverneurs, le centre nerveux de la politique. Difficile de parier sur l’issue du vote historique de ce grand mardi. En revanche, aucune ombre sur l’enjeu de l’élection qui met en transe la classe politique et fait arrêter le temps dans un pays tombé dans l’emballement depuis le vote pédagogique du 26 avril. Aucun grain de doute sur l’impact potentiel de la précieuse élection du bureau de l’Assemblée nationale sur la présidentielle de 2016. Aucune illusion sur le destin des vaincus de cette lutte implacable pour le contrôle de l’instance dirigeante de la représentation nationale. L’enjeu, c’est la logique politique et la dynamique irréversible de l’alternance ou de la continuité. Et plus loin, le contrôle des institutions comme la Cour Constitutionnelle, la Haute Cour de Justice et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
L’enjeu n’autorise pas qu’on fasse recours à la politique de camouflage avec le système de procuration qui sert d’ascenseur à des députés mis sur le marché et exposés aux transactions les plus folles et les plus humiliantes. L’enjeu exige une présence physique de tous les députés à l’hémicycle pour l’expression saine de leur volonté par le vote. Que la procuration ne soit pas la règle et qu’elle ne soit pas un mode de vie parlementaire. La stratégie politique de procuration ressemble à cette volonté de pervertir le vote et de trahir la confiance des électeurs du 26 avril. Mais, l’histoire assistée par l’œil de la conscience se chargera du reste.
Pour la crédibilité de la 7ème législature, Mouvance et Opposition doivent s’affronter à visage découvert et assumer les résultats du vote. Et que les vainqueurs célèbrent dans la joie leur sacre. Que les vaincus perdent dans la dignité et abandonnent la symphonie lugubre du mauvais perdant.
Et surtout que le passage obligé dans le couloir de l’élection du bureau national ne débouche pas sur une incitation à la vindicte populaire. Le rendez-vous historique de ce jour devrait assurer une mise en scène de l’engagement politique et la mise en œuvre de l’éthique de responsabilité, loin des galipettes des félons.
Maman Rosine aura le privilège de diriger ce vote événementiel. Ce soir ou peut-être au petit matin du mercredi, la nuit la plus longue livrera son verdict. On connaîtra les nouveaux maîtres de l’hémicycle et surtout le successeur de Nago.