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Par Chaque jour est une vie le 11/08/2015 à 02:12 Voir l'article

En rédigeant ce billet, je ne sais combien de Béninois, au nom du passage à la radiodiffusion numérique annoncé pour le 17 juin 2015, ont remplacé leur bon vieux poste téléviseur par une télévision de dernière génération achetée toute neuve ou d’occasion. Ce que je sais avec certitude, c’est que nous sommes au Bénin; et ici, lorsqu’un changement majeur est annoncé, il y a ceux qui se conforment aux nouvelles règles avant l’échéance prévue et il y a les autres, la grande masse constituée de personnes totalement indifférentes à ce changement, convaincues que la date prévue ne sera tout simplement pas respectée, et visiblement le temps leur donne (encore !) raison.

De quoi s’agit-it concrètement ?

L’histoire commence bien avant, mais retenons que le 16 juin 2006, à l’issue de la Conférence Régionale des Radiocommunications (CRR‑06) à Genève, la République islamique d’Iran et les Etats Membres de la Région 1 (dans le cadre de la gestion des fréquences, l’UIT a scindé le monde en 3 régions; la région 1 est constituée de l’Afrique, l’Europe, la Russie et quelques pays à l’Ouest du Moyen-Orient) de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT)  ont signé un accord ayant valeur de traité concernant la planification du service de radiodiffusion numérique terrestre dans les bandes de fréquences 174‑230 MHz et 470‑862 MHz, en vue de l’adoption du « tout numérique » pour les services de radiodiffusion sonore (radio) et télévisuelle (télévision) de Terre. En effet, l’objectif de cet accord, nommé accord GE06, est de passer de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique: passage prévu en bande UHF (470 – 862 MHz) pour le 17 juin 2015, et en VHF (174 – 230 MHz) pour le 17 juin 2020 [3].

Quel est l’intérêt d’un tel engagement ?

Le passage à la radiodiffusion numérique représente une étape importante vers la mise en place d’une société de l’information moderne et la réduction de la fracture numérique. Le passage de l’analogique au numérique, en anglais digital switchover, est une tendance mondiale imposée par l’essor de la technologie avec ses corollaires sur tous les domaines de la vie courante. S’il est terminé dans les domaines des télécommunications, du traitement et du stockage de l’information, de la musique, de l’image … il est encore en cours dans celui de la télévision et à ses débuts dans le domaine de la radio.

Comparé à l’analogique, le numérique présente les avantages ci-après (non exhaustif):

  • facilement et fidèlement reproductible: un signal numérique est une suite de ’0′ et ’1′ ;
  • plus robuste aux perturbations: il est plus facile de détecter et de corriger les erreurs dues aux interférences et autres perturbations ;
  • facilité de traitement et de compression des données.

Une telle transition permettrait donc entre autres:

  1. d’offrir une meilleure expérience audiovisuelle au téléspectateur grâce à une meilleure qualité de l’image et du son;
  2. de transporter plus de chaines télévisées et de diversifier davantage les contenus;
  3. d’atteindre plus de populations grâce à une zone de couverture plus large qu’en analogique;
  4. de diversifier les canaux de transport des contenus télévisés aux populations grâce aux réseaux de communication haut débit (xDSL, FTTx, 3G, 4G, LTE, …);
  5. d’optimiser l’utilisation du spectre de fréquences: en analogique, une fréquence ne peut diffuser qu’une et une seule chaine ; en numérique, plusieurs programmes TV peuvent être combinés pour être diffusés sur une seule fréquence : l’ensemble de ces chaines combinées forment ce que l’on appelle un multiplex ;
  6. de dégager de nouveaux spectres de fréquences pour l’arrivée de nouveaux services, ce qui implique l’octroi de nouvelles licences d’exploitation et l’entrée d’argent frais dans les caisses de l’État.

Chaine de transmission TV analogique terrestre.

 

Mise en œuvre de la transition vers le numérique

Le passage au tout numérique implique d’abord et surtout des choix politiques. S’il s’inscrit dans un cadre international, il est avant tout le fruit d’une stratégie nationale pouvant se décliner en:

  • choix techniques à effectuer: la technologie constitue le socle de l’ensemble du système;
  • cadres réglementaire et législatif à élaborer afin de l’adapter aux exigences et potentialités offertes par le numérique;
  • modes de financement à préparer: ce changement nécessite des coûts significatifs mais peut générer des recettes potentielles plus importantes (permet par exemple de libérer des fréquences, source de nouvelles attributions de License pour de nouveaux services).
  • enjeu culturel: contenus plus variés et services de type nouveau.

Ainsi, un diagnostic préalable de la situation existante dans le pays doit être effectué afin de dresser une description complète de l’existant : infrastructures et services existants, couverture actuelle du territoire, taux de pénétration des services de radiodiffusion, etc. Chaque Etat se doit d’élaborer un document national de « stratégie de migration de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique » en considérant les recommandations de l’UIT, celles de l’UAT (Union Africaine des Télécommunications), et l’accord GE06. Ce document pourrait être utile au Comité National de Transition chargé du pilotage du passage au numérique de la radiodiffusion.

Normes de diffusion

Dans le cadre d’un changement majeur d’envergure nationale voire internationale pareille, le choix de la norme s’avère capitale et doit être fait au plus tôt puis validé juridiquement (loi, décret, …) car il détermine l’ensemble du processus et conditionne le marché.

Dans le cas d’espèce, la principale famille de normes utilisée est  DVB (Digital Video Broadcasting). Elle comporte la norme DVB-T (qui se décline en deux variantes) et la norme DVB-T2: la seconde génération de la norme DVB-T. Les pays qui ont très tôt abordé la transition vers le numérique ont utilisé la toute première version DVB-T/MPEG2. Ensuite, est apparue la DVB-T/MPEG4 utilisée depuis 2006. Elle optimise le débit et surtout facilite la diffusion de programmes en Haute Définition (HD) sans avoir à changer de matériel.

DVB-T2/MPEG4 est la plus récente norme de la famille DVB. Les équipements compatibles sont plus chers mais elle permet une meilleure flexibilité de planification tout en améliorant l’occupation du spectre de fréquences. Des pays comme la Russie, le Ghana et le Kenya ont adopté DVB-T2 [1].

La normalisation en janvier 2013 du High Efficiency Video Coding (HEVC ou H.265) permet désormais d’augmenter de 50 % la capacité d’un multiplex DVB-T2. Des expériences sont en cours çà et là mais son déploiement à grande échelle ne démarrera dans l’idéal qu’en 2016, objectivement d’ici 2020.

A titre comparatif, avec la norme de compression MPEG 4, un multiplex DVB-T diffuse 3 chaînes HD ou 10 chaînes SD tandis qu’un multiplex DVB-T2 diffuse 4 à 5 chaînes HD ou 15 chaînes SD. Comme nous pouvons le constater, il n’y a pas de différence significative entre la capacité d’un multiplex DVB-T/MPEG4 et celle d’un multiplex DVB-T2/MPEG4. A priori, l’on pourrait être tenté de porter le choix sur le DVB-T/MPEG4 mais le choix le plus judicieux aujourd’hui serait d’adopter directement la norme DVB-T2/MPEG4 même si cela induit un surcoût financier pour la population de téléviseurs en service nécessitant un décodeur (ce qui n’est pas le cas avec DVB-T/MPEG4). La raison en est simple : déployer DVB-T2 maintenant facilitera le déploiement du HEVC dans quelques années, contrairement à DVB-T.

Stratégies de migration

Deux stratégies de mise en place du réseau numérique sont envisageables:

  • la diffusion simultanée des programmes en analogique et en numérique: le réseau numérique est installé progressivement et cohabite en parallèle au réseau analogique existant jusqu’à sa disparition. Cette période de cohabitation est appelée « simulcast ». Cette option peut avoir des conséquences économiques importantes car il s’agit là de financer deux réseaux en même temps ;
  • l’ouverture du service numérique suivi immédiatement de l’extinction du service analogique: elle nécessite le déploiement intégral du nouveau réseau avant l’extinction du réseau analogique. Elle est plus simple à mettre en œuvre mais exige une préparation détaillée.

Instances nationales de coordination

Plusieurs acteurs et groupes d’acteurs sont à désigner pour la bonne réussite du vaste projet de transition vers la radiodiffusion numérique. Il s’agit entre autres:

  1. du Comité National de Transition (CNT): chargé de fixer les grandes lignes du projet, il est composé des représentants des différentes administrations (ministères de la Communication, des Télécommunications, mais aussi de l’économie et des Finances), des Autorités de régulation (audiovisuel et télécommunications) et des autres acteurs concernés (chaînes publiques, chaînes privées). Il est souhaitable qu’il soit directement placé sous les plus hautes autorités de l’Etat ;
  2. du Comité de Pilotage Opérationnel (CPO): lorsque la feuille de route stratégique est établie et dument validée par les autorités compétentes, le projet est ensuite géré par un Comité spécial qui, comme l’indique son nom, est chargé de mettre en œuvre les mesures nécessaires à l’extinction de la diffusion analogique et au passage au tout numérique ;
  3. des Autorités de régulation de l’audiovisuel et des télécoms: ARCEP, HAAC, …
  4. d’autres instances telles que la Société Civile et les Associations de Consommateurs.

Quelques cas de migration vers la TNT en Afrique.

En France, la télévision numérique terrestre (TNT) a définitivement remplacé la diffusion analogique sur l’ensemble du territoire le 30 novembre 2011 [1]. En Afrique, le Ghana est un exemple de transition en cours. Début 2014 déjà, une liste de téléviseurs et récepteurs homologués a été publiée sur le site web dédié à la transition vers le numérique [5].  Quelques chaines telles que Multi TV et GTV émettent exclusivement en numérique, tandis que d’autres, à l’instar de MetroTV, Utv et  GBC émettent aussi bien en analogique qu’en numérique. Le pays prévoit pour février 2016 le basculement total à la radiodiffusion numérique [5].

Au Kénya, les choses sont bien plus en avance. Faut dire que le pays s’y est pris depuis 2007 par la mise en place d’une taskforce chargée d’élaborer les recommandations et la feuille de route pour une migration réussie, lesquelles recommandations ont été adoptées dès l’année suivante. Au moins deux sociétés de diffusion sont présentes dans le pays depuis 2011 [6]. Après une bataille juridique en 2014, la transition numérique suit son cours et les derniers émetteurs analogiques devraient cesser de fonctionner définitivement très bientôt [6]. La Namibie, l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Rwanda et Ile Maurice ont quant à eux achevé leur processus de migration depuis et ne diffusent désormais que des chaines numériques [8].

Où en sommes-nous au Bénin ?

En bref, le processus est en cours depuis quelques années dans notre pays mais le chemin à parcourir est encore long. Une politique de législation de la TNT a été adoptée au parlement le 12 août 2014: il s’agit de la loi n° 2014-22 relative à la radiodiffusion numérique en République du Bénin [9].

De plus, une consultation restreinte a été effectuée cette année par le Conseil des Ministres pour la mise en place de la TNT au Bénin. Les offres ont été analysées et le verdict se fait encore attendre. De même, des études sont également en cours pour la mise en place de la société de diffusion qui se chargera de distribuer les chaines par bouquet une fois l’infrastructure TNT rendue opérationnelle.

En attendant, sachez d’ores et déjà que ce sont les normes de diffusion DVB-T2 et de compression MPEG4 qui seront utilisées: pour ceux qui prévoient changer leur poste téléviseur très bientôt, rechercher un téléviseur doté d’un décodeur TNT DVB-T2 MPEG4 serait le meilleur choix à effectuer. Un site web dédié au passage à la radiodiffusion numérique a été mis en ligne (visualiser ici). Vivement qu’une liste officielle de terminaux homologués soit publiée incessamment afin d’orienter les populations et les aider à effectuer dès maintenant des choix conformes aux normes retenues pour le futur déploiement de la TNT au Bénin.

Documentation et recommandations

  1. Guide pratique passage au numérique en Afrique Sub-Saharienne: http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/guides/GuideTNT-FR.pdf
  2. «La télévision en Afrique Subsaharienne, une histoire contrastée»: http://www.inaglobal.fr/television/article/la-television-en-afrique-subsaharienne-une-histoire-contrastee-8306
  3.  Actes finals de la CRR-06 : http://www.itu.int/pub/R-ACT-RRC/fr
  4. «Recommandations pratiques pour le passage au numérique»: http://www.gsma.com/spectrum/wp-content/uploads/2013/02/DSO_Guide_online_FRENCH.pdf
  5. Site web dédié à la transition numérique au Ghana: http://www.nca.org.gh/72/45/Digital-Switchover-Project.html
  6. Site web dédié à la transition numérique au Kénya: http://digitalkenya.go.ke
  7. http://www.ortb.bj/index.php/parametres-de-reception
  8. Etat de la transition vers la radiodiffusion télévisuelle numérique terrestre: http://www.itu.int/en/ITU-D/Spectrum-Broadcasting/Pages/DSO/Default.aspx
  9. Site web dédié au passage à la radiodiffusion numérique au Bénin: http://www.televisionnumerique.bj/
 
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Par Chaque jour est une vie le 29/03/2015 à 21:42 Voir l'article

Cette année encore, la quatrième consécutive, la NASA organise l’International Space Apps Challenge, une compétition dont le but principal est de développer des solutions open-source permettant d’améliorer la vie tant sur la Terre que dans l’espace. Le principe est simple: 48 heures durant, chaque organisateur local de l’événement met ses locaux à la disposition des participants qui se réunissent en groupes pour fusionner leurs talents, connaissances et compétences en vue de donner vie à leur projet qui sera soumis (à la fin de ces deux jours de travaux) à l’appréciation  d’un jury spécial mis en place pour la circonstance.

Pour le compte de cette édition 2015 qui se tiendra les 11 et 12 avril prochain, environ 25 challenges ont été prédéfinis par la NASA puis regroupés en quatre grandes catégories à savoir: le cosmos, la Terre, les Hommes, et la robotique (voir aperçu en cliquant ici). Libre aux participants de travailler sur un de ces challenges prédéfinis ou de créer le leur s’ils le souhaitent; il leur suffit alors de laisser libre cours à leur sens de l’imagination mais aussi et surtout de réfléchir à résoudre un problème lié à la vie humaine en général ou un problème lié au vécu quotidien. En général, et il s’agit d’ailleurs d’une recommandation des organisateurs, les équipes peuvent commencer à travailler sur leur projet bien avant la date de la compétition. Ainsi, les détails préliminaires, les ressources humaines, matérielles et logicielles nécessaires à la réalisation de ce projet peuvent être étudiées avant le jour J. Pas moins de 140 villes organisatrices locales sont actuellement déclarées sur le site officiel de l’événement pour cette 4ème édition. Le 1er Space Apps Challenge, lancé en 2012 s’était déroulé dans une vingtaine de villes à travers le monde; en 2013, elles étaient plus de 80 à y participer et enfin, en 2014 environ la centaine. C’est donc clair, la mayonnaise SpaceApps (diminutif d’International Space Apps Challenge) a pris et le concept intéresse de plus en plus.

Participant challenger en 2013 puis en 2014, j’ai décidé de changer de posture cette année: je serai juste contributeur durant cette édition 2015. Je ne suis donc membre d’aucune équipe, je visiterai toutes les équipes et apporterai ma modeste contribution aux projets en compétition. Comme les deux éditions antérieures, c’est encore EtriLabs qui abritera le SpaceApps Cotonou 2015. L’an dernier, j’ai travaillé avec Mathias HOUNGBO, un camarade de classe (Master Ingénierie Informatique et Réseaux 2010-2012) devenu un ami et un compagnon, un ainé de qui j’apprends beaucoup. Ensemble, nous avons réalisé une de ses plus vielles idées enfouies dans sa tête si normale d’apparence mais immense et tellement profonde quand on s’y introduit. Le projet, nous l’avons baptisé « mïyon » (électricité en langues locales fon et goun, deux dialectes parlés au Bénin). Il s’agit d’une application capable de vous informer de la présence ou non de l’énergie électrique dans une zone comme un quartier de ville ou un arrondissement ou à une échelle plus restreinte et plus précise telle que votre maison. En frontend, une application SMS et une plateforme web permettent de vous informer en temps réel, en backend, un système composé d’une sonde (un vieux téléphone Nokia N-Gage S60 dans notre cas) branchée à une prise électrique. Sur la sonde, nous avons installé un programme que nous avons écrit en Python et qui se charge d’envoyer un SMS à un numéro spécifique (appelé passerelle SMS) lorsqu’il y a changement d’état à l’entrée de la prise électrique. Ainsi, en cas de coupure d’électricité, une alerte SMS est envoyée à la passerelle SMS (le numéro spécifique configuré dans le programme installé sur la sonde). Cette passerelle permet de mettre à jour la page web qui comporte une carte avec des points donnant l’état (présence ou absence) de l’énergie électrique dans une zone et d’envoyer (au choix) un autre SMS au propriétaire de la sonde. Une meilleure description ainsi que le code dudit projet sont disponibles ici. Grâce à cette application, vous pourriez savoir, juste via un SMS ou une page web, s’il y a l’électricité ou pas chez vous à la maison. Mathias et moi comptons bien achever ce projet et nous nous y attèlerons.

Et voilà, je m’en arrête là en t’invitant, très cher lecteur, à faire un tour à Etrilabs les 11 et 12 avril 2015 pour aussi apporter ta contribution aux projets qui seront en compétition. Je te promets, on y vit des moments indescriptibles, il faut absolument les vivre pour comprendre.

A très bientôt, en espérant te voir parmi les participants!

« Savez-vous quelle est la plus grande et la meilleure compétitiion? Votre propre vie. Il n’y a rien de plus grand.Et vous n’en avez qu’une à votre disposition » -  Andrew Williams.

« Competition is the whetstone of talent. »

Senam BEHETON lançant le SpaceApps Challenge 2014.

Senam BEHETON discutant avec les participants au SpaceApps 2014.

Le Community Manager d’EtriLabs présentant les catégories de challenges du Space Apps Challenge 2014

Yazid expliquant le concept du projet de son équipe aux participants.

Yazid expliquant le concept du projet de son équipe aux participants.

 

Travail en équipe pour le projet mïyon

Une équipe concurrente.

Eléisson et Roland au SpaceApps Challenge 2013.

Test de mïyon avec le fameux Nokia N-Gage S60 (la sonde) en mains.

L’équipe du projet mïyon

 
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Par Chaque jour est une vie le 01/01/2015 à 00:54 Voir l'article

Chers amis,
Mes très chers lecteurs du jour et ceux de toujours,
A l’instant où je vous écris, croyez-moi sur parole, malgré les sept (je dis bien 7!) sources d’horloge que j’ai à ma disposition, je peine à me résoudre à l’idée que nous sommes effectivement le 31 décembre 2014. Non pas que je me suis laissé surprendre par le temps, ni que je n’ai pas pu atteindre les objectifs que je me suis fixé pour cette année 2014; bien au contraire, je vous le dis avec certitude absolue, à la date du mardi 02 décembre, j’ai atteint à 100% mes objectifs pour cette année qui s’achève.
Et lorsque je fais une rétrospective de l’année 2014 en mode FWx16 (souvenirs souvenirs! il fut un temps où pour avancer dans les films qu’on suivait sur lecteur cassette VHS ou lecteur DVD, on se servait à volonté de la fameuse touche FW), je me rends à l’évidence que j’ai bel et bien vécu les 365 jours que compte une année.
Le plus remarquable de ce film est que sur le plan professionnel, le début et la fin sont en opposition de phase. En effet, je dois admettre que j’ai démarré 2014 avec l’ennui, la routine commençait sérieusement à peser lourd sur moi. Fort heureusement, depuis deux mois, je suis à nouveau dans le chalenge permanent et quotidien dans un domaine que je découvre bien que faisant partie des télécoms et qui commence à me passionner tout autant que le domaine dans lequel j’exerçais précédemment: la transmission. Et je vous assure, je prends mon pied super grave. Comment pouvait-il en être autrement pour moi, Yazid, qui tombe dans une équipe composée d’une bande de dégénérés au sommet de leur art. Et si vous prenez « dégénérés » au sens littéral du terme, c’est que vous êtes passés presque à côté ;-) . Chers collègues, voyez à travers ces quelques lignes à votre endroit, la reconnaissance de ce que vous êtes à n’en point douter la meilleure chose qui me soit arrivée en 2014. Votre professionnalisme et votre sens méthodique de travail m’ont toujours séduit; et à présent que je fais partie de l’équipe, votre sens hautement élevé de l’humour que j’ai découvert dès le premier jour de mon arrivée, me séduit au même titre que les deux précédentes qualités.
J’ai aussi fait de belles rencontres tout au long de ces douze derniers mois. Et de toutes les nouvelles personnes que j’ai eu la chance de connaitre, il y en a une qui m’a le plus marqué: une femme extraordinaire, intelligente et remarquable. Le fait qu’elle étudie les télécoms en est peut-être pour quelque chose dans ce degré d’estime et de considération que j’ai pour elle, mais soit, peu importe! Je t’admire énormément ma chère.
2014 s’en va! Pour moi, le bilan global est positif et je me réjouis particulièrement d’avoir pu réalisé tout ce que j’avais prévu, grâce à DIEU et grâce aux hommes. 2015 est à nos portes. Mes objectifs sont déjà fixés, le cap est donné au navire et contre vents et marrés, j’avancerai incha Allah! L’essentiel est de se fixer des objectifs SMART, c-à-d Spécifiques, Mesurables, Accessibles, Réalisables (Réalistes!) et Temporels (définis clairement dans le temps) et de ne pas de prêter de manière hasardeuse à l’exercice. Bon, c’est vrai qu’il y en a toujours qui le font juste pour la forme et rien de plus. Tant mieux, pour peu qu’ils soient convaincus qu’ils avancent, aucun souci, move forward!
Sur ce, mes chers amis, je nous souhaite une excellente année 2015, une santé inoxidable, un océan de succès et 365 jours de pur bonheur.
Merci 2014, Vive 2015!
Happy new year …

 

26!

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Par Chaque jour est une vie le 07/12/2014 à 00:16 Voir l'article

Source: staticflickr.com

Samedi 06 décembre 2014, jour ordinaire pour une date extraordinaire !

Eh oui, aujourd’hui j’ai soufflé mes 26 bougies. Que le temps passe si vite!

Cette année, je n’ai pas passé d’examen de certification le jour de mon anniversaire comme l’an dernier; j’ai plutôt passé ma journée au bureau, avec mes nouveaux collègues: des gens formidables et super cool que je côtoie depuis un mois maintenant. Avec eux, j’ai partagé un instant de communion autour de quelques friands et puis chacun a continué son travail tout simplement. Aucun d’eux ne s’imagine certainement que travailler avec eux est la meilleure chose qui me soit arrivée durant ces 365 derniers jours et j’en suis particulièrement fier et ému.

Il y a aussi eu beaucoup d’autres merveilleuses choses et des expériences riches et variées tout au long de cette année, mais je présenterai tout ça en détail dans un futur billet, celui qui marquera mon bilan de 2014 et dressera mes objectifs pour l’année à venir.

Bon, je vous laisse, sinon Mme va se fâcher! :-)

 
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Par Chaque jour est une vie le 20/11/2014 à 23:43 Voir l'article

Comme annoncé quelques semaines plus tôt, la deuxième édition de la fête du logiciel libre, en anglais, Software Freedom Day (#SFD), s’est effectivement tenue le samedi 20 septembre 2014 à la salle VIP de la CCIB à Cotonou. J’y étais aussi! Et la première remarque décevante que je fis est que ce sont les mêmes visages que l’on retrouve toujours à ce genre de rencontres. La faute incomberait-elle aux organisateurs qui ne communiquent pas assez, bien au delà du cercle des personnes prêtes à sacrifier de leur week-end pour une activité associative dans le secteur des TIC à Cotonou? Ou alors serait-ce la faute à la communauté qui ne s’implique pas davantage dans ce type d’événements? Ou peut-être même que cette communauté ne mesure pas l’importance de son implication dans le fonctionnement des TIC au Bénin? J’essayerai une tentative de réponse dans un futur billet.

Prévue pour commencer à 08h 00, le Software Freedom Day version Bénin  a effectivement été mis sur orbite à 10 heures par l’allocution de Pierre DANDJINOU qui, d’entrée de jeu, posa à l’ensemble de la quarantaine de participants deux questions essentielles :

  1. qu’est-ce qui nous pousse à aller vers le libre?
  2. pourquoi sacrifier son samedi pour venir parler de libre?

Ces deux questions sont assez profondes et visent en réalité à mesurer le degré de motivation des participants à cette journée de célébration du logiciel libre.

En effet, le SFD est une fête célébrée à l’échelle mondiale pour rendre hommage aux Logiciels Libres et Ouverts (Open Source) et éduquer le public sur les avantages de leur utilisation dans l’éducation, l’administration publique, en entreprise, à la maison ou dans le business. Elle se tient le troisième samedi du mois de septembre de chaque année. L’organisation à but non lucratif Digital Freedom International  (aka SFI) coordonne la préparation de cette fête au plan mondial. Pour en savoir davantage sur le SFD, vous pouvez cliquer ici. Pour ceux qui n’éprouvent pas un certain désamour pour la langue de Shakespear et qui désirent connaitre la genèse de cette fête comémorative du libre, vous serez servis ici.

Au cours de cette matinée de célébration, les participants ont eu droit à cinq communications à savoir:

  1. « Le libre, définition, avantages et usages » présenté par THON GBENOU Nicholas ;
  2. « La sécurité avec les logiciels libres » présenté par Jacques HOUNGBO ;
  3. « Business model des Sociétés de Services de logiciels Libres et Open source »  par Kossi AMESSINOU ;
  4. « Raisons du retard dans le déploiement d’IPv6 en Afrique », Alfred AROUNA ;
  5. « Modèle de fonctionnement d’ICANN » présenté par Yaovi ATOHOUN.

Ces présentations ont par la suite suscité beaucoup de questions pertinentes qui ont, dans la plupart des cas, débouché sur des débats de fond, preuve que la thématique du « libre » est d’une importance élevée, surtout dans un pays comme le nôtre. Des remarques pertinentes, il y en a également eu de la part de quelques intervenants. C’est le cas par exemple de Franck KOUYAMI  dont le parcours dans l’univers du libre est tout aussi impressionnant que le physique et le style oratoire de cet homme.

L’après-midi, j’ai été essentiellement marqué par la présentation de nos amis du fablab Lomé qui ont conçu la première imprimante 3D africaine baptisée Wafat; preuve, s’il en fallait une, qu’avec le libre, on peut réaliser des choses inimaginables. Les présentations sont disponibles ici et quelques photos sont déposées .

« Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées ». George Bernard Shaw

« Une technologie propriétaire est un gaspillage financier. Beaucoup d’institutions se sont retrouvées enfermées des dizaines d’années dans des technologies propriétaires par inattention. Dépassé un certain stade, ce choix originel devient tellement enraciné que les alternatives sont systématiquement ignorées, quels que soient leurs bénéfices potentiels. C’est un gaspillage de l’argent public que beaucoup d’organismes publics ne peuvent plus se permettre ». Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la société numérique, discours à l’Openforum Europe, 10 juin 2010.

 
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Par Chaque jour est une vie le 04/08/2014 à 19:18 Voir l'article

Le samedi 02 aout 2014, s’est tenue au restaurant « Saveurs du Bénin », la deuxième rencontre #Cafétic, une initiative du Café des TICs: espace de coworking au Bénin. J’y étais; et pour ce que j’ai vu, je ne regrette point de d’être venu à Cotonou rien que pour ça.

CaféTIC se veut d’être « un moment de rencontre conviviale mensuelle où des passionnés des TICs (Internautes, geeks, blogueurs, entrepreneurs etc) échangent avec un invité sur un sujet en relation avec les TICs et/ou l’entrepreneuriat dans un cadre décontracté ». Aucune compétence spécifique n’est requise pour y participer (il suffit juste d’être un acteur ou un passionné des TIC), ce sont des moments d’échanges ouverts à tous, un tremplin propice au développement du secteur des tics au Bénin.

Le thème retenu pour cet acte 2 de #CaféTIC était « MTN APPS CHALLENGE 2014: tout savoir« . Un panel de quatre invités venus de MTN ont animé la séance qui débuta à 15 heures 30 et prit fin à 18 heures 00. Pour gérer le timing et coordonner les interventions, Tiburce CHAFFA assura efficacement le rôle de modérateur. Ce fut donc l’occasion pour la quarantaine de participants à cette rencontre, d’échanger avec le staff de MTN sur le concours de développement d’applications et de contenu local dénommé « MTN APPS CHALLENGE » d’une part, et sur les avantages du service « MTN Mobile Money«  pour les développeurs et sites marchands du Bénin de l’autre.

Mobile Money est un moyen pratique, sécurisant et facile pour envoyer de l’argent en utilisant un téléphone portable doté d’une puce MTN. Il peut être utilisé comme un moyen de paiement simple et pratique et permet entre autres de transférer de l’argent plus facilement et plus rapidement, à tout moment, sans se déplacer. Le service est offert par MTN en partenariat avec des banques de la place.  Mobile money suscitta beaucoup d’engouements de la part des développeurs présents dans la salle puisqu’ils ont posé de nombreuses questions et préoccupations spécifiques liées à son utilisation dans les produits et services tiers qu’ils développent. Si MTN Bénin a reconnu qu’un API public n’est pas disponible pour les développeurs béninois, l’entreprise, à travers ses employés venus animer caféTIC, rassure sur son entière disponibilité à collaborer étroitement avec toute personne travaillant sur un projet précis et ayant besoin d’accompagnement particulier au sujet de l’interfaçage du Mobile Money avec son application.

Le second volet de cette recontre concernait MTN apps challenge. Il convient de retenir que cette comptition a suscité 391 candidatures venues de la communauté des développeurs béninois. 291 d’entre elles ont été éliminées dans une première phase de présélection. Les candidats encore en lice ont passé la deuxième phase et 25 ont été retenus pour la suite. Ils sont actuellement en formation et au terme de la compétition, la première du genre au Bénin, cinq candidats seront sélectionnés comme vainqueurs du challenge et un « prix spécial » sera également décerné.

C’est ainsi que prit fin, autour d’une bonne tasse de café et de bissap (au choix) et dans une ambiance bon enfant, cette deuxième rencontre caféTIC au restaurant saveurs du Bénin. Pour rappel, le restaurant saveurs du Bénin est situé sur la droite, après le carrefour Cossi, en allant à l’étoile rouge.

Photo de famille des participants à CaféTIC – acte2

 
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Par Chaque jour est une vie le 02/08/2014 à 16:48 Voir l'article

De gauche à droite: Majka Rafal (maillot blanc à pois de « meilleur grimpeur »), Thibaut Pinot (maillot blanc de « meilleur jeune »), Vincenzo Nibali (maillot jaune de « leader du classement général ») et Peter Sagan (maillot vert de « meilleur sprinteur ») de ce Tour de France 2014
Source: http://media.rtl.fr

Et voilà, le Tour de France 2014 a connu son épilogue dimanche dernier avec la suprématie incontestable de Vincenzo Nibali.

La 101ème édition de ce mythique tour cycliste, troisième évènement sportif le plus regardé dans le monde après le mondial de football et les JO d’été, en a encore mis plein la vue à tous ces millions de téléspectateurs qui ont suivi les 21 étapes de la compétition. S’il est clair que les records d’audience enregistrés durant une coupe du monde de football dépassent de très loin ceux que peuvent engendrer la Grande Boucle (second nom du Tour de France), il n’en demeure pas moins que cette dernière attire bien plus de spectateurs. Tenez! D’après les chiffres officiels de la FIFA, les 64 matchs du mondial 2010 ont été suivis en direct dans les stades par 3 170 856 personnes, soit une moyenne de 49 670 spectateurs par rencontre alors que le nombre de passionnés et curieux présents sur le bord des routes du tour 2010 avoisinaient les 15 000 000 de spectateurs pour les 21 étapes. En 2013, ils étaient près de 12 millions. Évidemment, le spectacle ici est entièrement gratuit: pas de stade, pas de billet d’entrée pour admirer les champions du vélo.

Lorsque je découvris le Tour de France en 2003, j’en fus aussitôt séduit. La raison en est simple: le vélo et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis mon enfance. Je devais avoir à peu près deux ans lorsque j’obtins mon premier vélo, un tricycle naturellement. Au fil des années, des vélos j’en aurai eu de plusieurs modèles et de couleurs variées: du noir au vert, en passant par du bleu, du rouge et même du multicolore. Un calcul rapide basé sur de mémorables souvenirs que je garde de mes nombreuses escapades et aventures à bicyclette m’affiche au compteur une dizaine de joujoux toutes catégories confondues: BMX, hybrides, VTT, … Comprenez donc qu’il est tout simplement impossible pour moi de ne pas ressentir des sensations particulières lorsqu’on me parle de vélo. Et lorsqu’il s’agit du Tour de France, le mythique Tour de France, je vous garantis que là c’est carrément une forte montée d’adrénaline et une métamorphose complète qui s’opèrent en moi.

Le Tour de France, c’est d’abord et avant tout une course à vélo longue de quelques milliers de kilomètres à laquelle participent plusieurs dizaines de coureurs professionnels répartis en une dizaine d’équipes. Le parcours est désormais réparti en 21 étapes faites de pleines, pavés, montagnes, de routes sinueuses et accidentées, à raison d’une étape par jour, soit trois belles semaines de régal et de suspens: 21 jours de courses et deux jours de repos (le 1er en début de deuxième semaine et le second au début de la troisième semaine). La compétition a lieu tous les ans au cours du mois de juillet. Cette année, ils étaient 198 coureurs (répartis en 22 équipes de 9 coureurs chacune) à prendre départ de Leeds en Angleterre le 05 juillet et seulement 164 d’entre eux ont pu franchir la ligne d’arrivée à Paris le 27 juillet, sur la splendide Avenue des Champs Elysées, après avoir parcouru les 3664 Kilomètres prévus pour cette édition. Mais le Tour, c’est bien plus qu’une affaire de vélo; c’est une véritable salade russe, tout un mélange savamment orchestré par Christian Prudhomme, l’actuel Directeur du Tour de France.

Si cette épreuve est à n’en point douter la plus prestigieuse compétition cycliste au monde, c’est qu’au delà des coureurs, il y a incontestablement bien d’autres choses qui fascinent et qui suscitent beaucoup de plaisir, d’émotion, de compassion, d’admiration et de respect. Les cris des spectateurs dressés par centaines au bord des routes tout au long du parcours de chaque étape, les paysages splendides que l’on découvre au fil des heures, la verdure qui s’étend à perte de vue, les champs rendant hommage aux coureurs et au tour à travers des sculptures et décorations conçues et réalisées par des agriculteurs plus que passionnés, des bâtiments et joyaux architecturaux vieux de plusieurs centaines d’années, certains datant même de l’époque du moyen âge … Et pour admirer tout ceci en direct et dans une ambiance super excitante et sans égal, des commentateurs chevronnés et rompus à la tâche: Thierry Adam dans le rôle de journaliste principal, accompagné de  Laurent Jalabert, prestigieux consultant émérite, Jean-Paul Ollivier (surnommé « Paulo la science », il a couvert son 40ème Tour de France, le dernier pour lui étant donné qu’il prend sa retraite à la fin de l’année 2014) le grand historien du Tour qui nous enseigne l’histoire des villes parcourues, celle des monuments, sites historiques et autres lieux restés gravés dans les annales de l’histoire. Et pour recueillir en live les impressions, points de vue et autres analyses des directeurs sportifs et des accompagnateurs (en voiture), mais aussi pour mieux informer les téléspectateurs sur le déroulement de la course et l’ambiance dans le peloton, il y a Nicolas Geay et Cédric Vasseur qui couvrent l’évènement depuis des motos sur lesquelles ils sont assis à l’arrière. Enfin, deux hélicoptères permettent de découvrir le Tour autrement en offrant un visuel sur le paysage et le patrimoine architectural des régions traversées; c’est en quelque sorte le Tour « vu d’en haut ».

Des moments forts, il y en a eu tout au long de ces trois semaines de course.  Et c’est Mark Cavendish qui ouvrit le bal par sa fracassante chute lors du sprint final de la 1ère étape. Obsédé à l’idée de décrocher une victoire à domicile, il prit d’énormes risques qui se soldèrent malheureusement par un abandon pur et simple. Il ne se présenta pas sur la ligne de départ le lendemain matin. La 5ème étape fut très certainement la plus spectaculaire, puisque marquée par des conditions climatiques particulièrement difficiles avec 13 Km de secteurs pavés au programme; sacrée galère oui :-P ! C’est au cours de cette rude étape que le principal favori de cette édition, vainqueur de l’édition 2013, le Britannique Chris Froome, fut contraint à l’abandon au Km 83 après deux chûtes et une blessure au bras droit. C’est également durant cette étape que Nibali creusa davantage, si ce n’est définitivement, l’écart entre lui et tous ses principaux rivaux dont Alberto Contador. Justement, Contador, deuxième grand favori de ce Tour, fut à son tour contraint à l’abandon après sa terrible chute qui se solda par une fracture du tibia, c’était lors de la 10ème étape, entre Mulhouse et La Planche des Belles Filles. Cette belle victoire en solitaire de Blel Kadri lors de la 8ème étape fut également un moment fantastique.

Assez écrit! Je m’en arrête là. Pour ceux qui veulent en savoir davantage, Google est mon ami dit-on; il vous dira tout.

 
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Par Chaque jour est une vie le 02/07/2014 à 16:48 Voir l'article

De gauche à droite: Majka Rafal (maillot blanc à pois de « meilleur grimpeur »), Thibaut Pinot (maillot blanc de « meilleur jeune »), Vincenzo Nibali (maillot jaune de « leader du classement général ») et Peter Sagan (maillot vert de « meilleur sprinteur ») de ce Tour de France 2014
Source: http://media.rtl.fr

Et voilà, le Tour de France 2014 a connu son épilogue dimanche dernier avec la suprématie incontestable de Vincenzo Nibali.

La 101ème édition de ce mythique tour cycliste, troisième évènement sportif le plus regardé dans le monde après le mondial de football et les JO d’été, en a encore mis plein la vue à tous ces millions de téléspectateurs qui ont suivi les 21 étapes de la compétition. S’il est clair que les records d’audience enregistrés durant une coupe du monde de football dépassent de très loin ceux que peuvent engendrer la Grande Boucle (second nom du Tour de France), il n’en demeure pas moins que cette dernière attire bien plus de spectateurs. Tenez! D’après les chiffres officiels de la FIFA, les 64 matchs du mondial 2010 ont été suivis en direct dans les stades par 3 170 856 personnes, soit une moyenne de 49 670 spectateurs par rencontre alors que le nombre de passionnés et curieux présents sur le bord des routes du tour 2010 avoisinaient les 15 000 000 de spectateurs pour les 21 étapes. En 2013, ils étaient près de 12 millions. Évidemment, le spectacle ici est entièrement gratuit: pas de stade, pas de billet d’entrée pour admirer les champions du vélo.

Lorsque je découvris le Tour de France en 2003, j’en fus aussitôt séduit. La raison en est simple: le vélo et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis mon enfance. Je devais avoir à peu près deux ans lorsque j’obtins mon premier vélo, un tricycle naturellement. Au fil des années, des vélos j’en aurai eu de plusieurs modèles et de couleurs variées: du noir au vert, en passant par du bleu, du rouge et même du multicolore. Un calcul rapide basé sur de mémorables souvenirs que je garde de mes nombreuses escapades et aventures à bicyclette m’affiche au compteur une dizaine de joujoux toutes catégories confondues: BMX, hybrides, VTT, … Comprenez donc qu’il est tout simplement impossible pour moi de ne pas ressentir des sensations particulières lorsqu’on me parle de vélo. Et lorsqu’il s’agit du Tour de France, le mythique Tour de France, je vous garantis que là c’est carrément une forte montée d’adrénaline et une métamorphose complète qui s’opèrent en moi.

Le Tour de France, c’est d’abord et avant tout une course à vélo longue de quelques milliers de kilomètres à laquelle participent plusieurs dizaines de coureurs professionnels répartis en une dizaine d’équipes. Le parcours est désormais réparti en 21 étapes faites de pleines, pavés, montagnes, de routes sinueuses et accidentées, à raison d’une étape par jour, soit trois belles semaines de régal et de suspens: 21 jours de courses et deux jours de repos (le 1er en début de deuxième semaine et le second au début de la troisième semaine). La compétition a lieu tous les ans au cours du mois de juillet. Cette année, ils étaient 198 coureurs (répartis en 22 équipes de 9 coureurs chacune) à prendre départ de Leeds en Angleterre le 05 juillet et seulement 164 d’entre eux ont pu franchir la ligne d’arrivée à Paris le 27 juillet, sur la splendide Avenue des Champs Elysées, après avoir parcouru les 3664 Kilomètres prévus pour cette édition. Mais le Tour, c’est bien plus qu’une affaire de vélo; c’est une véritable salade russe, tout un mélange savamment orchestré par Christian Prudhomme, l’actuel Directeur du Tour de France.

Si cette épreuve est à n’en point douter la plus prestigieuse compétition cycliste au monde, c’est qu’au delà des coureurs, il y a incontestablement bien d’autres choses qui fascinent et qui suscitent beaucoup de plaisir, d’émotion, de compassion, d’admiration et de respect. Les cris des spectateurs dressés par centaines au bord des routes tout au long du parcours de chaque étape, les paysages splendides que l’on découvre au fil des heures, la verdure qui s’étend à perte de vue, les champs rendant hommage aux coureurs et au tour à travers des sculptures et décorations conçues et réalisées par des agriculteurs plus que passionnés, des bâtiments et joyaux architecturaux vieux de plusieurs centaines d’années, certains datant même de l’époque du moyen âge … Et pour admirer tout ceci en direct et dans une ambiance super excitante et sans égal, des commentateurs chevronnés et rompus à la tâche: Thierry Adam dans le rôle de journaliste principal, accompagné de  Laurent Jalabert, prestigieux consultant émérite, Jean-Paul Ollivier (surnommé « Paulo la science », il a couvert son 40ème Tour de France, le dernier pour lui étant donné qu’il prend sa retraite à la fin de l’année 2014) le grand historien du Tour qui nous enseigne l’histoire des villes parcourues, celle des monuments, sites historiques et autres lieux restés gravés dans les annales de l’histoire. Et pour recueillir en live les impressions, points de vue et autres analyses des directeurs sportifs et des accompagnateurs (en voiture), mais aussi pour mieux informer les téléspectateurs sur le déroulement de la course et l’ambiance dans le peloton, il y a Nicolas Geay et Cédric Vasseur qui couvrent l’évènement depuis des motos sur lesquelles ils sont assis à l’arrière. Enfin, deux hélicoptères permettent de découvrir le Tour autrement en offrant un visuel sur le paysage et le patrimoine architectural des régions traversées; c’est en quelque sorte le Tour « vu d’en haut ».

Des moments forts, il y en a eu tout au long de ces trois semaines de course.  Et c’est Mark Cavendish qui ouvrit le bal par sa fracassante chute lors du sprint final de la 1ère étape. Obsédé à l’idée de décrocher une victoire à domicile, il prit d’énormes risques qui se soldèrent malheureusement par un abandon pur et simple. Il ne se présenta pas sur la ligne de départ le lendemain matin. La 5ème étape fut très certainement la plus spectaculaire, puisque marquée par des conditions climatiques particulièrement difficiles avec 13 Km de secteurs pavés au programme; sacrée galère oui :-P ! C’est au cours de cette rude étape que le principal favori de cette édition, vainqueur de l’édition 2013, le Britannique Chris Froome, fut contraint à l’abandon au Km 83 après deux chûtes et une blessure au bras droit. C’est également durant cette étape que Nibali creusa davantage, si ce n’est définitivement, l’écart entre lui et tous ses principaux rivaux dont Alberto Contador. Justement, Contador, deuxième grand favori de ce Tour, fut à son tour contraint à l’abandon après sa terrible chute qui se solda par une fracture du tibia, c’était lors de la 10ème étape, entre Mulhouse et La Planche des Belles Filles. Cette belle victoire en solitaire de Blel Kadri lors de la 8ème étape fut également un moment fantastique.

Assez écrit! Je m’en arrête là. Pour ceux qui veulent en savoir davantage, Google est mon ami dit-on; il vous dira tout.

 
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Par Chaque jour est une vie le 08/05/2014 à 10:44 Voir l'article

C’est par une forte pluie que débuta la journée du mardi 06 mai 2014. Mais comme je ne suis pas vraiment de nature à annuler un rendez-vous à cause d’une pluie, j’ai dû braver cette dernière pour me rendre à l’atelier. Je ne dispose pas encore d’une voiture, rallier le Novotel ne fut alors pas une partie de plaisir : 12 kilomètres de route sous une pluie battante, ce n’est pas la messe à faire… ni la mer à boire non plus d’ailleurs! En une demi-heure de trajet environ, j’arrivai à destination : il sonnait 08h 50’. Le tiers des participants n’était pas encore là et des discussions informelles dirigées par un panel de 4 modérateurs étaient en cours.

Le programme de cette seconde journée était plutôt léger, aussi léger qu’un boxeur de la catégorie « poids mouche ». Le combat se déroula donc vite, très vite si bien qu’en deux temps trois mouvements, nous parvînmes à la cérémonie de clôture à 13 heures 30. Le match se déroula en deux rounds : d’abord, un exposé multi-parties sur les cas de mécanismes de résolution des litiges en Tanzanie, en Egypte, au Kenya et les procédures définies pour le .ng (ccTLD du Nigéria) ; ensuite, une table ronde sur les meilleures pratiques dans la résolution des litiges a été tenue sous l’égide de Mouhamet DIOP.

En somme, il convient de retenir qu’au Kenya, un collège de trois arbitres est mis en place par les parties en litige en vue du règlement du différend qui les oppose. Je ne pu m’empêcher de me remémorer ce brillant exposé de droit informatique sur le cybertribunal qui s’appuie sur le cyberarbitrage et la cybermédiation pour offrir des services de nature juridique pour la prévention et la résolution des conflits survenant dans le cyberespace, exposé que je fis avec mon ami Ulrich Larios en 4ème  année de Télécommunications.

Au Nigéria, la Nigerian Internet Registration Association (NIRA – le registre qui gère le .ng) s’est doté d’un ensemble de procédures claires et précises d’attribution et de gestion des noms de domaines dans leur ccTLD. Elle a également constitué un groupe d’experts qui a défini une politique de résolution de conflits, laquelle politique sert de référence dans le règlement des différends. Elle est périodiquement révisée par le groupe d’experts pour des mises à jour. Dans les pays  qui ne disposent pas encore d’un arsenal juridique de résolution des litiges liés aux noms de domaines (Bénin, Cameroun, Sénégal, etc.), ce sont généralement les tribunaux qui constituent le dernier recours lorsque les processus de médiation ou d’arbitrage échouent. Cependant, il est important que ces pays se dotent de stratégies claires et précises dans le but d’assurer une certaine cohérence dans la gestion de leurs registres respectifs et de mettre en confiance leurs investisseurs et les entités exerçant dans le secteur (registraires par exemples).

En définitive, cinq recommandations et actions fortes ont été proposées au terme de ces deux jours d’atelier :

  1. un engagement plus important vis-à-vis des organisations de protection de marque déposée et de la propriété intellectuelle sur le continent africain ;
  2. des séances de formation sur les mécanismes de résolution de conflits à travers tout le continent ;
  3. une meilleure collaboration entre les registres (registry), les registraires (registrars) et les organisations de protection de marque déposée et de la propriété intellectuelle afin de gérer plus efficacement les différends liés aux noms de domaines ;
  4. la nécessité d’améliorer la compréhension des droits et lois régissant le domaine de la propriété intellectuelle et des marques déposées au sein de la corporation juridique dans nos pays africains ;
  5. enfin, le besoin d’accroitre les compétences et le savoir-faire dans le domaine de la propriété intellectuelle et des marques déposées sur l’ensemble du continent africain.

« Vous ne pourrez évoluer à moins d’essayer d’accomplir quelque chose au-delà de ce que vous avez déjà réalisé. » Ralph Waldo Emerson.

De gauche à droite: Grégoire, Chames-Dine, Kossi, Marius, Vivien, Yazid et Akim

 

 
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Par Chaque jour est une vie le 06/05/2014 à 13:24 Voir l'article

 

Pour deux jours, l’ICANN s’est donné comme challenge de réunir à Cotonou un panel de haut niveau pour discuter des noms de domaines, des marques déposées et de la protection des droits des utilisateurs en Afrique. Et pour réussir brillamment cette épreuve, l’ICANN a vu les choses en grand et n’a laissé sur aucun détail, vraiment; je n’en veux pour preuve que la sélection des participants.

ICANN est l’acronyme de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers. En gros, il s’agit d’une organisation privée internationale multi-partie qui gère les ressources Internet dans l’intérêt du public. Elle est surtout connue pour son rôle de coordination du Système de noms de domaines (DNS pour les plus avertis d’entre vous) sur Internet. Les non-initiés pourront toujours « googler », mais sachez déjà que DNS est le service qui s’occupe de la résolution de noms (site web par exemple) en adresse IP exploitable par les ordinateurs. En fait, contrairement aux humains qui se retrouvent mieux avec les noms plutôt qu’avec une série de chiffres (pour identifier une personne), les ordinateurs eux, ne jurent que par des adresses et se foutent presque pas mal des noms; disons qu’ils n’en n’ont plus rien à cirer dès qu’ils obtiennent l’adresse auprès d’un serveur DNS justement. Le DNS est donc assimilable à un annuaire téléphonique, à la différence qu’il ne gère pas les numéros de téléphone mais des adresses IP de serveurs auxquels on attribue un ou plusieurs noms plus simples à mémoriser par le commun des mortels. En guise d’exemple, lorsque vous tapez dans votre navigateur web www.google.com, votre ordinateur ira d’abord interroger son serveur DNS pour obtenir l’adresse IP de l’ordinateur www.google.com et le DNS lui répondra 173.194.34.80 (entre autres). C’est cette adresse que votre ordinateur utilisera pour afficher sur votre écran le moteur de recherche Google. La pseudo-leçon sur le DNS passée, revenons à l’essentiel, le fameux atelier.

Deux Vice Présidents d’ICANN : Pierre DANDJINOU et David OLIVE, respectivement VP Afrique et VP Policy Development Support General Manage, ainsi que 80 participants venus de 25 pays d’Afrique étaient présents au démarrage de cet atelier au Novotel Orisha de Cotonou. Je représentais « Igbanet », une association d’utilisateurs de la place. C’est ma troisième participation à un événement qui se déroule en ce lieu : mon baptême remonte à septembre 2011 lorsque je participais à la rencontre INET de Cotonou organisée par l’ICANN. La deuxième fois était plus chaude et bien plus motivante: quatre jours d’intense formation sur la gestion des ressources Internet et le protocole IPv6, organisée par AfriNIC en featuring avec Isocel Télécoms, fin août 2013. Putain, c’était vraiment le pied cette formation! Pour cet atelier, et conformément au programme établi, le Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication était à l’heure et procéda à l’ouverture officielle de ces deux jours de discussion et d’échanges à 8h 40′. Je ne sais pas pour les autres ministres de ma chère république mais lui me surprend par sa ponctualité. Je ne savais pas que le Bénin avait son Paul KAGAME, faut dire que je l’ai longtemps cherché sans jamais pouvoir le trouver. La première fois, je me suis dit : « mon gars laisse, on connait ce truc de nouveau là, tu finiras par faire comme les autres d’ici quelques temps avec leur soit-disant emploi du temps très chargé et tout le baratin qu’on nous sert  habituellement pour justifier le retard d’un Ministre de la République à un événement pourtant marqué dans son agenda depuis plusieurs jours et dont seuls les chantres de la médiocrité connaissent le secret ». Faut peut-être penser que ce temps là n’est pas encore venu car j’ai déjà assisté à cinq événements qu’il devait lancer et il a toujours été ponctuel, très ponctuel. En tout cas, tonton Komi, je te dis un grand bravo pour cette ponctualité et le dynamisme que tu insuffles au quotidien dans la machine TIC au Bénin, mais si tu peux aller encore plus vite, ce serait super bien ;-) , ton prédécesseur battait des records extraordinaires en termes de retard et de lenteur que nous avons beaucoup de miles à rattraper à présent :-( .

Le discours concis et précis du Ministre fut très apprécié : j’ai fait mon petit sondage d’opinion auprès de quelques participants. Pierre DANDJINOU fit par la suite une présentation de la situation globale actuelle des noms de domaines et de la gestion des problèmes liés aux marques déposées en Afrique dans un contexte actuel marqué par l’introduction des nouveaux gTLD. Cette allocution présentait en fait l’objectif principal de l’atelier : réunir autour d’une table les gestionnaires de ccTLD (les personnes qui gèrent les noms de domaines .bj, .ng, .tz, .mw, etc.), les registrars, les praticiens du droit, en particulier de la propriété intellectuelle et enfin les utilisateurs, dans le but de discuter des difficultés et problèmes dans la gestion des noms de domaine et des marques déposées, mais aussi et surtout de partager et de découvrir ce qui se fait ailleurs sur le continent en matière de gestion de noms de domaines et de règlements de différends liés aux marques déposées. En bref, plusieurs expériences enrichissantes existent malgré les difficultés. Le Nigéria et le Kénia en sont des exemples concrets et une règlementation claire existe en la matière dans ces pays. En Namibie également, le Ministère du Commerce, via son service de protection de la propriété intellectuelle, a implémenté un certain nombre de règles et de mécanismes permettant de mieux gérer les différends en matière de conflits liés aux marques déposées et aux noms de domaines.

L’un des instants marquants de cette première journée fut le moment où le Malien Mouhamet DIOP proposa qu’une résolution soit prise au terme de ces deux jours de discussion pour la mise en place d’un comité de l’ICANN chargé de dialoguer avec l’OAPI (l’Organisation Africaine de la Propriété intellectuelle) afin de réfléchir plus efficacement aux problèmes et litiges liés aux marques déposées dans l’attribution et la gestion des noms de domaines. Un autre fait marquant de cette première journée fut lorsque j’appris que sur les 1930 demandes reçues par ICANN dans le cadre du processus d’attribution des nouveaux gTLD, seulement 17 provenaient de l’Afrique. « Les problèmes sont ailleurs » me confia un voisin à cet instant précis. Plusieurs autres présentations et discussions ont été faites, de la présentation du protocole Whois au système de validation des marques, en passant par la résolution de litiges vue par les utilisateurs, le Trademark Clearinghouse et les stratégies pour protéger les marques déposées et les noms de domaines. Petite anecdote, ma pauvre vielle machine Gateway (ceux qui savent savent!) a dépanné l’après-midi. En effet, j’ai dû rendre mon ordinateur sous Linux Fédora en point d’accès pour permettre aux participants de continuer à jouir de la connexion Wi-Fi; ça fait plaisir de savoir qu’on sert quand même à quelque chose.

Pour joindre l’utile à l’agréable, un dîner de gala riche en couleurs fut offert par ICANN aux participants à l’hotel Azalaï de la plage. Vivement demain donc !

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge »,  Winston CHURCHILL.

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements », Charles DARWIN.

 

Dîner de gala à Azalaï hotel en compagnie de mes collègues du ccTLD .bj