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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 05/05/2015 à 14:36 Voir l'article

Les enfants dans la rue de cotonou

Le lundi 4 mai 2015 a été un jour très spécial pour le peuple béninois. Ce fut la journée de la résistance populaire. Résistance contre l’arbitraire. Résistance contre l’autocratie, la dictature et l’abus du pouvoir. C’est la journée où les éléments de la gendarmerie ont voulu notifier une convocation à l’honorable Candide Azannaï avec plus d’une dizaine d’hommes lourdement armés. Sur les réseaux sociaux, ce sont des messages de mobilisation qui circulaient pour sauver le député. 

Alerte !!! Alerte !!! La maison de Candide Azannaï est actuellement assiégée par une horde d’hommes en uniforme armés jusqu’aux dents. Défenseurs des libertés, rendons-nous tous à Zogbo !

Boni-Yayi-2

Boni Yayi, Président du Bénin

La réaction des populations ne s’est pas fait attendre. Tous les hommes politiques, président de l’Assemblée nationale, ancien président de la République, des députés, des ministres, des sympathisants, des militants, des jeunes femmes et hommes, des étudiants, des enfants et même des personnes de troisième âge se sont portés tous comme un seul homme au chevet du député rebelle.  

Des soulèvements un peu partout. Des routes barrées, la circulation bloquée durant des heures, des pneus brûlés sur les artères principales de la capitale économique,  des camions-citernes brûlés, des émeutes, bref c’était le chaos hier. 

Candide azannaï

He Candide azannaï

Ce qui était à la base cette situation est la plainte du citoyen Boni Yayi contre Azannaï Candide pour certains propos discourtois que ce dernier a tenus à l’endroit du chef de l’Etat pendant la campagne des législatives. Candide Azannaï était l’un des défenseurs du régime du président Boni Yayi il y a quelques années.

Je me rappelle encore de son intervention sur une télévision privée dans l’affaire dite ICC Service. Une des arnaques qui a fait grand bruit. Le peuple béninois a même été privé d’une émission de RFI sur cette affaire. 

Les deux hommes se connaissent. Même si l’auteur, au nom de la paix, a suspendu sa plainte, je demande aux deux hommes d’avoir de la retenue dans leurs propos. Je ne suis ni Azannaï ni Yayi, mais je suis pour la paix. 

Aujourd’hui, c’est le jour de la paix, du calme et de la sérénité. Nous avons manifesté notre mécontentement hier en sortant massivement dans les rues de Cotonou. Avec le même élan patriotique, sortons aujourd’hui pour nettoyer la ville de Cotonou et pour la rendre propre.

Enfants du Bénin, debout !

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 17/04/2015 à 12:41 Voir l'article

chabi yayi

Permettez moi chers lecteurs, de parler de ma position sur la candidature du fils de  notre messi national, du président Boni Yayi. Je voudrais parler du jeune talenteux Chabi Yayi. Je ne le connais ni d’Adan ni d’Eve. Comme tout béninois, il a le droit d’aller aux élections comme tous les fils des anciens présidents.  Quels que soient les résultats de son père, il n’est pas comptable car ce n’est pas lui qui a été élu président de la république.

chabi yayi

Chabi Yayi

Nous sommes d’accord qu’il n’y a pas de génération spontanée en politique. Chabi est entrée en politique comme tous les autres fils des anciens présidents.  Alors permettez moi de poser une question aux béninois   » comment entre t-on en politique au Bénin si l’on dispose des moyens ? » La réponse est connue: il suffit de multiplier quelques actions sociales ( construire quelques écoles, quelques centres de santé) à l’approche des élections dans les localités où on pense qu’on peut se positionner ou alors utiliser les actions publiques pour se faire connaitre. Alors laissez Chabi Yayi tranquille!!. Je n’ai  jamais aimé la manière de Gouverner de son Père , Boni Yayi et je l’ai toujours dénoncé. J’ai suivi l’homme (Chabi Yayi) sur plusieurs radios locales et j’ai constaté qu’il est éloquant et franc. Il est l’exemple palpable de ce que doit être la jeunesse béninoise. L’avenir du Bénin appartient nous, les jeunes y compris Chabi Yayi. Je pense qu’il est temps de laisser ces débats de personnes et de penser aux problèmes réels de notre temps.

Que nous propose Chabi Yayi, le fils prodige ?

Pour Chabi Yayi, un élu du peuple à l’hémicycle  est celui qui écoute sa base, les réunit périodiquement pour écouter leurs préoccupations et ensuite fait des propositions de lois. C’est aussi le candidat qui au cours de sa campagne convainc avec son projet de société.  Pour lui, les  principaux problèmes à résoudre  en  priorités sont :  

  • le système éducatif
  • l’emploi des jeunes
  • le développement des petites et moyennes entreprises
  • la culture
  • l’immobilier
  • les litiges fonciers
  • le code des marchés publics

Alors prononçons nous sur ces priorités qu’il a listé.  Comme l’a dit Aboubakar Takou, l’écrivain, s’il m’avait été donné de choisir un aminal auquel j’allais m’identifier, je prendrais tous les animaux de la brosses sauf l’aigle en dépit de ses grosses ailes royales. Il est lâche. Il ne s’attaque jamais au plus grand. Il ne bondit que sur les plus petits. C’est à cet animal que j’assimile tous les gens qui s’acharnent aujourd’hui contre le jeune Chabi Yayi. Il reste et demeure un porte-flambeau de la jeunesse béninoise. (Ceci m’engage)

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 24/03/2015 à 16:47 Voir l'article

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Le footbal, un rêve, une passion pour les jeunes béninois

Ils sont sont nombreux ces jeunes au Bénin, sur l’ensemble du territoire national qui, chaque week end, se pointent devant leurs postes teléviseurs ou se rendent dans les salles de football pour regarder les championnats européens ( France, Italie, Espagne, Angleterre et Allemagne). Ils sont très heureux de voir les dribles de Messie et les talents de Christiano pour les commenter avec passion dans un débat parfois très houleux. Ils sont prêts à commenter les choix tactiques d’un entraîneur ou contester les décisions des arbitres surtout lorsqu’il s’agit des classico (Réal et Barça). Dans ces débats, vous n’entendrez jamais prononcer le nom de l’équipe nationale. Ils ont oublié qu’il y a chez eux, une fédération de football, une équipe nationale car c’est de la désolation, de l’humiliation et de la honte chaque fois que les écureuils sortent pour jouer.

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Equipe de football sénior du Bénin

Ils sont ces milliers de jeunes béninois qui rêvent de devenir le Drogba ou l’Etoo béninois. Chaque week end, ils sont très heureux de se retrouver autour du foot dans chaque ruelle. Ils s’éfforcent pour rester dans les clubs qui n’ont souvent pas les moyens pour subvenir à leurs besoins. Mais ils y restent en espérant un jour décrocher un contrat qui pouvait leur permettre d’atteindre leur rêve. Mais hélàs !!!!!. La tête du football béninois constitue un handicap pour le rêve de ces jeunes là.

Le football béninois, source de conflit autour des interêts

En effet, depuis de plus de cinq ans, le football béninois est en agonie. Des guerres de personnes n’ont pas permis de définir notre politique en matière de football. Nous n’avons pas une direction technique nationale. Ce qui interesse les dirigeants du football béninois, ce sont leurs interêts. Croyant que les différentes sanctions infligées au bénin par la confédération africaine de football pour faute de trichérie et consorts pourraient permettre aux acteurs du football beninois de s’asseoir pour réfrichir sur le devenir du football mais hélas c’est encore de la division qui règne dans cette famille du football.

Aujourd’hui, nous sommes en présence de plusieurs camps qui s’affrontent pour contrôler la marmite. Le camp des démissionnaires du 20 décembre 2010 à sa tête ATTOLOU. Pour devoir de mémoire, il faut rappeler que le 20 décembre 2010, douze (12) des quinze (15) membres de la fédération béninoise de football ont demisionné. Les trois membres non démissionnaires ont coopté douze autres memebres pour remplacer les démissionnaires sans une nouvelle élection. La légitimité de cette nouvelle équipe est remise en cause par les démissionnaires. C’est partir pour des mois de procès et d’arbitrage de la part de la CAF, de la FIFA et du Tribunal arbitral du Sport (TAS). Ce camp n’ a pu gagné cette bataille. Il est toujours à la touche jusqu’aujourd’hui.

Il y a aussi le camp de ceux qui ont perdu les élections passées c’est à dire le camp des Didavi. Pire encore au sein de l’équipe dirigeante actuelle du football, il y a une division qui ne dit pas son nom. Le ministre du sport s’invite dans la danse. Au cours de la cérémonie de clôture du tournoi d’évaluation des classes-écoles de volleyball à Parakou, il a déclaré qu’ « aujourd’hui notre football est gangrené par la corruption, l’affairisme, les passes droits  et les  trafics d’influence». Les points de presse des uns et des autres s’enchaînent avec de la passion. Pendant ce temps les jeunes sont laissés à leur triste sort.

Le football béninois, un championnat de la rue

Pour finir, on me dira que la fédération organise actuellement un championat de première division mais ce que j’ai vu à la  télévision nationale le dimanche dernier est tout sauf une première division. C’est ce qui fait que les clubs béninois n’arrivent pas affronter les homologues africains. Le résultat est là, triste et amer. La preuve, les clubs AS Police et les Buffles de Borgou sont éliminés au retour des préliminaires des compétitions de la Caf. Je crois que c’est le temps de remettre les pendules à zéro et de repenser au développement de notre football.

Credit photo: http://www.febefoot.net/

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 12/03/2015 à 14:12 Voir l'article

Boni-Yayi-2

Le vingt-cinquième anniversaire de la conférence des Forces vives de la nation de février 1990 est passé inaperçu. Pas de manifestations officielles, pas de sorties officielles d’un parti politique ou d’un mouvement politique. Pas de communiqué de presse du palais. Rares sont encore ces hommes qui se souviennent encore des moments sombres de notre pays avant cette conférence historique. Un événement qui nous a permis de quitter le système dictatorial pour se relancer sur le chemin de l’Adogocratie, pardon sur le chemin de la démocratie. Aujourd’hui on a oublié ce que les martyrs ont vécu.

Boni-Yayi-2 (Copier) (Copier)

Tout porte à croire que cette conférence n’a jamais existé. Je dirais même que le temps ne s’y prête guère. Dans la République, ce qu’on observe ce sont les unions ou les alliances contre nature. Des politiciens qui se sont combattus pendant plusieurs années ont décidé subitement de s’allier pour aller aux élections. Faute d’un bon positionnement sur une liste, on décide d’aller sur la liste adverse sans remords. Avec ces comportements, c’est normal qu’on oublie de célébrer l’anniversaire de notre conférence.

C’est le temps

Aujourd’hui, je crois que c’est le temps que l’on fasse le bilan de notre pratique démocratique. C’est le temps de se pencher sur les questions sérieuses qui engagent la vie de la nation. C’est le temps d’une nouvelle conférence nationale qui jettera les bases de notre développement. Il faut cesser la navigation à vue dans la gestion politique. C’est le temps d’une nouvelle conférence qui définira le cap. C’est le temps où nous devons nous asseoir toutes tendances confondues pour définir les nouvelles priorités dans les secteurs vitaux de notre pays comme l’éducation, la santé, l’économie, l’agriculture…

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 02/02/2015 à 16:55 Voir l'article

ozias sounouvou lors de sa déclaration au cours du JT

Cela fait déjà quelques semaines que le  journaliste Ozias Sounouvou a fait sa déclaration pour interpeller en direct le chef de l’Etat sur la liberté de presse au Bénin notamment sur la chaîne de télévision nationale. Ce n’est plus un secret pour personne que la télévision nationale du Bénin est devenue la propriété des mouvanciers. Un journal d’une heure est principalement consacré aux marches de soutien au président de la République et aux messes : messe de remerciement, messe d’action de grâces sans oublier les audiences au palais de la Marina.

ozias sounouvou lors de sa déclaration au cours du JT

Ozias Sounouvou lors de sa déclaration au cours du JT

La majorité de la population béninoise a acheté des décodeurs pour regarder les nouvelles d’ailleurs. Depuis plusieurs mois, aucun vrai débat contradictoire sur cette chaîne. Nous sommes inondés chaque jour par les mêmes images, les mêmes personnes évoluant dans des lieux différents. L’appel de Osias a été applaudi et salué par ceux qui cherchent la différence. Ceux qui criaient à l’injustice ont crié victoire, car un journaliste a dit tout haut ce qu’eux dénonçaient.

Bien sûr, après cette déclaration ou cette impertinence ( j’emploie le mot utilisé par Ozias lui-même) le journaliste ne pouvait que déplaire aux responsables de la TV et même des mouvanciers. Je me souviens encore de la déclaration d’un dirigeant de la télévision nationale qui disait que le président n’avait jamais interdit le débat contradictoire sur l’ORTB. Alors qui l’interdit ? Bien sûr, il n’aura pas de réponse à cette question.

Les facebookeurs et les blogueurs se sont intéressés à cette affaire. Sur Facebook, le Hastag #JesuisOziasSOUNOUVOU a fait l’objet de nombreux commentaires en défaveur des autorités de l’ORTB. Dans cette ambiance de grand soutien, une sanction n’était possible.

Mais aujourd’hui, la pression populaire a diminué et les autorités de l’ORTB sont revenues à la charge. Ozias Sounouvou ne figure plus dans la programmation des présentateurs du JT . De même ces confrères du même bord : Prévert Noutéhou lui aussi présentateur du journal, ardent défenseur de la liberté sur l’ORTB et qui s’est montré solidaire d’Ozias Sounouvou a vu son nom retiré de la liste des présentateurs..

Ozias et consorts ont montré le chemin. Ils ont sacrifié leur carrière pour des débats contradictoires sur la chaîne publique béninoise. Ils ont sacrifié leur carrière pour leur idéologie, pour leur vision et pour leur conviction. Il est temps que les jeunes se mobilisent pour défendre la liberté d’expression.

 

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 26/01/2015 à 15:30 Voir l'article

C’est avec une grande joie  que je decouvre ce matin la liste Electorale informatisée provisoire disponible sur le site web du COS-LEPI. Mon nom y figure.  Cette liste comporte  4.541.097 citoyennes et citoyens en âge de voter.

Les membres su COS-LEPI Credit Photo: ortb.info

Les membres su COS-LEPI
Credit Photo: ortb.info

          J’ai même appris que cette liste sera affichée à partir de ce lundi  26 janvier 2015  et prendra  fin le dimanche 15 février 2015.  Cette liste LEIP  sera affichée  dans les villages et quartiers de villes, les citoyens en age de voter  pourront la consulter et éventuellement faire des réclamations.

Comme l’a mentionné un bloggeur toutes les réclamations doivent se faire « physiquement » dans les bureaux de vote où les listes sont affichées. Mais l’une des lagunes de cette opération, c’est que aucune réclamation ne se fait en ligne. Donc les béninois qui sont hors du pays et qui ne peuvent pas revenir au pays dans le delai fixé sont exclus du jeu électoral assez facilement.

Dans ce contexte les éléctions peuvent se tenir dans les délais fixés par la Cour constitutionnelles. En effet, dans sa décision DCC N° 15-001 du vendredi 9 janvier 2015, la cour constitutionnellea donné une injonction Conseil d’orientation et de supervision d’achever  l’actualisation de la liste électorale permanente informatisée le 15 janvier 2015 et publier la liste  électorale informatisée provisoire à partir du 16 janvier 2015. Pour une fois, les choses sont entrain de rentrer dans l’ordre et le plus dur commence sur le terrain politique.

 

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 30/12/2014 à 17:57 Voir l'article

Ce jour, mardi 30 Décembre 2014, le chef de l’état a adressé son message L’ETAT DE LA NATION aux députés à l’assemblée nationale. Devant ma petite télévision, j’ai pu noter que le taux de croissance du Benin, en 2014, est compris entre 5,7% et 6,5%. Cela veut dire nous avons créé de la richesse dans le pays cette année. Mais en économie, dit-on souvent qu’il y a développement que si les richesses créées sont équitablement distribuées. Je me demande si les paysans qui sont dans le Bénin profond ont eu leur part ou bien la bonne dame du marché sent-elle que quelque bouge dans le pays. Le refrain que j’entends tous les jours dans le pays est que le PAYS EST DUR.

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J’ai été vraiment étonné d’entendre ce jour que le niveau des prix des denrées alimentaires est relativement bas avec les performances agricoles. En milieu universitaire, le Farine du manioc communément Gari est un aliment très consommé et accessible aux étudiants. Mais ce produit est devenu un bien de luxe. Il est passé de 150FCFA/Kg à 400FCFA/Kg aujourd’hui. Tout est cher dans le pays.

J’ai pu également noter que le bénin investit des milliards dans les instructeurs routières. La route du développement passe par le développement des routes. Mais tout sait ce qui se passe dans le ministère en charge de ces travaux. Des actes de dénonciation de corruption par les syndicalistes lors des passations des marchés publics sont monnaies courantes dans cette maison

Dans le secteur agricole, la filière coton est au cœur des différentes politiques du gouvernement afin d’améliorer les conditions de vie des cotonculteurs. Mais force est de constater que cette année certains cotonculteurs sont mécontents pour le prix du tonnage du coton fixé en début de la compagne. Ce prix a connu une réduction au palais de la république. Mais au niveau des intrants agricoles, leurs prix ont augmenté à la fin de la saison.

De même le gouvernement a installé une usine de montage de matériel agricole de Ouidah qui sortira dix tracteurs par jour en moyenne. Chaque tracteur, pour 8h de travail, permettra d’emblaver une superficie de 16 ha. Je me demande toujours si les tracteurs fabriqués tiendront compte des types de sols que nous avons dans nos localités.

Une bonne nouvelle pour les paysans. Le Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) est devenu opérationnel en zone rurale avec la prise en charge effective des adhérents dans les formations sanitaires publiques, améliorant ainsi le système de sécurité sociale.

J’ai appris qu’en 2014, le gouvernement a créé 17.000 emplois salariés au profit de la promotion de l’emploi des jeunes dans notre pays avec une projection environ 20 000 emplois en 2015.

Enfin en ce qui concerne les élections, le gouvernement peut se flotter les mains car il a mis à la disposition du COS/LEPI, une somme de milliards huit cent millions (13.800.000.000) de francs CFA. Le président lance un appel à la veille citoyenne afin que le processus électoral arrive à son terme, dans la paix et la concorde de tous les fils et filles de notre pays. Mais les députés acquis à la cause du président sont majoritaires dans le parlement. Je crois que la balle est toujours dans le camp de l’exécutif car le président de la république siffle PIPAN et que ces députés reprennent en cœur PIPAN.

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 26/12/2014 à 15:32 Voir l'article

Depuis quelques semaines, les étudiants de l’université d’Abomey-Calavi sont en grève. Ils disent non à l’arrêté du recteur, qui a porté à 15 000 FCFA les frais de scolarité pour les étudiants n’ayant pas validé leur année et voulant se réinscrire. Ces frais d’inscription, instaurés au début de l’année 2014, doivent aussi être payés par les élèves qui veulent s’inscrire dans un deuxième cursus de front, dans la même année. Pour manifester leur mécontentement, certains responsables d’étudiants ont chassé leur collègue du cours. Ils ont déclenché l’opération Campus Mort. 

campus

Credit photo: http://fr.africatime.com/

Ainsi les forces de l’ordre (police et gendarme) ont pris d’assaut le campus. Ils dispersent les manifestant à cours de matraque, de gaz lacrymogène. Certains d’entre eux lancent des cailloux aux étudiants. Pour riposter les étudiants ont brulé des pneux dans l’enceinte du campus, sur la voie inter état.  On constate avec amertume, des actes de vandalisme au sein du campus.

Dans cette situation délétère qui dure depuis environs quatre semaines, force est de constater que le dispositif sécuritaire s’est renforcé. Aujourd’hui en y faisant un tour j’ai constaté qu’il y a un dispositif militaire impressionnant. Dans chaque coin se trouve un policier ou un gendarme. Les gendarmes sont armés jusqu’aux os. Ils sont assis sous les arbres. Ils sont devant le restaurant U. On les rencontre dans tous les recoins du campus. Des véhicules comportant au moins une douzaine de policiers sont installés dans quelques coins. Au niveau de la faculté des sciences agronomiques, un véhicule est garé là. On dirait que les étudiants béninois sont devenus des membres de BOKO HARAM pour qu’on observe ce dispositif là. Je ne pouvais pas prendre une photo car moi même je suis déjà effrayé.

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 19/12/2014 à 17:49 Voir l'article

Le samedi 13 décembre 2014 à l’hôtel Azalaï de Cotonou, Mme Nadia Nata, chargée de programme gouvernance politique de Initiative de Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) a rencontré certains blogueurs béninois. Ils sont au nombre de sept. Il s’agit de Ganiath Bello, journaliste et bloggeuse sur le journal intime de Ganiath Bello, Agbandou Bakawa, administrateur du réseau Agri4young, Sourou Hervé de Agrobénin, Igor Semevo, promoteur de l’espace café TIC, Agli Sinodobé, le révolutionnaire, l’activiste de la liberté, Bouba et Lawson, deux mondoblogeurs de la saison 4, Stella Fayomi et moi-même, Romuald Djègbenou. Cette séance de travail avait pour objectif d’échanger avec les blogueurs sur l’implication des jeunes dans la participation citoyenne.

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Photo de famille de quelques blogueurs et Nadia Nata

Nadia Nata a présenté son organisation : Osiwa. Cette fondation a pour vocation de soutenir la création de sociétés ouvertes en Afrique de l’Ouest. Son objectif est de promouvoir une gouvernance démocratique inclusive, la transparence et le sens de la responsabilité dans la gestion des institutions, ainsi qu’une citoyenneté active. La fondation a conçu sa stratégie autour de ses trois programmes interdépendants que sont la gouvernance politique, la gouvernance économique et le droit, la justice et les droits humains. Depuis sa création en 2000, Osiwa a financé 1 500 projets innovants au niveau local national et régional.

Lors de cette rencontre, chaque blogueur a fait par de ses centres d’intérêt.Nadia Nata  a présenté le Programme de mobilisation citoyenne pour une participation massive et un suivi actif du processus électoral au Sénégal (2012) dont l’action promeut la préservation de la paix civile par le renforcement de l’ancrage de la démocratie, de l’état de droit et de la bonne gouvernance, et par la consolidation des acquis du système électoral. Après cette présentation, elle a invité les blogueurs à s’organiser en association afin de bénéficier des appuis de son organisation. Pour les blogueurs, c’était une belle rencontre d’échange et de partage.

 
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Par Dans l'univers de la politique au Bénin le 10/11/2014 à 18:06 Voir l'article

La mort a encore frappé. Cette année 2014 a connu la disparition de plusieurs imminentes personnalités qui ont prouvé leurs engagement pour le développement du bénin de différentes manière. Le cas François Mensah pour la presse sportive béninoise est très édifiant sans oublier Réné Dodji pour le monde agricole. Mais aujourd’hui, le peuple béninois pleure encore un de ses fils. Il s’agit s’un homme de presse béninoise, un homme d’église, le père André Quenum. Il était journaliste, directeur de publication du journal hebdomadaire la Croix du Bénin.

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André Quenum

Né au Bénin le 30 novembre 1966, le Père André Quenum a été ordonné prêtre par le pape Jean-Paul II le 3 février 1993. Il a vécu 8 ans aux États-Unis, où il a suivi des études de journalisme (MA en journalisme (1999) et PhD en communication (2004) à l’Université de Duquesne à Pittsburgh) et a enseigné le français. Connu pour son franc parlé, son objectivité, il fait partir des rares hommes en soutanes qui prennent des positions concernant des sujets brulants de l’actualité béninoise.

En écoutant sur la radio Soleil fm, son homélie lors de la messe d’enterrement du défunt François Mensah, il disait ,je cite « Nous faisons nos programmes mais sachez que demain ne vous appartient pas, demain appartient à Dieu » Effectivement demain ne nous appartient pas, c’est l’instant présent qui est à nous et nous devons alors agir en connaissant de cause.

Repose toi en paix que la terre te soit légère