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Par Marthe MONTCHO le 11/04/2015 à 18:10 Voir l'article

IMG-20150401-WA0004Sélectionné parmi les meilleurs jeunes entrepreneurs béninois à la compétition de plans d’affaires initiées par le gouvernement béninois dans le cadre du Projet de Compétitivité et de Croissance Intégrée (PCCI), Israël DOKO , jeune entrepreneur agricole, directeur de l’entreprise agricole « ferme agropastorale El-Elohé Israël », est sans doute un modèle pour la jeunesse béninoise. L’entrepreneur agricole nous parle dans cette interview de son engagement pour l’agrobusiness et le développement agricole.

Présentez nous votre exploitation agricole ?
Crée en Juillet 2013, la ferme Agro-pastorale « El-Elohé Israël » est située au Bénin, à 25km au nord de la ville de Parakou. Elle est située dans l’arrondissement de Sirarou, dans la commune de N’dali et se trouve à 500 mètres de la voie bitumée Parakou-Malanville. La superficie actuelle est de deux (02) hectare extensible.

Expliquez nous les opportunités et des atouts qui vous ont motivé à embrasser l’agro-business ?
L’agrobusiness parce que l’offre en produits agricoles ne couvre pas encore la demande. C’est un secteur potentiel d’emploi. Je me suis donc engagé et j’y gagne ma vie.

Quelles sont les types de productions que vous faites ?
La Ferme Agro-pastorale « El-Elohé Israël » est un complexe mixte d’agriculture – élevage. Elle dispose d’un atelier de cuniculture ;   l’aviculture moderne et le maraichage.

La Section cuniculture est l’activité principale de la ferme. Elle compte actuellement un bâtiment unique de 144m2 (24mx6m) qui abrite l’ensemble des animaux de cette section. On y dénombre actuellement soixante (60) mères et plus de deux trois cent (300) lapereaux en engraissement.

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Avec une bande de 1.000 têtes de poulettes, la section aviculture moderne vient combler le manque criard en œuf de consommation dans la commune de N’Dali et précisément dans l’arrondissement de Sirarou où l’aviculture n’était pas développé avant la création de la Ferme agro-pastorale « El-Elohé Israël ».

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Nos produits maraichers sont 100% bio. Nous n’utilisons pas de pesticides, ni d’engrais chimique. Dans une approche intégrée, les déjections et autres sous-produits issus de l’élevage et de l’abattage du lapin sont compostés puis utilisés comme bio-fertilisants. Ainsi, grâce à ce système de recyclage, nous produisons de la laitue, des carottes, des choux etc.

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Combien de personnels exploités vous aujourd’hui ?
Nous employons une dizaine de personnes et nous formons chaque année plus d’une cinquantaine de jeune à l’agro-business.

Parlez nous de vos recettes,  l’agrobusiness est il rentable ?
La capacité de production actuelle de la cuniculture est de 200-250 lapins livrés chaque mois. Le principale marché d’écoulement de notre production de lapin est constitué des poissonneries et supermarchés de la ville de Parakou. La viande habillée (carcasse de 01kg± 100g) y est acheminée pour congélation et vente aux particuliers qui l’apprécie très bien.

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Avant même la récolte, nous avons des commandes. Nos produits ne restent pas à la ferme. Nous n’arrivons même pas à couvrir la demande. Nous faisons de très bonnes recettes. L’agrobusiness est très rentable.

A votre avis pourquoi beaucoup de jeunes au Bénin sont ils réticents à s’investir dans l’agro-business ?
Beaucoup de jeunes béninois sont réticents à l’entreprenariat agricole et espère vainement les offres d’emplois bureaucratiques parce que beaucoup considèrent encore le métier d’agriculteur comme un métier sans prestige. Ils assimilent l’agriculture à la pauvreté alors que l’agriculteur contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Il va falloir faire comprendre aux jeunes que l’agriculture est un secteur potentiel d’emploi.

Comment imaginez-vous votre entreprise d’ici 5 ans ?
Je vois la ferme agropastorale « El-Elohé Israël » nourrir le Bénin et même la sous région. Nous allons étendre notre superficie et produire abondamment. Nous arriverions à couvrir la demande en produits agricoles du Bénin et de la sous région.

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Par Marthe MONTCHO le 15/03/2015 à 13:31 Voir l'article

L’ONG FADER-BENIN (Femmes Agriculture Développement Rural) a célébré ce 8 Mars la journée internationale de la femme (8 Mars 2015) avec les femmes du secteur agricole. L’événement s’est tenu dans la salle de conférence de l’arrondissement de Houègbo, département de l’Atlantique (Bénin).

IMG_20150308_160540Cette journée a été non seulement une journée festive mais aussi une journée de réflexion. Placée sous le pour thème « autonomisation des femmes rurales pour assurer la sécurité alimentaire et la prospérité », elle a permis de braquer les feux de l’actualité sur les défis et les difficultés d’accès des femmes aux facteurs de productions agricoles (terre, crédit agricole, équipements et machines agricoles, formations et renforcement des compétences en agriculture).
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Au terme des réflexions les solutions énumérées pour l’autonomisation des femmes rurales sont entre autres :
La promotion des groupements féminins agricoles ;
L’accompagnement des femmes en formations et conseils agricoles ;
Le développement des chaines de valeurs agricoles et
L’accès au marché par les technologies de l’information et de la communication
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Femme 2Tout ceci contribuerait au développement agricole et à la sécurité alimentaire. Et par-dessus tout donner du crédit agricole aux femmes rurales, leur équiper en matériaux agricoles sont des atouts pour leurs autonomisation. Par exemple un moto-presse donne un meilleur rendement, et pourtant les femmes continuent d’extraire l’huile rouge de palme difficilement avec des procédés artisanales fautes de moyens.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne machine pourrait permettre une transformation industrielle du manioc en en gari et pourtant pour faute de moyen les femmes continuent de transformer manuellement et péniblement le manioc en gari.

Photo0387Pour Ingénieur Agronome Marthe MONTCHO, coordinatrice de l’ONG FADER-BENIN , plus de 80% des femmes rurales au Bénin exercent des activités agricoles avec beaucoup de difficultés. Il est claire que leurs accès aux facteurs de productions agricoles, terre, crédits agricoles, formations… boostera le développement agricole avec une garantie de sécurité alimentaire.
IMG_20150308_121339«Je reste convaincue que les femmes demeurent la force motrice du développement agricole et rurale au Bénin. Faciliter l’accès des femmes aux facteurs de production agricole, c’est faciliter le développement agricole, la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la prospérité de tout un pays. » Précise la coordinatrice de FADER-BENIN.
Réjouissance, danse ont clôturées cette belle célébration de la journée internationale de la femme 8 Mars 2015 avec les femmes du secteur agricole.

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Par Marthe MONTCHO le 09/02/2015 à 00:57 Voir l'article

Le vin de palme est une boisson alcoolisée obtenue par fermentation naturelle de sève de palmier. Toutefois, la conservation du vin de palme est difficile car celle-ci est le siège de multiples réactions chimiques et biochimiques liées à l’activité des micro-organismes.
Oswald El-Madi Dossou DESSOUASSI, technologue de l’agroalimentaire, jeune entrepreneur, fondateur et directeur de l’entreprise agroalimentaire « Osdomades-Bénin » , spécialisée dans la commercialisation du vin de palme  » Naturo »  et autre produits agroalimentaires au Bénin nous livre dans cet interview son procédé innovant qui lui permet désormais d’embouteiller le vin de palme.

Vous avez fait plusieurs études scientifiques sur le vin de palme et vous êtes aujourd’hui le promoteur de  » Naturo  » , vin de palme très apprécié et bien commercialisé au Bénin. Dites nous pourquoi autant d’intérêt pour le vin de palme ?
Communément appelé « atan », le vin de palme est une boisson traditionnelle bien consommé au Bénin. Cependant il était impossible de le conserver, et le vin extrait aujourd’hui devrait être consommé le même jour. Sinon, il est fermenté. Vu son instabilité, il s’avère alors important d’améliorer et de mettre sur pied les techniques de conservation adéquates de ce produit afin de préserver en même temps ses qualités nutritionnelle, marchande, réduire les risques d’intoxications alimentaires et le rendre disponible tout le temps.

Comment se fait la récolte du vin de palme ?
La récolte se fait principalement en saison sèche et constitue une activité annexe à l’agriculture. Il y a trois techniques de récolte :
Première technique de récolte : Couper, en haut de l’arbre, une partie de la spathe (pièce florale en forme de feuille), puis pratiquer des incisions horizontales sur la tige du spadice, le bourgeon terminal (une inflorescence en forme d’épi), d’où la sève s’écoule vers un entonnoir en feuilles de palmier, qui fait couler la sève dans une bouteille. Plusieurs fois par jour l’entaille est rouverte pour ne pas bloquer le flux de sève; un arbre peut produire plusieurs litres par jour. Cette technique permet une récolte pendant un mois, mais c’est une activité qui présente un risque car elle oblige à monter plusieurs fois par jour en haut des palmiers et les chutes ne sont pas rares (souvent par manque de mesure de sécurité élémentaire). Un arbre ainsi traité ne donnera pas de fruit pendant la prochaine saison.
Deuxième technique de récolte : Effectuer des incisions dans le stipe et des récipients y sont accrochés (comme pour l’érable à sucre)
Troisième technique de récolte : Abattre un arbre que l’on retaille régulièrement. Ce vin de palme est dit « de seconde catégorie ».

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Entant que technologue de l’agroalimentaire, expliquez nous brièvement pourquoi c’est si difficile de mettre le vin de palme en bouteille ?
La fermentation de cette boisson commence de façon spontanée dans les conditions de température ambiante, ce qui altère considérablement le goût. Par sa vitesse de fermentation, le vin de palme dès la sortie de l’arbre titre déjà 1 à 2 ° d’alcool. Ce titre passe de 2° à 4° après 2 heures de temps de fermentation, et monte jusqu’à 12° après 72 heures. Après quatre jours, la fermentation acétique prend le dessus et il devient trop acide pour être bu. Il en résulte un dégagement gazeux progressif et considérable qui explique la difficulté de le conserver dans un emballage hermétiquement fermé. Le jus frais est donc très instable. Cette fermentation très spontanée que le vin de palme subit, la rend très instable, ce qui altère considérablement ses caractères organoleptiques ; et donc sa mise à la disposition de la population devient très compliquée. Aujourd’hui , ce n’est plus difficile. Nous avons réussie à mettre le vin de palme en bouteille grâce à notre procédé innovant.

Comment êtes vous arriver à stabiliser et à mettre en bouteille le vin de palme ?
La boisson est filtrée après sa récolte, pour en extraire les déchets. “La présence d’un corps étranger dans le vin accélère le processus de fermentation”, tout comme la chaleur. Ainsi le produit est conservé à l’abri du soleil, puis soumis à une certaine température et embouteillé. Enfin, pour éviter toute contamination, les équipements utilisés tout au long de la chaîne de production sont stérilisés. En outre, nous utilisons  les huiles essentielles extraites par hydrodistillation des feuilles de Cymbopogon citratus (CITRONNELLE) et de Pimenta racemosa (LAURIER) récoltées au Bénin pour la conservation du vin de palme. Les deux huiles essentielles possèdent de manière diverse des propriétés antimicrobiennes sur les souches d’altération (Saccharomyces cerevisiae et Staphylococcus spp Escherichia coli et Candida albicans) isolées de cette boisson ou susceptibles de la contaminer. Les huiles essentielles de Cymbopogon citratus et de Pimenta racemonsa adjointes au vin de palme ont permis de rendre stable le vin de palme.En effet , l’huile essentielle de Pimenta racemosa composée majoritairement d’eugénol, de chavicol et de myrcène et celle de Cymbopogon citratus dont les composés majoritaires sont le géranial, le néral et le myrcène possèdent des propriétés antimicrobiennes, notamment une propriété fongicide sur la souche de levure Saccharomyces cerevisiae isolée du vin de palme. Le vin de palme conservé avec l’huile essentielle de Cymbopogon citratus est moins fermenté, stabilisé et est plus apprécié par les dégustateurs.

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Quel est la particularité de votre produit, vin de palme  » Naturo »  ?
Naturo est un vin de palme bon goût, tres apprécié, bien stabilisé, sans additif chimique. Nous utilisons essentiellement des bio-conservateurs. Les conservateurs chimiques tels que les benzoates, les sulfites, le chlorure de calcium et l’acide citrique sont couramment utilisés pour la conservation des aliments en général et des boissons en particulier. Cependant, à court ou à long terme, ces substances chimiques de synthèse peuvent se révéler très toxiques avec des risques de mutagénicité, d’aberrations chromosomiques et de cancers.

Quelle  évaluation faites-vous  du marché ?
Le vin de palme « Naturo »  est disponible sur le marché dans des bouteilles de 30 CL. Il est consommé à toute les cérémonies religieux, traditionnels etc. Nous faisons de bonnes recettes toute l’année.

Votre mot de fin
Toute production agroalimentaire doit préserver la santé humaine. Faites le bon choix, buvez un vin de palme non contaminé, non toxique et peu alcoolisé. J’invite toute personne qui n’a pas encore goûté au vin de palme Naturo de le prendre afin de se rendre compte elle-même de la différence.

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Par Marthe MONTCHO le 02/01/2015 à 04:05 Voir l'article

La  baisse  de  fertilité des sols  constitue  une  des principales  difficultés  que connaisse actuellement l’agriculture béninoise. En  effet, les  terres  cultivées  s’épuisent à un  rythme accéléré et  les  rendements  des cultures  baissent  continuellement ;  ce  qui  compromet  dangereusement  la  productivité  et  la durabilité de tout le système agricole. Ceci a  pour conséquence  la diminution  des revenus des producteurs ;  l’endettement des producteurs ; la cherté des produits agricole et l’insécurité alimentaire.

100_8219                                            Crédit photo: Marthe MONTCHO

Face à cette situation, il s’avère nécessaire d’œuvrer pour une meilleure connaissance des sols, leur conservation et la gestion de leur fertilité en vue d’une production agricole durable. Ainsi une étude sur les causes de la baisse de la fertilité des sols a révélé que  les principales causes sont :

  • les systèmes  de  production  agricoles  traditionnels,  hérités  des  techniques  de  l’agriculture  itinérante (la culture itinérante sur brûlis qui détruit la flore, la matière organique ainsi que la faune et la microfaune du sol).
  • Le développement de la monoculture
  • Les feux de brousse et la destruction de la matière végétale et de la microfaune avec l’exposition à nu des sols

FF                                     Source de l’image: http//agroecologie.cirad.fr

Ces mauvaises pratiques culturales  entraînent  la dégradation des sols et affectent  la production agricole . Par ailleurs  la croissance démographique contribue elle aussi indirectement  à la dégradation des sols. Le  taux  de  la croissance démographique au Sud et au Centre du Bénin évoluant à un rythme inquiétant et pour  faire  face  à  la  demande  sans  cesse  croissante  de  produits  agricoles,  les  agriculteurs intensifient leur production en raccourcissant les périodes de jachères.

100_8223                                                 Credit photo: Marthe MONTCHO

Pour faire face aux problèmes de dégradation des sols, il est nécessaire  d’adopter de bonnes pratiques culturales et  d’œuvrer pour une gestion durable  des sols. Des technologies de gestion de la fertilité des sols, des conseils pratiques pour une bonne gestion des sols seront l’objet de nos prochains articles.

 

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Par Marthe MONTCHO le 01/01/2015 à 20:14 Voir l'article

L’année internationale des sols succède désormais à l’année internationale de l’agriculture familiale. Le coup d’envoi a été donné par la FAO le 5 Décembre2014 à Rome. Pour ma part l’année internationale des sols vient renforcer l’agriculture familiale car seuls des sols sains garantissent un bon rendement agricole et la sécurité alimentaire.

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“La conservation des sols est importante car si nous ne produisons pas d’aliments, nous ne mangeons pas.”, cette phrase de José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO explique bien l’importance des sols dans la sécurité alimentaire et la nécessité d’exploiter de façon durable nos sols.

100_8265                                                  Credit photo: Marthe MONTCHO

Au-delà des agriculteurs et acteurs du monde agricole, la gestion durable des sols est l’affaire de tout le monde. Nous sommes tous interpellés. Par ce billet de blog, j’exhorte tout le monde à avoir de bons comportements, à œuvrer pour une gestion durable des sols.

100_8278                                                   Credit photo: Marthe MONTCHO

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Par Marthe MONTCHO le 30/12/2014 à 22:01 Voir l'article

Comme chaque année, WordPress communique le rapport annuel, voici le rapport annuel de ce blog:
Ce blog a été vu 16 000 fois en 2014.
En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 16 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 6 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Par Marthe MONTCHO le 19/12/2014 à 18:22 Voir l'article

Mart3D’origine swahili  (langue nationale couramment parlée au Kenya), le mot Ubunifu en français désigne innovation . Organisé par l’agence PNU pour le développement et avec le soutien de la Présidence de Kenya, l’organisation Transparence Internationale et  le réseau InfoNet, #Ubunifu 2014 a regroupé 50 jeunes professionnels engagés dans le secteur public, privé entrepreneurs ou des militants des droits de l’homme, et ressortissant de nombreux pays, bien au delà du Continent africain.


Pendant cinq jours, des sessions et ateliers ont contribué  au renforcement des capacités des jeunes de moins de 35 ans pour beaucoup innovation en Afrique. La stratégie de l’innovation, l’organisation d’une équipe de collaborateurs porteuse d’un projet innovatif , la gestion d’une innovation pour ajouter valeur dans la cohésion sociale , la création d’un véritable écosystème participatif, à l’échelle locale, nationale mais aussi régionale sociale sont entre autres les compétences acquises à ce camp des jeunes leaders Ubunifu 2014 .

Située en Afrique de l’Ouest dans la zone tropicale et s’étendant sur 670Km, du fleuve Niger au nord et à la côte atlantique au Sud, la république du Bénin est représentée à ce rendez-vous panafricain de Nairobi. Mes sincères remerciements aux organisateurs de ce camp pour l’honneur qu’ils m’ont fait en me sélectionnant parmi les 50 jeunes leaders d’Afrique sélectionnés pour leur motivation à être des agents de changement parmi les 1500 candidats qui souhaitaient participer au camp.

#Ubunifu 2014, j’ai pris part à ce camp et j’ai beaucoup appris.

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Par Marthe MONTCHO le 30/11/2014 à 10:14 Voir l'article

C’est avec un grand enthousiasme  et une  fierté que je vous porte cette information : « de jeunes talents, des innovations, nous en avons en Afrique, plus que vous ne vous imaginez!»

InnovAfrica, la grande fête de l’innovation africaine a  démarré comme prévu du 24Novembre au 28 Novembre 2014 à Lomé. C’est un honneur pour moi d’y prendre part et de découvrir ces génies en émergence pour le développement de l’Afrique.

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Placée sous le thème «  l’innovation par la participation », la 6ème édition du  forum des innovations a regroupé des dizaines de jeunes innovateurs provenant de 15 pays : Bénin, Mali, Togo, Cameroun, Sénégal, côte d’Ivoire, Mauritanie, Ethiopie,  Canada, France, Burundi, Niger, Burkina-Faso, Gabon, Maroc. Des ateliers pratiques et des sessions de communication  tout au long de la semaine ont abouti à la mise en réseau  des porteurs d’initiatives  sur les usages innovants en matière de technologie et d’innovation sociale pour le développement. De la technologie, il y en a eu , de l’innovation n’en parlons pas, beaucoup de projets dans l’air !  Le forum #Innovafrica 2014 est sans doute une initiation des projets de transformation sociale.

A  innovAfrica 2014  j’ai découvert des communautés de jeunes talentueux, ingénieux, innovateurs :

De la cartographie pour booster le développement humanitaire, économique et social en Afrique avec la communauté OSM (OpenStreetMap) du Niger, Bénin, Burkina-Faso et de nombreux applications développés pour le commerce, le tourisme et  la santé en Afrique.

La communauté JerryClan avec le slogan « Les ordinateurs ce n’est pas bidon…quoi que…les JerryClan ! » , un groupe de jeunes qui utilisent les composants récupérés des vieux ordinateurs pour en faire d’autres, montés dans des bidons. L’intérêt de ce projet est de contribuer à la réduction de la fracture numérique  et de démystifier l’ordinateur. Les jeunes innovateurs Jerrycan participent aussi à la protection et à la durabilité de l’environnement par la lutte contre la pollution de l’environnement par les déchets électroniques.

Des innovations vidéo avec le groupe Kino. Des jeunes innovateurs en audiovisuel qui nous viennent du Burkina-Faso avec le slogan « fais du bien avec rien et beaucoup avec peu ! ». Des jeunes qui impactent le monde de la cinématographie africaine.

La robotique, des développements mobiles, les logiciels libres, des applications pour booster le développement.

Quand l’innovation rime avec le leadership, c’est InnovAfrica ! L’innovation sociale, un vivier d’opportunités à saisir pour le développement de l’Afrique.  Ainsi nous avons également des innovations dans les domaines de l’agronomie, de la santé, la sécurité routière, le défi énergétique et l’éducation  . Avec InnovAfrica ,les innovateurs sociaux sont appelés à réfléchir sur leurs projets  sous plusieurs angles indispensables au succès de leurs initiatives : modèle économique, financement, impact social, environnemental et territorial entre autres…

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InnovAfrica ! Des compétences et de l’innovation au service du développement InnovAfrica ! S’il n’existait pas, il y aurait milles raisons de le créer.

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Par Marthe MONTCHO le 19/10/2014 à 22:51 Voir l'article

Le Bénin a connu ces dernières années un développement de l’agriculture urbaine et périurbaine à la suite d’une forte croissance démographique induisant un accroissement des besoins alimentaires. Ainsi la culture maraîchère en milieux urbain et péri-urbain joue un rôle important au plan social et économique dans la vie de la population béninoise. Cependant le maraîchage est  très dépendant  de l’eau et est essentiellement assuré par de petits producteurs le long des cours d’eau, autour des retenues d’eau ou à partir de puits traditionnels.

Cette activité est aujourd’hui ébranlée par la dégradation des conditions climatiques et les sécheresses à répétition. Elle ne reste donc pas en marge du phénomène de variabilité climatique actuelle.

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Ainsi, les principaux facteurs climatiques qui influencent la productivité maraîchère  au Bénin et précisément dans la commune d’ Abomey-Calavi, une zone agro-climatiques réputée pour le maraîchage sont  plusieurs et ont plusieurs manifestations :

Manifestations de la variabilité climatique : Température élevée et chaleur excessive

La totalité des producteurs maraîchers de la commune d’Abomey-Calavi  soulignent  qu’il fait de plus en plus chaud.  Le flétrissement des cultures est selon eux, une des conséquences de la forte et persistante chaleur pendant la campagne agricole. En outre, ils évoquent que les temps nuageux ont baissé au détriment des temps très ensoleillés.

Manifestations de la variabilité climatique : Démarrage tardif des   pluies   de   la   grande saison

La majorité des producteurs maraîchers(98,33 % ) indiquent qu’il y a eu une variation dans le déroulement de la saison agricole. Les pluies s’installent actuellement en Mai au lieu de Mars. Ce qui influe sur l’organisation de l’arrosage des cultures et rend inefficace le calendrier agricole des producteurs.

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Manifestations de la variabilité climatique : Diminution des hauteurs pluviométriques

95,83 % des producteurs maraîchers dans la commune d’Abomey-Calavi  ont révélé que  les hauteurs pluviométriques baissent au fil des ans notamment pendant la période de la grande saison des pluies. De plus, ils évoquent que la quantité d’eau d’arrosage augmente d’année en année bien que la superficie soit invariable. Le niveau de l’eau dans nos retenues d’eau (mares et puits) deviennent de plus en plus bas d’année en année ajoutent-ils.

Manifestations de la variabilité climatique :  Diminution du nombre de jours de pluies

Pour 94,16 % des producteurs maraîchers dans la commune d’ Abomey-Calavi  , le nombre de jours de pluies a baissé surtout ces dernières années. Les pluies se concentrent sur un temps court et du coup, les cultures ne tirent pas profit de toutes les quantités d’eau tombées au cours de la saison pluvieuse. Ceci s’observe vers la fin de la grande saison des pluies ce qui nous oblige à faire le binage et à apporter plus de matières organiques pour faciliter la rétention de l’eau dans le sol durant cette période.

Manifestations de la variabilité climatique : Persistance de la sécheresse pendant la période de la grande saison sèche

Pour 90,83 % des  producteurs maraîchers dans la commune d’Abomey-Calavi  , la sécheresse s’étend sur une période plus longue allant de mi-Novembre à Avril au lieu de Janvier à Mars. Ils ajoutent que cette situation fait accroître les frais d’arrosage et parfois contraint à une main d’œuvre importante pour satisfaire les exigences hydriques des cultures. Nous constatons ces dernières années que nos retenues d’eau tarissent de façon précoce complètent-ils.

Manifestations de la variabilité climatique : Raccourcissement de la durée des saisons des pluies

Pour 74,16 % des producteurs maraîchers dans la commune d’Abomey-Calavi  , la grande saison pluvieuse est  devenue plus courte (3 mois de pluies au lieu de 4 ou 5 mois comme auparavant). Selon eux, elle démarre tardivement ce qui conduit à l’abandon des variétés de cultures à cycle long comme par exemple la culture du sésame ajoute la majorité des producteurs. De plus ils aperçoivent une rupture précoce des pluies à la fin de la petite saison agricole.

Manifestations de la variabilité climatique : Vents violents 

55,83 % des producteurs maraîchers dans la commune d’Abomey-Calavi  ont  signalé  une  manifestation  plus  accrue et fréquente du vent. Ils affirment qu’il y a plus de vents violents ces dernières années et sont généralement enregistrés au début et pendant la  saison  pluvieuse et occasionnent la  verse  des  cultures. Cette situation est très remarquable d’après les producteurs surtout à la phase de tuteurage des cultures. Nous sommes obligés de remplacer à plusieurs reprises ces tuteurs ces dernières années, ce qui n’était pas le cas dans les années antérieures. Ils évoquent également que l’efficience de l’arrosage est faible ces temps-ci sous prétexte que le vent, chargé d’une violence, emporte l’eau d’arrosage au-delà des parcelles. Ces dernières années nous sommes obligés d’arroser 3 à 4 fois par jour pour éviter les stress des cultures à cause de l’évapotranspiration élevé durant cette période, soulignent certains producteurs.

Manifestations de la variabilité climatique : Poches de sécheresse plus nombreuses / Rupture des  pluies  en pleine saison pluvieuse

43,33 % des producteurs maraîchers dans la commune d’Abomey-Calavi  que les ruptures de pluie au cours de la saison sont de plus en plus nombreuses ces  dernières années et ont perturbé l’organisation de l’arrosage. Les pluies utiles permettant de remplacer totalement l’arrosage prévu deviennent de plus en plus rares, selon les dires des producteurs.

  Manifestations de la variabilité climatique : Inondation

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10,83 % des producteurs maraîchers dans la commune d’Abomey-Calavi  observent ces dernières années l’inondation sur leurs sites de productions. le lit de la rivière a débordé et a rendu impossible l’exploitation des parcelles qu’auparavant étaient exploitées pour la production maraichère. De peur de perdre nos productions nous avons préféré exploiter le versant au lieu de la berge qui antérieurement était exploitée, ajoutent-ils.

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Par Marthe MONTCHO le 25/09/2014 à 11:47 Voir l'article

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Le Bénin à l’instar d’autres pays d’Afrique a connu ces dernières années un développement du secteur agricole urbain et périurbain avec l’accroissement des besoins alimentaires à la suite de la forte croissance démographique qui caractérise le pays ces dernières années. La sécurité alimentaire est devenue une question cruciale pour les décideurs. Depuis une dizaine d’année l’agriculture urbaine et périurbaine est reconnue comme enjeu majeur en termes d’approvisionnement des villes, d’emploi, d’activité génératrice de revenus et de gestion de l’environnement mais aussi et surtout en termes de lutte contre l’insécurité alimentaire.

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Le maraîchage, une des principales composantes de l’agriculture urbaine et périurbaine, apparaît aujourd’hui comme une activité d’enjeu de souveraineté alimentaire. Le relèvement de ce défi d’insécurité alimentaire est devenu une priorité au Bénin. Ainsi, le maraîchage s’intègre dans les douze filières prioritaires identifiées et retenues par le gouvernement béninois dans le Plan de Relance du Secteur Agricole et Rural au Bénin (PRSAR). En effet, il emploie environ 4 % de la population active et produit à peu près 15 % de la richesse nationale.  Les cultures maraîchères sont devenues au fil du temps une véritable activité génératrice de revenus au profit de millions de producteurs. Par exemple, les exploitations axées sur le maraîchage seraient porteur de 60.000 emplois directs (Chef d’exploitation maraîchère, salarié et main d’œuvre temporaire) et 2.500 emplois indirects. De plus, les cultures maraîchères rentrent dans l’alimentation quotidienne de presque tous les Béninois. Elles représentent une source alimentaire variée qui complètent bien les besoins des populations béninoises et améliorent leurs rations alimentaires. Cette diversification des habitudes alimentaires et l’extension des centres urbains suscitent une demande de plus en plus croissante en cultures maraîchères.

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